SUISSE
Les langues parlées dans l’empire sont aussi diverses que les nations qui l’habitent, Cette diversité d’idiomes a fait adopter le latin comme lien entre les différentes populations de la Hongrie et de la Transylvanie.
GouvERNEMENT.—Le gouvernement de l’ Autriche est une monarchie dont le pouvoir est limité par ua conseil de l'empire ou Reichsrath ; la Hongrie a ses diètes particulières.
SUPPLÉMENT
GÉOGRAPHIE HISTORIQUE.—£Le Norique, la Pannonie et la Dacie sont les anciens pays principaux auxquels correspond l'empire d'Autriche. Il se forma, au moyen âge, dans cette partie de l’Europe, plusieurs états indépendants, tels que le royaume de Bohême, le royaume de Hongrie, le duché d'Autriche, qui reçut ensuite le titre d’Archiduché. Ce furent les souverains de ce dernier qui devinrent à la fin les plus puissants, et ils réunirent peu à peu à leur duché les pays voisins ; ils parvinrent aussi à rendre héréditaire dans leur maison la couronne impériale d'Allemagne ; mais il faut remarquer qu’ils ne possédaient pas cette contrée : décorés du titre de chef de l'empire, ils exerçaient seulement une suprématie sur ‘es nombreux états allemands. En 1806, ils cessèrent d’être empereurs d'Allemagne, et ce fut alors que leurs possessions prirent le nom d’empire d'Autriche.
SUISSE OU CONFÉDERATION HELVÉ- TIQUE.
Erenpue.—Ce pays a 75 lieues, de l'E à l'O. et 50 du N.au $., et 8200 lieues carrées. Latitude moyenne 47°
Bornes.—La Suisse est placée au centre de l’Europe : elle est bornée au N. par le Grand-Duché de Bade, le royaume de Wurtemberg et celui de
186 GÉOGRAPHIR.
la Bavière ; à l’E., par l’empire l’Autriche ; au S., par l'Italie ; à l’O., par la France.
Divisron.—La Suisse est composée de 22 cantons confédérés.
MonTaAanes.—-La grande arête qui sépare l’Eurgpe en deux versants généraux, celui du N. et celui du $., parcourt cette contrée au $S. O., au S. et à l'O. Tout re qui se trouve au N. de cette arûte, appartient à la mer du Nord ; tout ce qui se trouve au S. fait partie du bassin de la Méditerranée et de deux de ses divisions, la mer Adriatique et la mer Noire.
A l'E. cette chaîne porte le nom d’Alpes des Grisons, depuis l'Allemagne jusqu’au mont Septimer, et elle se dirige da N. E. au ê. O. Dans la partie
moyenne, elle court de l'E. à l’'O., et s’appelie d’abord Alpes Rhétiques occidentales, depuis le mont
Septimer jusqu’au mont Bernardino ; ensuite ce sont les Alpes Lépontiennes crientales jusqu’au mont St. Gothard, et, plus à l’O., les Alpes Bernoïses, qui se prolongent jusque vers la pointe orientale du lac de Génève.
La partie occidentale de l’arête s’étend du S. O. au N. E. sous le nom de Jura et sépare la Suisse de la France.
Deux arêtes secondaires se détachent de l’arête principale et vont séparer entre eux les bassins de la Méditerranée, de l’Adriatique et de la mer Noire : l’une est formée des Alpes Rhétiques orientales, qui s'élèvent entre les tributaires de la mer Noire et les tributaires de l’Adriatique. La seconde, plus haute que toutes les autres chaînes de la Suisse, s'étend sur la frontière méridionale, et sépare le versant de l’Adriatique de celui de la Méditerranée ; elle se compose des Alpes Lépontiennes occidentales et des Alpes Pennines, dont le mont Rosa est la limite commune.
Les points culminants sont : le mont St. Gothard, d'environ 9,500 pieds ; le mont Rosa, de 14,000
timer, partie le d’amont e sont nt St.
qui se lac de
S. O. sse de
l'arête de la loire :
8, qui et les haute | sur la Adria-
mpose Alpes mune.
thard, 4,000
SUISSE. 187 pieds ; les monts Berrardino, Blücen, Grimsel, la one Cexvin, le mont Blanc. Le Grand-Saint- Bernard, 10,900 pieds, est le plus célèbre de tous ces sommets, à cause de son hospice et du passage des troupes françaises en 1800. L’hospice du Grand-Saint-Bernard se trouve à près de 7,300 pieds de hauteur, et c'est sans doute l'habitation la plus élevée de l’Europe ; des religieux y reçoivent les étrangers avec un empressement et des soins touchants : ils parcourent les routes avec de gros chiens dressés pour porter des secours aux voyageurs ensevelis sous les neiges, ct ils en sauvent ainsi chaque année un grand nombre.
Freuves ET Rivières. —Le Rhin, qui a sa source au mont Adula; ses principaux affluents, en Suisse, sont la Thurr, l’Aar, la Reuss, la Sarine ou Saane ; le Rhône, qui descend "vec impétuosité des glaciers du Grimsel et de la Fourche et forme le magnifique lac de Genève ; le Doubs, le Tésin, lInn, affluent du Danube.
Lacs.—Au N., le Rhin forme le lac Constance ; au S., on remarque le lac Genève, qui s'étend de l'E. à l'O. en forme de croissant : on peut citer encore les lacs Majeur, sur la frontière de l'Italie ; Neufchatel, Zurich et plusieurs autres.
CapiraAle ET ViLLes.—La capitale de la confédération est Berne. Cette ville, située sur une presqu’île de l’Aaar, est belle, fort animée, et offre, parmises plus intéressants édifices, la cathédrale de Saint-Vincent. On y compte 30,000 habitants.
Zurich, sur le lac du même nom ; Lucerne, sur le lac Waldstatter ; Genève, sur le lac du même nom ; Fribourg, sur la Saane; St. Gall, près de la Thurr, etc.
Czimar.—Le climat offre, dans ce pays, de: variations infinies : un hiver perpétuel règne au sommet des Alpes ; mais on jouit, dans les vallées, de la température la plus douce.
Soz Er Propucrions.—La Suisse est célèbre par ia variété de ses sites et par ses délicieux paysages, par ses beaux lacs, ses montagnes majestueuses, ses vallons pittoresques et les nombreuses cascades de ses torrents. La plus grande partie de la Suisse est impropre à la culture ; mais il y a, sur les flancs des montagnes, d’excellents pâturages, où paissent d'innombrables tronpeaux de vaches superbes, de bœufs, de moutons et de chèvres. On y cultive, outre les céréales, le tabac, les figues, les amandes, les châtaignes, les olives et la vigne.
Coumerce.—Bôêtes à cornes, fromage, beurre, suif,
eaux, chanvre, lin, bijouteries, ouvrages en bois, étoffes de coton, popelines, bas, tissus de paille, etc.
PoPULATION ET RELIGION.—2,500,000 habitants, dont les trois-cinquièmes environ sont calvinistes ;
les autres sont catholiques. Les catholiques ne jouissent pas d’une liberté pleine et entière dans Vexercice de leur religion.
GouvERNEMENT.—Les 22 cantons de la Suisse forment en tout 27 états ou républiques, car Bâle, Appenzell et Unterwalden sont divisés, chacun, en deux républiques distinctes, et les Grisons en comprennent trois. Ces états sont unis et confédérés, pour le maintien de leur liberté, contre toute attaque de létranger et pour la conservation de l’ordre et de la tranquillité dans l’intérieur. D’après la constitution de 1848, le gouvernement est composé de trois pouvoirs : 1© l'assemblée fédérale ; 2° le conseil fédéral ou pouvoir exécutif ; 3° le tribunal fédéral. Le conseil fédéral est présidé par le président de la confédération, nommé pour un an par l’assemblée fédérale et pris dans le sein du conseil. La Suisse est un des états dits Neutres.
