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VI. — Rio-de-Jàneiro

L’élat de Rio de Janeiro occupe une zone de transition : par ses pentes supérieures il appartient a la zone des plateaux tempérés, et à la zone tropicale par scs

VERSANT DU l'ARANA

plaines basses, ses marais, le delta du Parahyba. Ce n'est pas une région salubre: il y a trop de marécages, trop de ruisseaux vaseux dans la partie voisine du littoral. I .es. sommets et les pentes des montagnes, bien exposés aux vents du large, sont plus salubres.

Rio-de- Janeiro est bûtie sur une baie, sous un ciel étincelant d’où tombe une chaleur lourde et humide, car l’air qui pèse sur la ville et la vaste serre chaude environnante ne se renouvelle pas assez fréquemment. La moyenne annuelle de la température y est d'environ 23° ; mais, si le thermomètre ne descend pas au-dessous de 10°, il peut monter à 39°. Le paludisme et la tuberculose exercent de grands ravages dans la ville. La fièvre jaune y fait aussi de fréquentes et terribles apparitions. Pour éviter le fléau, les habitants se réfugient dans l’air pur des montagnes, à Petropolis, à Tberezopolis et Nova Friburgo. Petropolis présente une grande différence de température avec Rio-de-Janeiro : les matinées y sont chaudes et délicieuses, mais les nuits sont fraîches et humides.

VIL — Versant du Pavana.

Dans cette région les contrastes saisonniers sont prononcés. En hiver, le thermomètre descend au-dessous de zéro et il n’est pas rare de voir tomber de la neige. Dans les carnpos ou plaines de l’intérieur, les gelées sont redoutables et l’on voit souvent les champs couverts de givre, surtout de mai en .septembre. Dans la serra ou montagne, les écarts de température sont moins prononcés. Le littoral appartient encore en grande partie à la zone torride.

Juiz de Fora est bâtie à 700 mètres d’altitude, dans

BRÉSIL

un cirque qu’environnent des collines n pentes douces. , Barbacena est à 1.120 mètres d’altitude. Sào Joào, J quoique resserrée dans une gorge qui gène la ventilation, | est une ville saine.

Les collines qui s’élèvent au sud de Campanha portent le nom de « serra de aguas virtuosas, serre des eaux efficaces ». Les eaux de Lambary ont déjà acquis une certaine célébrité. Caxambu est par excellence la ville d’eau du Brésil : on y trouve des sources gazeuses et alcalines, que l’on emploie en boissons et qui auraient les vertus de celles de Contrexéville. Plus loin, dans une région très montagneuse, Caldas groupe ses villas et ses < établissements au bord d’un ruisseau qu'alimentent quatre sources sulfureuses.

Uberaba est bâtie au milieu de terrains mouillés et insalubres.

Bien que située à 750 mètres d’altitude et bien alimentée d'eau pure, malgré la grande étendue qu’elle occupe, Sâo Paulo n’est pas saine et la fièvre jaune y a fait plus d’une apparition. La température moyenne de l’année y est d’environ 18° ; le thermomètre peut descendre au-dessous de zéro pendant certaines nuits d’hiver et monter à 31° pendant les journées d’été.

Bâtie sur un sol trop vaseux, Sanlos est malpropre et insalubre : nulle ville du Nouveau-Monde n’a eu plus à soufTrir de la fièvre jaune.

Campinas est également fréquemment visitée par les épidémies : elle est bâtie dans une plaine trop basse, exposée à des chaleurs torrides et où 1 air n est pas suffisamment renouvelé. Les habitants viennent souvent se reposer sur la colline où est bâtie Jundiaby beaucoup plus salubre. A Campinas la moyenne annuelle de la température est d’environ 20°; dans les jours dété, il n’est pas rare de noter des chaleurs de 33®, tandis que

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