PORTUGAL
grand nombre de cours d’eau dont les plus importants sont, en descendant du N. au S.: le Minho, sur la frontière ; le Douro, le Monlego, le Tage et la Zatas, son aflluent ; le Sgidlo et la Guadiana.
CapPtraLE ET ViLes.--La capitale est Lisbonne, dans l’Estramadure. Cette grande cité s'élève en amphithéâtre sur la rive droite du Tage. Elle renforme 275,000 habitants. L'aspect en est magnifique : rien n’égale la belle perspective qu’offrent les nombreux vaisseaux arrêtés dans la vaste nappe d’eau du Tage, et l’ensemble des édifices, des hautes tours et des n'ôles de la ville, dominée par des montagnes chargées de riches plantations. On y voit une infinité de maisons de campagnes, générale: ment accompagnées de jardins charmants. Parmi les villes on remarque : Oporto, sur le Douro, ses vins vont excellents ; Coïmbre, sur le Mondego ; Lagos, sur l'océan, au S.; Evora, dans l’intérieur.
Curar Et So.—Le olimat est fort chaud sur la côte, mais doux ct délicieux dans l'intérieur et généralement très-sain, Le sol est très-fertile, mais l'agriculture est dans un état peu avancé; beaucoup de parties restent incultos.
PropucrTIoNs.—On y trouve une grande variété de richesses végétales : l’oranger, le citronnier, l'olivier, le dattier, lo myrte, le lauricr, y croissent, à côté du chêne-liége et du chêne-vert à kermès. La vigne y donne d’excellents produits, et l’on récolte en abondance des melons, des pastèques, des amandes, des figues, etc. La substance minérale Ja plus productive est le sel, dont on fait une immense quantité dans les salines répandues le long de la mer.
Commenrce.—Le commerce de ce petit royaume est assez florissant, mais il est presque tout entier entre les mains des Anglais, qui exportent surtout des vins, des huiles, des fruits secs, les denrées deg colonies, etc,
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PoruLaATION ET RELIGION.—On y compte environ 4 millions d'habitants. Le catholicisme est a religion de ce pays ; mais les autres cultes sont tolérés. Ün patriarche qui réside à Lisbonne est le chef de l'Eglise portugaise.
GouverRNEMENT.—Le gouvernement est une monarchie constitutionnelle. Les assemblées qui tempèrent le pouvoir du souverain portent, comme en Espagne, le nom de Oortès. (C'est la Maison de Bragance qui occupe le trône du Portugal. Les rois de cette maïson sont issus de l’ancienne maisor do Ju qui a donné au Brésil un granä nombre de vois,
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SUPPLÉMENT
GÉOGRAPHIE HISTORIQUE.—-Le Portugal correspond À la plus grande partie de l’ancienne Zusitanie ; il fat, comme le reste de la péninsule, envahi par les Maures au huitième siècle. Dans les guerres que les Espagnols entreprirent contre e1x, Henri de Bourgogne rendit de grands services à Alphonse VIT, roi de Castille, et celui-ci ‘ui donna, comme récompense, le comté de Portugal (ainsi nommé de Portus Calle, aujourd'hui Porto). Alphonse Henriquez, au milicy du douzisme siècls, fut le fondateur de lz monarchie Portugaise. Au quinzième ct au seizième siècle, cette nation courageuse s’attira l'admiration de l’Europe par ses expédi. tions lointaines, ses découvertes maritimes et ses importantes conquêtes en Afrique, dans l'Amérique, dan: le Midi ds l'Asie, et jusque dans i'Océanie. En 1550, Philippe IL, roi d'Espagne, s’empara du Portuga!, qui reprit son indépendance en 1640,
Coconies -—Les Açores ct les îles Madères peuvent être regardées: comme partie intégrante du Portugal. Les colonies proprement dites se composent de la capitainerie générale de Mozambique, de l’'Angola, du Benguéla, de la Sénégambie portugaise, des îles du Cap- Vert, de l'ile du Prince et de celle de Saint-Thomas, en Afrique ; de Goa ct de quelques autres établissements dans }’ÆZindoustan ; de Macao, en Chine ; des établissements de Timor, dans l& Malaisie,
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CHENINS DE FER.—-On semarque les lignes de Zisbonne à Centra, à Abrantes et à Evora.
Inpusruie.--L'irdustrie est médiocre.
ETENDUE.--L’Italie se compose d'une grande presqu'île et de plusieurs îles, dont les plus considérables sont la Sicile et la Sardaigne. Sa longueur est près de 260 lieues et sa largeur moyenne de 40 lieues. La latitude moyenne est 42°. :
Borxes.--L'Italie est bornée au N. Ÿ. par la France ; au N., par la Suisse et l’Autriche ; ells est en grande partie séparée de ces trois contrées par les Alpes ; le reste de la péninsule est entouré des eaux de la mer Adriatique et de la Méditerranée.
