IV. — Aveyron
Le département de l’Aveyron est froid, tempéré ou chaud, suivant le plus ou moins d’élévation de ses causses au-dessus du niveau de la mer. « Trop de soleil $i le causse est bas, dit O. Reclus, trop de neige s’il est trop élevé, toujours et partout le vent qui tord des bois chétifs, pour lac une mare et pour rivière un casse-cou, de rocheuses prairies tondues par des moutons et des brebis à laine fine, des champs caillouteux d’orge, d’avoine, de pommes de terre, et rarement de blé, et dans les terres de peu d’altitude une vigne sur la pierre à fusil ». Tel est le causse et tel il est en particulier dans le département de l’Aveyron. « En haut, sur la table de pierre, c’est le vent, le froid, la nudité, la pauvreté, la laideur, la tristesse, le vide, car ces plateaux ont très peu d’habitants ; en bas, sur les tapis de gazon, c’est le zépliir dans les vergers, la tiédeur, l’abondance et la gaflé » .
Rodez, sur son plateau, a un climat relativement tempéré.
L’Aveyron n’a pas que les incomparables fromages de brebis que les « fleurines » ou courants d’air frais font moisir dans les caves de Roquefort. On trouve dans la vallée de houille d’Aubin, non loin de üecazeville, à 45 kilomètres à l'ouest de Rodez, au pied d’une mon-
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