èébre par aysages, uses, ses vades de juisse est ancs des paissent erbes, de
cultive, amandes,
rre, Suif, en bois, le paille,
abitants, vinistes ; iques ne ière dans
la Suisse car Bâle, 1acuD, en en comnfédérés, e attaque dre et de constitué de trois le conseil 1 fédéral.
ent de la ssemblée La Suisse
SUPPLÉMENT
GÉOGRAPHIE HISTORIQUE.—T:a Suisse presque entière correspond au pays des anciens Helvétiens, qui était compris dans la Gaule ; voilà pourquoi on lui donne quelquefois le nom d’'Aelvétie. Les autres peuples gaulois qui habitaient cette contrée étaient, au N.,les Rauraques, et, au S,, les Véragres, les Nantuates, les Sédurs, les Orobiens, AE, elle renferme une partie de l'ancienne Rhéftie,
De la domination des Romains, la Suisse passa sous celle des Bourguignons et des Allemands, puis sous celle deg Francs ; elle fut partagée ensuite entre l'Allemagne et le royaume de Bourgogne Trans-Jurane, et enfin incorporée tout entière à l'empire d'Allemagne dans le onzième sigcle. En 1308, les trois petits cantons de Schwitz, d'Uri et d'Unterwalden secouêrent le joug des princes autrichiens qui gouvernaient cet empire, et jetérent ainsi les fondements de la confédération, qui s'augmenta bientôt des cantons de Lucerne, de Zurich, de Glaris, de Zug, de Berne, eic.
Au commencement du seizième siècle, il y avait déjà 13 cantons libres et confédérés ; mais il ne s'en joignit pas d’autres ensuite pendant près de 800 ans, Ce n'est que dans le siâcle actuel que la république s’est accrue des cantons d’Argovie, de Saint-Gall, des Grisons, du Tésin, de Thurgovie, de Vaud, de Genève, de Neuchâtel et du Valais,
Erenpue.—L'Espagne forme avec le Portugal une grande presqu'île située à l’extrémité S. O. de l'Europe, et nommée péninsule Hispanique. Elle est renfermée entre le 36e et le 44e degré de latitude N. Elle compte environ 190 lieues du N. au $. et 125 lieues dans sa largeur moyenne. Sa superficie est d'environ 93,000 lieues carrées,
Bogxes.—L’Espagne, est bornée au N. par la mer ou golfe de Biscaye et les Pyrénées, qui la séparent de la France ; à l’E., par la Méditerranée ; au S., par la même mer, le détroit de Gibraltar et l’océan Atlantique ; à l’O,, par le Portugal et l’océan Atlan: tique, |
AS Cm RD Tarn Poe”
190 eÉcaràpüii,
Diviston.—La division administrative de l'Espagne (sans y comprendre les îles Baléares et les îles Caïüaries) est de 47 provinces; réparties en 13 cäpitainéries générales, qui remplacent à peu près les andierines grandes provinces dont l'Espagne (tait composée avant 1820.
Moxraanes.—Ce royaume est fort montagneux, ct les chaînes qui le couvrent sont généralement trèshantes et très-escarpées.
Sur la frontière de France, on voit les Pyrénées ; les monts Cantabres et les monts Ibériques se prolongent du N.auS. jusqu’au détroit de Gibraltar et séparent, avec les Pyrénées, le versant de la Méditerranée de celui de l'Océan.
Quatre longues branches se rattachent vers l'O. à la grande arête du partage des eaux : la le se prolonge sous le nom d’Asturies jusqu’au cap Finistère ; la 2e est généralement connue sous le nom de monthgnes de Castille et est formée de la Siérra de Guadarrama, Sierra de Gredos et de Sierra de Estrella, et se termine au cap de Roca ; la 3e comprend les montagnes de Tolède, la Sierra de Guadalupe et se prolonge jusqu’au cap Saint-Vincent ; la &e est la Si rra Morena.
Freuves Et RiviÈères.—La péninsule Hispanique est divisée en deux grands versants : oelui de l’E., exposé vers la Méditerranée, et celui de l’O., incliné vers l'Atlantique. Sur le premier, on voit trois ARE os fleuves : l’Ebre, le Jucar et la Ségura.
ur le versant de l'Atlantique, on trouve en descendant du N. su S., la Bidasson, petite rivière intéressante parce qu’elle trace la limite entre la France ct l'Espagne ; le Minho ; le Douro ; le Tage ; la Guadiana ; le Guadalquivir, eto.
