‹ Géographie universelle ou Description de toutes les parties du monde [microforme] (volume 2)Chapitre 101 sur 215 · DÉPARTEMENTS · texte numérisé non relu

DÉPARTEMENTS

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Aude, , Aveyron.

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Ille-et-Vilaine. Indre. « .

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Scine-Inféricure. : 32 Seine-et-Marne, . 17 Seine-et-Oise. , , 18 | Sèvres (Deux-) .« 40 | Somme. à +. + à 34 | Tarn. sie : 63 Tarn- et-Garonne. : 56 Vars. "4 2 © 53 Voucluse. . 48 vus a + 6 67 nne. . . 71 Vers (Haute- #: : 86 Vosges. , + « 8 Yonne. se Use 23

Passons aux établissements d’instraction supérieure. Parmi eux, les uns sont destinés à quelque enseignement spérial, et leurs cours sont obligatoires ; les autres sont libres, c’est-à-dire ne sont suivis que par des auditeurs bénévoles. Au nombre des premiers, on remarque les 6 facultés de théologie catholique, les 2 facultés de théologie protestante, les 9 fa-

cultés de droit, les 3 facultés de médecine, les 11 facultés des sciences, les 12 facultés des lettres et les 3 écoles de phsrmacie dont nous avons parlé dans le chapitre précédent, en exposant les circonscriptions universitaires. Nous n’avons donc pas à y revenir. Nous nous contenterons également de rappeler les 80 grands séminaires ou écoles supérieures ecclésiastiques destinées au recrutement du clergé. Le nombre moyen de leurs élèves est d'environ 7,500. Il y faut ajouter les 2 séminaires pro testants établis à Montauban et à Strasbourg, ainsi que l’École centrale rabbinique de Metz.

L'École polytechnique, créée en 4794 par la Convention nationale, jouit d'une célébrité européenne. Aussi a-t-elle servi de modèle pour la fondation d'institutions semblables dans tous les États civilisés. L'École se recrute par la voie du concours, et les élèves qui en sortent ont, suivant le rang qu’ils occupent, le droit de choisir les services publics dans lesquels ils veulent entrer. Les services auxquels sont admissibles les élèves de l’École polytechnique sont les mines, les ponts et chaussées, le génie maritime, le corps des ingénieurs hydrographes, le génie militaire, l'artillerie de terre, l'artillerie de mer, les poudres et salpètres, la marine royale, l'état-major, l’administration des tabacs, les lignes télégraphiques, enfin l'infanterie et la cavalerie. Les 7 premières de ces carrières leur sont exclusivement réservées. L'École polytechnique, malgré la diversité des fonctions auxquelles elle prépare, est placée sous l'autorité du ministre de la gucrre.

L'École des Mines et celle des Ponts et Chaussées, établies toutes deux à Paris, donnent à ceux des élèves de PEcole polytechnique qui y sont admis, l’enseignement spécial nécessaire à la carrière à laquelle ces jeunes gens se destinent. Quelques élèves externes sont admis à suivre les cours de l'Ecole des mines.

L'École normale supérieure établie à Paris forme des sujets pour le personnel de l’enseignement supérieur ou secondaire dans les établissements de l’Université. Les candidats n’y sont admis que par la voie du concours. On y reçoit de 30 à 35 Gléves chaque année.

Les établissements dont il nous reste à parlsr ne sont suivis que par des auditeurs libres, Leur inportance néanmoins est considérable, cer ce sont eux qui initient la jeunesec aux études de l’ordre le plus élevé. Eu première ligne se place le Collège de France, @ont la fondation cet

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due à François Ir, