VERSANT DU PACIFIQUE
VIII. Aria ona. — Sur ce territoire découpé dans la /zone aride on ne rencontre pas une ville de 10.000 lm- Ibitants.
Le climat est en général sec. La neige s’accumule parfois sur les montagnes qui dépassent 1500 mètres. 'Sur les plateaux, les étés sont étouffants ; mais, à quelque distance dans les vallées bien protégées et sur les Ibords des rivières, on trouve des climats locaux que les 'voyageurs déclarent délicieux. En général, on peut dire que l’Àrizona appartient à un climat continental et extrême.
IX. Nevada. — Les villes de la région, Virginià-City ■ et Carson-City, ne sont guère que des bourgades : elles
sont bâties au milieu des montagnes et des rochers.
X. Washington. — Bien que le climat soit rude sur les hauteurs, cette contrée est des plus salubres et une de celles où s’acclimatent le mieux les Anglo-Saxons.
XL Oregon. — Le climat est pluvieux dans la zone côtière, de novembre à avril ; il tombe peu de neige et les orages sont rares. Dans les vallées boisées la température est douce : ■+• H°,7 pour la moyenne de l’année, -+- 20° pour celle de l’été et + 4° pour celle de l’hiver.
Portlandest une ville de commerce ainsi que Oregon- City ; mais la capitale, Salem, est une cité gracieuse, construite au milieu d’une prairie parsemée de bouquets d'arbres.
XII. Californie. — « Bar les avantages de son climat égal et tempéré, la Californie, de toutes les contrées nord-américaines, paraît le mieux convenir au séjour de l’homme ». (Ë. Reclus).
Sacramento, la capitale, est bâtie sur un terrain bas, au conlluent de deux cours d’eau. Mariposa se remplit pendant la saison d’été de touristes qui vont visiter la vallée du Yosémite.
ÉTATS-UNIS
San Francisco s’étend sur plus de cent kilomètres carrés. Malgré le voisinage des marais salants et des bas-fonds palustres, elle jouit d’un climat sain, toujours tempéré. On n’y endure pas de ces journées accablantes comme cela arrive sur les bords de l’Atlantique, ni de ces froids sibériens qui régnent dans l’est. Le mois le plus chaud est le mois de septembre ; la température peut exceptionnellement monter à 38°. Le gel et la neige sont presque inconnus. Toute l’année le soleil brille dans un ciel parfaitement bleu ; la température est rafraîchie par la brise de mer qui s’élève vers les dernières heures du malin et tombe avec le crépuscule. Malheureusement cette brise, en passant à travers les collines de sable, soulève des tourbillons de poussière qui viennent s’abattre dans les rues de la ville.
M. Ed. Cotteau fait, à propos du climat de San Francisco, les remarques suivantes qui méritent d’ètre enregistrées : « Le climat de San Francisco est fort singulier : contrairement à ce qui se passe dans 1 hémisphère nord, l’été est la saison la plus froide. Une brise glaciale venant du nord-ouest ne cesse de souffler pendant les mois de juin, juillet et août. Alors il ne pleut jamais, pas plus qu’en septembre et octobre. Durant ces deux derniers mois, la température s’élève sensiblement. Toutefois, chaque soir, le vent du nord sou!ilea\ec foice. Il serait imprudent de sortir alors sans être chaudement vêtu. A partir de la mi-novembre, les pluies commencent à tomber pour ne cesser définitivement qu’au mois de mai. C'est, au dire des habitants, la saison la plus agréable de l’année. Le vent du nord a cessé de souffler; une brise constante venant du sud échauffe l'atmosphère et entretient une température égale, m trop chaude ni trop froide. Ce singulier climat est du reMe particulier à la ville de San f rancisco. De 1 autre coté