ORGANISATION SCIENTIFIQUE
Par son organisation scientifique, l'Encyclopédie paraît offrir aux Dot les meilleures garanties de compétence. Elle divisée en Sections ou Bibliothèques, à la tète desquelles sont placés des savants professionnels spécialisés dans chaque ordre de sciences et en pleine force de production, qui, d'accord avec le Directeur général, établissent les divisions des matières, choisissent les collaborateurs et acceptent les manuscrits. Le même esprit se manifestera partout : éclectisme et respect de toutes les opinions logiques, subordination des théories aux données de l'expérience, soumission dune discipline rationnelle stricte ainsi qu'aux règles d’une exposition de méthodique et claire. De la sorte, le lecteur, qui aura été intéressé par les ouvrages d’une section dont il sera l’abonné régulier, sera amené à consulter avec confiance les livres des autres sections dont … il aura besoin, puisqu il sera assuré de trouver partout la même pensée et les mêmes garanties. Actuellement, en eflet, il est, hors de sa spécialité, sans moyen pratique de juger de la compétence réelle des auteurs. |
Pour mieux apprécier les tendances variées du travail scientifique adapté à des fins spéciales, l'Encyclopédie a sollicité, pour la direction de chaque Bibliothèque, le concours d’un savant placé dans le centre 44 mème des études du ressort. Elle a pu ainsi réunir des représentants des principaux Corps savants, Établissements d’ enseignement et de recherches de langue française : A
Institut. Ecole Polytechnique. ; Académie de Médecine. Conservatoire des Arts et Métiers.
Collège de France. École d’Anthropologie.
Muséum d'Histoire naturelle. Institut National agronomique. École des Hautes-Études. École vétérinaire d'Alfort. | Sorbonne et École normale. École supérieure d’Électricité. Facultés des Sciences. École de Chimie industrielle 0 Facultés des Lettres. Lyon. és Facultés de médecine. École des Beaux-Arts. è Instituts Pasteur. École des Sciences politiques. École des Ponts et Chaussées. Observatoire de Paris.
École des Mines. Hôpilaux de Paris.
ENCYCLOPÉDIE SCIENTIFIQUE v
If BUT DE L'ENCYCLOPÉDIE
Au xviu® siècle, « l'Encyclopédie » a marqué un magnifique mouvement de la pensée vers la critique rationnelle. À cette époque, une telle manifestation dévait avoir un caractère philosophique. Aujourd’hui, l'heure est venu de renouveler ce grand effort de critique, mais dans une direction strictement scientifique ; c'est là le but de la nouvelle Encyclopédie.
Ainsi la science pourra lutter avec la littérature pour la direction des esprits cultivés, qui, au sortir des écoles, ne demandent guère de conseils ‘qu’aux œuvres d'imagination et à des encyclopédies où la science a une place restreinte, out à fait hors de proportion avec son importance. Le moment est favorable à cette tentative; car les nouvelles générations sont plus instruites dans l’ordre scientifique que les précédentes. D'autre part la science est devenue, par sa complexité et par les corrélations de ses parties, une matière qu'il n’est plus possible d'exposer sans la collaboration de tous les spécialistes, unis là comme le sont les producteurs dans tous les départements de l’activité économique contemporaine.
A un autre point de vue, l'Encyclopédie, embrassant toutes les manifestations scientifiques, servira comme tout inventaire à mettre au jour les lacunes, les champs encore en friche ou abandonnés, — ce qui expliquera la lenteur avec laquelle certaines sections se développeront, — et suscitera peut-être les travaux nécessaires. Si ce résultat est atteint, elle sera fière d’y avoir contribué.
Elle apporte en outre une classification des sciences et, par ses divisions, une tentative de mesure, une limitation de chaque domaine. Dans son ensemble, elle cherchera à refléter exactement le prodigieux eflort scientifique du commencement de ce siècle et un moment de sa pensée, en sorte que dans l'avenir elle reste le document principal où l’on puisse retrouver et consulter le témoignage de cette époque intellectuelle.
On peut voir aisément que l'Encyclopédie ainsi conçue, ainsi réalisée, aura sa place dans toutes les bibliothèques publiques, universitaires et scolaires, dans les laboratoires, entre les mains des savants, des industriels et de tous les hommes instruits qui veulent se tenir
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YI ENCYCLOPÉDIE SCIENTIFIQUE
au courant des progrès, dans la partie qu'ils cultivent e dans tout le domaine scientifique Elle fera jurisprudence, dicte le devoir d'impartialité qu’elle aura à remplir. Il n’est plus possible de vivre dans la société moderne en les diverses formes de cette activité intellectuelle qui révoluti o! les conditions de la vie ; et l’interdépendance de la science ne KR . plus aux savants de rester cantonnés, spécialisés dans un 6 domaine. Il leur faut, — et cela leur est souvent difficile, — mettre au courant des recherches voisines. À tous, l'Eneyclop offre un instrument unique dont la portée Per et socia peut échapper à personne. *