Il y a peu de canaux en Espagne : les plus importants sont le canal impérial ou d'Aragon, qui longe une partie du cours de l’Ebre, et le canal de Castille, entre l’Ebre et le Douro.
spagne es îles
se proistère ; le monle Guastrella, nd les pe et se , est la
)anique de l'E.
incliné t trois Ségura.
descenintéresance et ve ; la
impor longe astille,
Carrrace Er Virres.-—La capitale du royaume est la belle ville de Madrid, sur le Manzanares, fort petite rivière, que l’on traverse sur de superbes
onts. Elle renferme 280,000 âmes. C’est, de toutes es capitales de l’Europe, la plus élevée au-dessus du niveau de la mer (2500 Ed). On y remarque de superbes promenades, quelqnes beaux édifices, et 42 places, entre autres la Grande Place, célèbre par les courses de taureaux et les fêtes publiques. La plus belle promenade est celle du Prado: Barcelone, Tarragone, Valence, Carthagène et Malaga, près de la Méditerranée ; Gibraltar, place très-forte, sur le détroit de ce nom : cette ville appartient aux Anglais ; Cadix, sur l'Atlantique ; Séville, sur la Guadelquivir, ctte ville reçut les restes de Christophe Colomb ; Grenade, sur la petite rivière Genil, affluent du Guadalquivir ; Saragosse, sur l’Ebre ; Cordoue, sur la Guadalquivir ; Tolède, sur le Tage ; Valladolid, sur le Douro, etc.
Czimar.—Le versant de la Méditerranée est la partie la plus chaude et la plus belle de l'Espagne.
e versant de l'Atlantique jouit d’une température agréable. Le milieu de l'Espagne est triste, monotone et beaucoup plus froid que la position de la péninsule ne pourrait d’abord le faire croire.
Soc.—Le sol en général est très-fertile. La végétation est magnifique sur le versant de la Méditerranée ; on y voit, surtout vers le S., des bois entiers d’orangers et de citronaiers ; la canne à sucre, le cotonnier, le caroubier, le lentisque, le grenadier, le palmier, y réussissent ; le caféier même et l'indigotier y ont été acclimatés ; les oliviers et la vigne y donnent d’excellents produits ; les môûriers propres au ver-à-soie y abondent. Cette région est exposée au vent brûlant appelé solano. Sans avoir la richesse de végétation de la Méditerranée, le versant de l'Atlantique produit en abondance la vigne, les céréales et presque toutes les productions des tropi-
piques. La richesse principale de la région du milieu consiste en beaux pâturages qui nourrissent * des mérinos, moutons qui donnent une laine très-fine, et dont on voit d'immenses troupeaux voyager, suivant les saisons, des vallées sur les montagnes et des ontagnes dans les vallées. On élève des che. vaux et des mulets renommés. l’Espagne est une des contrées les plus riches en minéraux utiles : on y trouve de l'or, mais pas en assez grande quantité pour mériter qu’on l’exploite ; il ÿ a beaucoup de cuivre, de plomb, de fer, de mercure, de houille, de sel, de marbre.
CommEerce.— Vins, iaines, raisins, beaucoup de fruite, huile d'olive, soie, sel, denrées coloniales, etc.
PoPULATION ET RELIGION.—La population de l'Espagne est de 16 millions. Le catholicisme est la religion de ce pays.
GouverNEMENT.—L’Espagne est une monarchie constitutionnelle. Il y a deux assemblées législatives, l’une, le sénat, l’autre, la chambre des députés ; on les désigne sous le nom général de Cortès (c-à-d, cours).
CHemins DE FER.—Bien que le peuple espagnol soit peu industrieux, ily a cependant un réseau de chemins de fer assez considérable.
