PETITES ANTILLES
est célèbre par son doux climat, ses villas entourées de palmiers, son lier horizon de montagnes bleues.
La Dominique est une terre fort élevée, aux âpres montagnes couvertes de forêts, ruisselantes de torrents. Museau, sa capitule, n’est plus qu’une bourgade déchue, à la base du morne Diablotin.
Sainte-Lucie renferme de vastes forêts où rampent des serpents venimeux. Kl le est relativement salubre malgré l’humidité de son climat.
Saint-Vincent a également un bon climat. Sa capitale, Kingstown, se compose de trois rues parallèles à la mer et à la base des monts.
Dans le petit archipel des Grenadines, Grenade est une île aussi gracieuse que malsaine où abondent les sources et les torrents.
IL Guadeloupe. — Haute et boisée, l’île est fraîche ou froide dans la montagne; mais sur la cote pèse un ciel lourd et humide dont la moyenne thermométrique oscille autour de 20°. Outre ce climat torride, elle a encore pour ennemis la fièvre jaune, la malaria, l’anémie tropicale, les typhons, les tremblements de terre.
Le chef-lieu politique de la Guadeloupe est Basse-Terre, bien située, sous le vent de l’ile. La chaleur, spécialement du côté des rivages, y est élevée. Sur les hauteurs voisines, a 700 mètres d’altitude, entre deux ravines, est le sanatorium de Saint-Claude. De plus, le torrent des « Gains chauds », descendu de la Soufrière, alimente un établissement thermal situé «à huit kilomètres de la ville.
Pointe-à-Pitre est la ville la plus populeuse de l’île. Des plantations d’eucalyptus la défendent contre les émanations des marécages voisins. La moyenne de la température y est d’environ 20° ; elle monte rarement au-dessus de 35° et ne descend pas au-dessous de 17°.
ANTILLES
f.a Guadeloupe a parmi ses dépendances : la Désirade. volcanique, abrupte, qui porte une léproserie dans sa partie orientale; Marie-Galante, île ronde, sans torrents pérennes, ici sèche, là marécageuse; Les Saintes, cinq Ilots desséchés dont on a fait la citadelle et le sanatorium de la Guadeloupe.
III. Martinique. — Le climat, vrai climat marin, est chaud, mais supportable. Le thermomètre s’élève jusqu’à 32° et ne s’abaisse guère au-dessous de 20° sur le littoral. Du reste, les variations thermométriques sont peu marquées, et, dans le courant d’une année, c’est à peine si l'on constate entre les températures extrêmes une différence de 12 à 14 degrés. Dans une même journée, cette différence peut osciller entre 9 degrés comme maximum et 2 degrés comme minimum.
Les vents alizés qui régnent pendant la plus grande partie de l’année, modèrent la chaleur du jour. Le vent se lève vers neuf heures du malin, prend toute sa force vers deux heures de l’après-midi pour tomber à cinq heures.
Les saisons sont peu marquées à la Martinique. I,a saison fraîche dure de décembre à février; la saison sèche, appelée « carême », vient après, pendant les mois de mars et d’avril ; la saison des pluies commence, on réalité, en mai et en juin, qui sont les mois où il tombe le plus d’eau et où la température est la plus élevée. Du 13 juillet au 15 octobre, c’est encore la saison des pluies qui, à ce moment, prend le irom d’hivernage. C’est pendant celle dernière saison que les cyclones font leur apparition.
Fort-de-France, la capitale de File, a des rues tirées au cordeau : suivant leur direction, les unes sont agréablement rafraîchies par la brise qui souffle du nord-est, les autres accumulent une chaleur ûcre. La ville a de