HABITANTS, CIVILISATION, GOUVERNEMENTS, RBLIGIONS, LAN- GUES
La population de l’Asie s'élève à environ 700 millions d'habitants. Elle appartient, en général, à la race blanche ou caucasique, dans la moitié occidentale et dans quelques parties du nord ; elle est de la race jaune ou mongolique, dans la moitié orientale et chez un grand nombre de peuplades boréales.
Parmi les peuples de la première race, il en est qui semblent cependant s’en éloigner par leur couleur; tels sont les Hindous, qui ont une peau très-brune, mais qui, par les traits de leur visage, par leur conformation générale, se rapportent aux nations blanches.
A la race jaune appartiennent les Mongols, les Mandchoux, les Chinois, les Coréens, les Tibétains, ies Japonais, et, dans la Sibérie, les Samoïèdes, les Toungouses et quelques autres tribus. On comprend sous le nom assez vague de Tatares des peuples répandus dans les régions centrales, occidentales et septentrionales, et formés d’un mélange de Turcs et de Mongols.
On trouve encore dans cette partie du monde, au S. E., dans l’Indo Chine, des populations malaises ; et il y a des habitants nègres dans les archipels du golfe de Bengale.
L'Asie a vu sortir de son sein les nations qui ont peuplé ou conquis tout l'Ancien continent, et probablement le globe entier. Elle fut le berceau ues sciences, des arts, des idées religieuses, qui se sont répandus dans l'Occident et y ont enfanté une si brillante civilisation ; mais elle-même est restée stationnaire, ou plutôt elle a rétregradé : car les pays asiatiques occidentaux, d’où l'Europe a tiré ses lumières, sont aujourd’hui comptés parmi les moins policés. Les contrées orientales conservent un état florissant : une foule d’inventions curieuses y ont pris naissance, et y animent une industrie active ; mais la civilisation n’y fait pas de progrès; elle reste ce qu’elle était il y a plusieurs siècles.
Les gouvernements de l’Asie sont presque partout despotiques.
La religion mahométane domine dans les parties occidentales, où elle est née. Ce fut aussi là le berceau du judaïsme et du christianisme. Les chrétiens ne sont un peu nombreux que dans la Turquie d'Asie, la Transcaucasie, la Sibérie et l'Hindoustan. La doctrine de Confucius, qui ne reconnait qu’un seul Dieu, compte un assez grand nombre d’adhérents en Chine et au Japon.
Les religions païennes sont répandues dans les régions orientales et méridionales : dans l’Hindoustan, c’est le brahmisme, qui tire son nom de l’un de ses dieux principaux, Brahma ; c’est le boddhisme dans la plus grande partie de l'empire Chinois, du Japon et de l'Indo-Chine : il ne paraît être qu'une réforme du brahmisme ; il tire son nom des Bouddhas (c'est-à-dire êtres éclairés), qui, suivant une idée répandue en Asie depuis une haute antiquité, paraissent, à différentes époques, dans le monde : c'est le quatrième Bouddha, appelé Cldkya-Mouni, qui a enseigné le bouddhisme actuel, plusieurs siècles avant Jésus-Christ. Bouddha, aloré comme un dieu, est considéré comme subsistant dans la personne des dalaï-lamas, souverains du Tibet, Le chamanisme, branche du bouddhisme, dégénérée, chez plusieurs populations, en adoration des esprits malveillants, est très-répandu dans le nord. Ily a un assez grand nombre de Parsis ou Œuèbres, adorateurs du feu, dans la Perse ei dans l’Hindoustan. La religion de sinté, au Japon, est l’adoration des ancêtres devenus dieux, et a pour chef le mikado, considéré comme dieu lui-même ; ce culte se mêle presque entièrement aujourd’hui avec le bouddhisme, qui se nomme au Japon boutsdé.
Les principales langues de l'Asie sont l'arabe, l'arménien,
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