CHAPITRE IV. — ALLEMAGNE DU NOKD
gnes, passe par Liegnitz, Schweidnitz, Neisse et vient se souder à Oderberg à la grande ligne de la dépression morave.
La grande route de Breslau. à Leipzig passe également au pied des Champs montagnes et est jalonnée par les villes de Jauger, Goldberg, Gôrlitz, Baut- ^^^j^ suésie. zen et Dresde. Depuis le moyen âge, elle a été bien souvent suivie par les armées, et les positions qu'elle traverse ou qui Tavoisinent ont été le théâtre de luttes sanglantes. C'est à Hundsfeld, aux portes de Breslau, qu'en 1109 les Allemands, commandés par l'empereur Henri V, furent défaits par le roi de Pologne, Boleslas IIL C'est à WafUstatt, un peu au sud de Liegnitz, que vint se briser en 1241 la puissance des Mongols. Liegnitz, pendant la guerre de Sept ans, en 1760, a vu Tun des triomphes les plus inespérés de Frédéric sur les maréchaux Daun et Laudon, cette victoire rouvrit au roi de Prusse les portes de Breslau. Sur la Katzbach fut encore livrée en 1813 une terrible bataille où Macdonald fut complètement défait par Bliicher. En 1758, Daun et Laudon établis à Hochkirch, à Test de Bautzen, barraient l'entrée de la Silésie; le roi de Prusse, basé sur Dresde et sur Bautzen, vint camper en vue de l'armée autrichienne et au pied des hauteurs ; attaqué et tourné dans cette mauvaise position, il y fut battu et n'échappa qu'avec peine à un désastre complet. A la fin de la campagne dû printemps de 1813, les Prussiens et les Russes avaient pris position sur la Sprée auprès de Bautzen, ils y soutinrent le choc de l'armée française et furent délogés de toutes leurs positions après une bataille de deux jours (20 et 21 mai).