V. — Honduras
Sur le littoral, le climat est chaud et insalubre ; les côtes de l’Atlantique surtout sont malsaines à cause de la grande humidité qu’apportent les vents alizés. Dans ces régions, la température moyenne oscille entre 21° et 28'1 ; pourtant en décembre et en janvier, quand souillent les vents du nord, le thermomètre peut descendre a 16° ou 17°.
Sur les plateaux et dans les hautes vallées, le 'Climat devient tempéré : la moyenne de la température y est de 20° et les mois d’hiver sont assez frais pour que les indigènes se plaignent réellement du froid.
En général, le climat des villes du littoral est funeste aux Européens. Puerto-Cortes est peu fréquentée ; Progreso et Truxillo sont décimées par les lièvres et ne comptent que quelques centaines d’habitants sédentaires.
Au contraire, le pays d’Olancho est un véritable paradis, au climat très sain. Les départements de Comayagua et de La Paz sont également salubres. La ville de Camayagua est bâtie à 610 mètres d’altitude, Esperanza à 1 .585 mètres.
Le bassin du lleuve Choluteca qui coule vers le Pacifique, est la région du Honduras la plus peuplée. C’est la que se trouve Tegucigalpa, la capitale de la république,
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bà lie en amphithéâtre au pied d’une montagne es- 5 carpée.
Tl existe des sources minérales très estimées à Nacaome ; mais l’ardeur du climat en éloigne les ma- j lades.
VJ. — Nicaragua.
La région orientale du Nicaragua est la plus humide et la moins salubre. Il y pleut de mai en janvier ; il fait généralement beau en lévrier, mars et avril. Les plus fortes pluies tombent en juillet et août et alors il devient dangereux à tous les points de vue de se hasarder dans les régions marécageuses.
La région médiane est surtout composée de savanes où errent les troupeaux. Quant à la zone des plaines lacustres et du littoral de la mer du sud,c est une contrée fertile et heureuse.
Léon, la principale cité de la République, est située dans une plaine d’une merveilleuse fécondité, bien alimentée d’eaux pures. Dans les environs, tout autour des volcans, s’épanchent des sources thermales que l’on n’a pas encore utilisées.
Managua, la capitale, est bâtie sur une hauteur qui domine le lac du même nom. Un peu plus au sud, Granada domine le lac de Nicaragua. Masaya et sa voivine la gracieuse Nindiri sont enfouies au milieu des jardins. Rivas est également une cité gracieuse, aux
rues bordées de haies de cactus.
Le port de San Juan del Norle dont les maisons se cachent au milieu des arbres et des fleurs, est une des villes les moins insalubres du littoral, malgré les marais qui l’environnent.