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IX. — Vera-Cruz

L’élal de Vera-Cruz occupe, le long du golfe du Mexique, loute la région des terres chaudes et une partie des ferres tempérées.

Jalapa égrène ses larges maisons basses sur le penchant du volcan éteint de Màcuiltepec. Ses rues régulières serpentent au milieu des jardins. « De ses magnifiques avenues se déroule un paysage grandiose, d un côté sur les forêts touffues des monts que dominent les sommets de la haute cordillère, du pic d Oribaza au Cofre de Perote, de l’autre sur les prairies et les vagues, sur la vallée serpentine du rio San-Juan, bordée de fabriques et de moulins, et, vers 1 orient lointain, sui le liseré des dunes qui longent la mer sans bornes b. (E. Reclus). C’est une des villes les plus saines du Mexique ; des sources -chaudes et froides, salines et sulfureuses, s’épanchent en grand nombre dans ses environs. Elle est célèbre dans le monde entier par son exportation de la racine du liseron (ipomea purga) dont on fait le jalap.

Quinze kilomètres au sud de Jalapa, Coatepec est un lieu de villégiature fréquenté; mais les bourgades qui s’étagent plus bas, vers la cèle, sont visitées par la fièvre jau ne.

Cordoba, à 890 mètres d'altitude, a un climat humide et les fièvres y sont endémiques. Oribaza, a l-iO mètres d’altitude, est également trop humide.

Au milieu de campagnes arides et sablonneuses ou bien couvertes de marécages, s’élèvent les maisons de Vera-Cruz. La température moyenne de l’année y est de 2Î)° ; le mois le plus frais est le mois de janvier avec

RÉGION SUD-OCCIDESTALK

une température moyenne de 21°, 2, et le mois le plus chaud le mois déniai avec une température moyenne 27°, 8. C’est une ville très insalubre et en été son séjour est particulièrement dangereux, car alors sévit la fièvre jaune. « II n’y a guère à la Vera-Cruz, écrit A. de Valois, que les Indiens qui soient bien portants. Tous les Européens et môme beaucoup de Mexicains de l’intérieur ont un visage livide et une démarche lente comme de convalescents. Le climat de ce pays est épouvantable. 11 tue comme un poison des Borgia. Jamais je n ai ressenti une chaleur plus étou liante, respiré un air plus lourd, plus malfaisant que sur celle plage horrible ».

Le village de Medellin est un lieu de villégiature pour les habitants de Vera-Cruz qui viennent s’v baigner dans le courant de la rivière Atoyac. Le petit port de Tlacoltapam est surtout célèbre par ses moustiques. Au milieu de jardins et de plantations de tabac qui leur font comme une ceinture de verdure et qui les séparent des savanes et des marais environnants, San-Andrès Tuxtla et Santiago Tuxtla se mirent dans un lac d’une beauté merveilleuse, le lac de Catemaeo, qu’entourent des peu les boisées.

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