Division. —L’Italie était naguère partagée en 9 états : 1° le royaume de Sardaigne ; 2° Ja prineipauté de Monaco ; 3° le royaume Lombard-Vénitien, dépendant de l’empire d'Autriche ; 4 © le duché de Parme ; 5© le duché de Modène ; 6© le grand duché de Toscane ; 7° les Etats de l'Eglise; 8° la république de Saint-Marin ; 9° le royaume des Deux-Siciles. Mais, à la suite de la guerre de 1859, un grand mouvement s’est opéré pour fondre tous les états Italiens en un seul, avec le roi de Sardaigne pour chef. La plus grande partie de la péninsule est réunie sous le gouvernement de ce prirce, et sa monarchie a pris le nom de royaume d'Italie. Le royaume d'Italie renferme toutes ces anciennes divi- #ions, à l’exception de ia Campagne de Rome et du Patrimoine de Saint Pierre laissés au Pape, et de la république de Saint-Marin. Ce royaume se partage en 59 provinces.
MonrTaGnes.—Les Alpes et les Apennins sont les principales montagnes de Ptalie ; ils ne forment ensemble qu’une seule grande chaîne qui s'étend
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depuis la frontière septentrionale de cetto contrée jasqu’au Phare de Messine, et qui sépare la presqu’île en deux versants généraux ; le versant de l'E, incliné vers la mer Adriatique, et le versant de l'O. penché vers la Médite:ranée.
Ilya en Italie deux célèbres volcans : le mont Etna dans l’île de Sicile, et le mont Vésuve, près de Naples ; les irruptions de ce dernier volcan sont formidables.
Lu mont Cenis est percé. Les trains d'essai, ordonnés par les gouvernements français et italiens, fonctionnent journellement avec une grande régularité et un complet succès.
Freuves ET Rivières.—C'est sur le versant oriental que coule le plus grand fleuve de l'Italie, le P6, qui descend du mont Viso, et après un cours. d'environ 120 lieues, se jette dans la mer Adriatique par plusieurs branches. Ses principanx affirents sont : sur la rive gayche, la Doire, la Baltée, le Tésin, lP'Adda, l’Oglio et le Mincio ; sur la rive droite, le Tanaro, la Trébie. On remarque encore sur le versant oriental : le Tagliamento, la Piave, la Brénta, P'Addige, le Reno, l’Ofanto. Sur le versant occidental, on remarque l’Arno et le Volturno.
Lacs.-Les principaux lacs sont : le lac Majeur, ceux de Côme, de Garde, de Comacchio, de Celano, etc.
CaPiTALE ET Vizes.—La capitale est Florence.
Cette ville, située dans la vallée de l’Arno, est entourée de riches campagnes. La cathédrale, le palais Pritti, le Vieux Palais et la galerie de Médicis, regardée comme la plus belle collection d’antiquités, de sculptures et de tableaux, sont les principaux monuments de cette cité, qui fut le berceau des arts, à l’époque de leur renaissance. Florence est illustrée par les grands hommes qu’elle a produits. On compte 115,000 habitants. Turin, sur le P6 ; Milan, Mantoue, sur le Mincio ; Crémune, Brescia, Vérone,
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sur l’Adige ; ces quatre dernières villes forment le quadrilatère. Vénise, ville charmante, bôtie sur des pilotis, sur le golfe du même nom ; Gênes, sur le golfe du même nom ; Parme et Modène, capitales des anciens duchés du même nom ; Bologne, Ferrare, Ravenne, Rimini, Urbin, Ancône, Lorette, qui appartenaient naguère au Pape ; Naples, sur la belle baie du même nom ; Gaëte, forteresse près des états du Pape ; Messine, Syracuse et Palerme, dans l’île de Sicile, etc.
Czrmar er So.—L'Italie est célèbre par la beauté de son climat, la fertilité de son sol, la variété de ses sites enchanteurs et les vénérables restes d’antiquité qu’elle présente à chaque pas. On y jouit d’un air pur et admirable.
ProDucrTions.—Parmi les productions végétales de cette contrée féconde, il faut nommer le riz, récolté dans les plaines humides du P6 ; le maïs, le vin, des fruits exquis, surtout des oranges, des cédrats, des poncires, des limons, des citrons, des dattes, des figues, des caroubes, des olives ; le coton et la canne à sucre, dans les cantons les plus méridionaux.
Les pâturages sont fort beaux et très-étendus ; ils nourrissent des bœufs d’une grosseur remarqnable, des buffles et des moutons estimés. On trouve en Sardaigne le nrouflon, sorte de moutons sauvages.
