LIVRE I
PETITS iTÀTS DU CENTRE DE L^EUROPE.
Défenses extérieures.
TermoDde.
Garnison. On évalue à 40,000 ou 45,000 hommes les troupes nécessaires i la défense d'Anvers ; en outre de cette garnison, la Belgique aura une armée mobile de 60,000 hommes, qui, elle aussi, viendra s'appuyer aux fortifications d'Anvers, du moins tant que l'horizon politique ou stratégique ne se sera pas éclairci ; en effet, le principe d'une défense active sur la Meuse ou sur la Sambre, au début des hostilités, est énergiquement combattu par les écrivains militaires belges.
Au sud d'Anvers, à 15 kilomètres en avant des forts, existe un terrain qu'il serait facile d'organiser défensivement en peu de temps au moyen de la fortification passagère ; cet obstacle est formé par V Escaut de Gand à Dendermonde et à Bupelmonde, par le Rupel, la Dyle inférieure et la Nèthe, petites rivières dont les rives peuvent être inondées et qui ne présenteraient alors que peu de points de passage ; la ligne ainsi formée, appuyée aux villes de Termonde, de Malines et de Lierre, servirait d'appui à l'armée belge opérant sa concentration sur Anvers, retarderait l'investissement de cette place, donnerait le temps de la mettre en parfait état de défense et fournirait aux jeunes troupes l'occasion de tâler l'ennemi sans rien compromettre.
Termonde, située au confluent de l'Escaut et de la Dender, possède des fortifications qui consistent: 1** en une enceinte continue sur la rive droite de l'Escaut avec une lunette en avant de la station du chemin de fer; 2* en une petite tête de pont tenaillée sur la rive gauche. En avant de ces ouvrages, on peut tendre des inondations. Cette place a une assez grande importance; elle n'est qu'à une journée de marche d'Anvers, couvre un des derniers ponts de l'Escaut inférieur et barre plusieurs voies ferrées ; ses fortifications ne sont pas assez étendues pour lui permettre de fournir un bon débouché à l'armée belge basée sur Anvers. Rupeimonde. Rupelmonde n'est pas encore fortifiée, mais on va y construire un fort et le gouvernement a demandé dans ce but une somme de 3,500,000 fr.
Lierre*, au confluent des deux Nèthes et à 8 kilomètres seulement des ouvrages extérieurs d'Anvers ,» n'avait jusqu'à présent que de vieux ouvrages de fortification en partie rasés ; la Chambre des représentants belges a voté en 1 878 un crédit de 3 millions pour la construction de deux forts permanents en avant de Lierre et de Waelhem, sui' la rive gauche de la Nèthe ; les travaux doivent être maintenant terminés.
Malines est une ville entièrement ouverte ; elle renferme de grandes ressources en matériaux de tous genres, bois, bateaux, vivres; elle serait utilisée par l'ennemi comme base de ses opérations contre Anvers ; elle est située en saillie sur la ligne Nèthe-Rupel ; si elle était convenablement fortifiée, elle empêcherait l'ennemi d'attaquer les têtes de pont 1. Consulter la carte 36.
Lierre.
Malines.