PÉROU
SUPPLÉMENT
Lo Pérou, comprenant la Bolivie, était autrefois habité par des peuples assez civilisés, qui y avaient fondé un empire vaste et florissant connu sous Île nom d’empire des Incas, Les édifices, les forts, les habits, les vases, les routes superbes, en un mot tout ce qui nous reste des anciens Péruviens témoigne du degré de civilisation où ils étaient parvenus.
Pizarre et Almagro l’explorèrent de 1526 à 1558, et en firent la conquête en commettant des atrocités révoltantes contre ses malheureux habitants. Le Pérou devint alors une vice-royauté de l’Espagne et lui fournit pendant trois siècles une immense quantité de métaux précieux.
De toutes les colonies espagnoles, ce fut celle du Pérou qui arbora la dernière le drapeau de l'indépendance. Une armée chilienne s’empara de Lima en 1821 et proclama l'indépendance du Pérou sous la protection de Bolivar. Bientôt la discorde éclata dans la nouvelle république ; et une scission violente sépara le Pérou de la Bolivie, protégée par Bolivar. Une longue anarchie a affligé ces deux républiques jusqu’aujourd’hui.
Forêts Er ANrmaux.—Les forêts renferment des cèdres magnifiques, des acacias, plusieurs sortes d’ébéniers et de beaux palmiers. L'arbre de la vache est remarquable par le suc laiteux qu’il donne, et qui, semblable au lait de la vache, peut être employé aux mêmes usages. L’arbuste nommé coca fournit aux Indiens un aliment très-nourrissant.
Le Pérou est la patrie du lama, ce chameau de l’Amérique ; il n’a point de bosse sur le dos et il est beaucoup plus petit quele chameau de l’Ancien-Monde : la vigogne et l’alpaga, qui en sont des espèces, donnent une excellente laine. Le chinchilla, qui fournit de très-belles fourrures, habite les montagnes. Il y a aussi des animaux malfaisants : jaguars, conjuars, ours noirs des Andes, caïmans, etc.
Cores.—Elles sont régulières ; on n’y trouve aucune baie considérable.