SUPPLÉMENT
GÉOGRAPRIE HISTORIQUE.——Les anciens donnaient à cette péninsule différents noms : ils l’appelaient tantôt Æispanie, tantôt Aibérie, tantôt Hespésie, c’est-à-dire le pays du Couchant. Les Phéniciens vinrent s’y établiir àune époque très-reculée,
Les Grecs y fondèrent quelques colonies. Ensuite les Carthaginois soumirent peu à peu cette belle contrée ; mais dès le 8e siècle avant J. C., les Romains commencèrent à leur en disputer la possession, et, après une lutte acharnée
ion du irrissent très-fine, oyager, agnes et des che:
est une iles : on quantité coup de ouille, de
coup de loniales,
ation de me est la
nonarchie œislatives, utés ; on os (c-à-d.
espagnol réseau de
ient à cette jt IJispanie, le pays du une époque
Ensuite les itrée ; mais nencérent à te acharnée
de 200 ans, ils s'en virent complètement maîtres : ils la divisèrent d’abord en ispanie citérieure, en Hispanie ultérieure. Plus tard, Auguste donna à la première le nom de Tarraconaise, et partagea la seconde en deux parties : la Bétique et la Lusitanie.
A la chute de l'empire Romain, l'Hispanie fut envahie par les Vandales, les Suèves, les Goths ; ceux-ci furent les plus puissants, mais ils virent à leur tour leur royaume renversé par les Maures et les Arabes réunis, au 8e siècle. Quelques anciens Espagnols réfugiés dans les montagnes du N. entreprirent de repousser ces étrangers, et bientôt s’élevèrent les royaumes de (alice, de Léon, d'Oviédo, de Custille et d'Aragon, Les musulmans, de leur côté, après avoir formé longtemps la puissante et riche monarchie des kalifes de Cordoue, se divisèrent en plusienrs petits états, tels que les Dee de Cordoue, de Séville, de Jaen, de Grenadeet de
alence.
Après 700 ans d’une lutte continuelle, la puissance musulmane fut enfin anéantie sous le régne de Ferdinand et d'Isabelle, qui, unissant les couronnes d'Aragon et de Castille, se trouvèrent maîtres de toute la péninsule, à l'exception du Portugal. Ce fut dans le même temps que Colomb découvrit l'Amérique, et procura ainsi à l'Espagne d'immenses et riches territoires,
La puissance espagnole augmenta encore sous Charles- Quint, qui se vit possesseur à la fois de l'Espagne, de l'Autriche et des Pays-Bas. Philippe II, son fils, joignit le Portugal à ses états, mais il perdit une partie des Pays- Bas par suite d’une insurrection, et l'Autriche était redevenue, à la mort de Charles-Quint, un état particulier. En 1640, le Portugal se rendit indépendant ; dans le même siècle, Louis XIV enleva à l'Espagne ce qui lui restait des Pays- Bas ; enfin, dans le siècle actuel, cette nation a perdu presque toutes ses colonies américaines, qui se sont érigées en républiques.
Les guerres civiles, qui l'ont agitée depuis un grand nombre d'années lui ont fait perdre une grande partie de son importance. Il est bien loin le temps où l'Espagne et le Portugal regorgeaient des richesses de l’Ancien et du Nouveau-Monde,
Cozonies.—Les principales colonies qu'a conservées l’Espagne, sont Cuba et Porto-Rico, dans les Antilles; les îles Philippines et Mariannes, dans l'Océanie, Sur la côte N.
du Maroc, les Espagnols ont ies présides (forteresses) do Ceuta, de Melilla et quelques autres. Ils possèdent Fer. nand-Po et Annobon, dans le golfe de Guinée,
INSTRUCTION PUBLIQUE.—=L’/Espagne est un des pays de l'Europe où l'instruction du peuple n fait le moins de pro-
ès. Îl ÿ a cependant 12 universités: mais plusieurs de ces établissements sont bien déchus de leur ancienne splendeur. Ce fut dans le seizième siècle surtout que cette contrée brilla par la culture des lettres. Depuis quelques années, il s’y manifeste un nouvel essor très-remarquable vers l'instruction et vors l'industrie,