L'Italie a de grandes richesses minérales ; tels sont ses beaux marbres, son albâtre calcaire, res porphyres, son alun, son soufre, etc.
CommEerce.—Grains, soie, vins, eaux-de-vie, fruits, huiles, chanvre, fromage, cire, draps, tissus de laine et de soie, velours, étoffes &’or et d’argent, tapisseries, fleurs artificielles, articles d'art, partums, etc.
PoPuLATION ET RELIGION.—La population du
royaume est de 23,000,000 d'habitants professant presque tous le catholicisme.
GOUVERNEMENT --Le gouvernement est une monarchie constitutionnelle.
SUPPLÉMENT
La péninsule d'Italie était anciennement divisée en trois parties : la Gaule Cisalpine, au N.; l’Etalie propre, au milieu ; la Grande-Grèce, au S.
‘La Gaule Cisalpine était habitée par des nations d’origine gauloise, et se divisait en quatre parties : 1° la Gaule Transpadane ; 2° Ja Gaule Cispadane ; 8° la Ligurie ; 4° Ja Vénétie.
L'Italie propre renfermait : 1° L'Ombrie; 2° Ile Picenum ; 8° l’Etrurie ; 4° la Sabinic; b° le Latium ; 6°. le Samnium ; 7° la Campanie.
La Grande-Grèce ou Italie méridionale se divisait en quatre parties : 1° l’Apulie ; 2© La Messapie ou Lapygie ; 3° la Lucanie ; 4° le Brutium.
Au milieu des nombreuses nations belliqueuses répandues dans l’ancienne Italie, on vit s'élever, par-dessus toutes les autres, celle des Romains, qui parvint à soumettre la plus grande partie du monde connu. L’immense empire Romain fut partagé, au quatrième siècle, en deux empires ; celui d'Orient et celui d'Occident. L'Italie était le cœur de l'empire d'Occident ; mal défendue par ses faibles empereurs, cette contrée fut envahie par des peuples barbares venus du :Ÿ. et de l'E. Les généraux de Justinien la reprennent cependant, et l'ÆErurchat de Ravenne, soumis à l'empire d'Orient, est formé ; mais bientôt les Lombards établirent dans l'Italie septentrionale une monarchie, qui a été longtemps puissante. (Cette monarchie fut attaquée et anéantie par Pepin et Charlemagne, qui posèrent les premiers fondements de la puissance temporelle des Papes, vers la fin du huitième siècle. La Sicile, de son côté, était envahie par les Sarrasins ; ceux-ci furent chassés par les Normands, dont un prince, Roger, fonda le royaume des Deux-Siciles. Le nord de l'Italie resta longtemps soumis aux empereurs d'Allemagne ; mais, au milieu des démêlés qui divisèrent les empereurs et les Papes, on vit s’y élever plusieurs républiques, principautés ou duchés célébres, comme Vénise, Gènes, Pise, Florence, Milan, Lucques, Sienne Bologne, Parme, Plaisance, Modène, Ferrare, Reggio ; alors aussi se forma le comté de Savoie, dont les souverains furent la souche des rois de Sardaigne.
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ÉTATS DK L'ÉGLISE. 201
Le royaume des Deux-Siciles, après avoir changé plusieurs fois de maîtres, passa enfin, #n 1503, aux rois d'Espagne, qui l'ont conservé pendant deux siècles. Plusieurs des républiques du nord perdirent peu à peu leur indépendance : les unes retombèrent sous le pouvoir des empereurs, les autres"devinrent la possession de divers princes italiens, dont les plus celèbres furent les Médicis, souverains de la Toscane,
Le territoire de Naples ct la Sicile furent de nouveau érigés, dans le dix-huitième siècle, en un royaume particulier, A la fin du même siècle, les victoires de * Bonaparte réunirent à la France ‘a Savoie et le Piémont ; la république de Gènes fut détruite, remplacée par la republique Ligurienne, et ne tarda pas À devenir aussi un territoire français.
La république Cisalpine, érigée vers legnême temps par l'influence du même conquérant, se composait, en grande partie, des possessions autrichiennes de la Lombardie.
Elle fut remplacée, en 1802, par la république Italienne, En 1805, fut créé, Sous la souveraineté de l’empereur des Français, le royaume d'Italie, formé de cette république, de l'ancien Etat Vénitien et d’une assez grande partie des Etats de l'Eglise. Le royaume de Naples moins la Sicile fut donné à un prince de la famille de Napoléon ; et le reste de l'Italie fut réuni à l'empire Français, Les événements de 1814 et de 1815 ont encore changé la face de ce pays, si souvent bouleversé, et alors furent établies les divisions de territoire qui existôrent jusqu'en 1859,