TERRITOIRE DU NORD-OUEST. T
le milieu de l'été, on ne trouve guère d’autre végétation que la mousse, qui cependant est précieuse pour les Esquimaux. Au Sud du 66°, commence la végétation ; mais le climat est encore très-froid, Dans la vallée de la rivière Rouge, les productions sont les mêmes que celles des environs de Québec.
Commerce.—Le territoire du Nord-Oucst donne Jes fourrures les plus précieuses ; il fournit aussi au commerce beaucoup de poissons, d'huile, cte.
PoruLATION.—La population peut être estimée À 50 ou 60 mille âmes. Ja plupart sont des Sauvages, parmi lesquels on remarque les Ésquimaux. Ces Sauvages habitent principalement les terres arctiques ; ils se font remarquer par leur petite taille et leur malpropreté. Leurs demeures sont, en été, des tentes de peaux ; en hiver, des cabanes de glace en forme de sphère. La mousse et l'huile de loup-marin leur tiennent lieu de combustible. Ils vivent en général de cha:se et de la pêche du loup-marin ; ils font nourriture de tout : avec une pinte d’huile et 6 ou 7 livres de chairde veau-marin qui constituent un de leurs repas les plus succulents, ils peuvent défier les iroids les plus intenses.
ReciGion.—[Les indigènes sont, pour la plupart, catholiques ; les employés de Ja compagnie sont g'néralement protestants. Il y a quatre évêques.
GOUVERNEMENT.—Ce vaste territoire a Ôt6é cédé par l'Angleterre à deux compagnies. En 1S21,la compagnie du Nord-Ouest fat unie à celle de :a Baie d'Hudson. Ce pays est administré par un gouverneur dont l'autorité est absolue.
GÉOGRAPHIE HISTORIQUE.—Le Danois Anskold découvrit le premier cette baie ; Hudson l’explora et lui donna son
nom en 1610. Depuis ce temps elle a servi de but aux explorations d’un grand nombre de navigateurs. En 1672, sous le règne de Charles II, s'établit, au S. de cette baie, la célèbre Compagnie de la haie d'Hudson, pour le commerce des fourrures. Le manque de gouvernement régulier dans ces vastes solitudes retarde beaucoup !a colonisation et la prospérité de cet immense territoire, qui renferme, dans plusieurs endroits, des millions d’acres de terre fertile. Celles qui se trouvent dans la vallée de la Saskatchewan euvent recevoir une population considérable et former un tat assez étendu.
Non loin de la Rivière-Rouge, 400 colons fatigués de vivre loin d'un pouvoir exécutif bien organisé, ont pris, d’un commun accord, la résolution de se constituer en Etat, sous la protection de l'Angleterre. Le nom du petit Etat, non encore reconnu, est Minatowha, et son premier président est T. Spence ; la capitale est la Prairie,
Le gouvernement fédéral de la Puissance du Canada s'occupe de l'annexion du territoire du Nord-Ouest.
Au N. de ce territoire, se trouve l’océan Glacial couvert d'îles dont quelques-unes sont très-grandes ; celles qui avoisinent le pôle sont couvertes de neige et de glace pendant toute l’année. La navigation entre ces îles est trèsdangereuse. On a cherché longtemps une communication par mer entre l'Atlantique et le Pacifique. Franklin, intrépride rival des Parry, Richardson, Ross, Beechy, quitta l'Angleterre, en 1845, pour entreprendre une dernière expédition. Parti le 26 mai, il se trouvait le 12 juillet dans le détroit de Lancastre. Depuis, il ne donna aucune nouvelle. Son épouse, l’Amirauté et le président Polk, rivalisèrent de zèle pour découvrir les traces de l’illustre navigateur. (Ces recherches ont eu un double résultat ; celui de faire connaître le sort de Franklio,*t en même temps d'enrichir la géographie d’une foule de découvertes importantes qu’on a faites dans ces régions polaires. Le passage tant cherché existe. Un vaisseau peut entrer, de l'Atlantique dans cette mer, par le détroit d'Hudson ou par ceux de Lancastre et de Barrow, et en sortir par le détroit de Bhering. Cependant les ris ques sont trop grands pour faire de cette mer une route commerciale entre l’Europe et l'Asie. D'ailleurs, le percement de l’isthme de Suez vient de résoudre ce problème dont la solution à fait entreprendre tant de voyages aux navigateurs anglais, américains et français.
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TÉRRENEU VE.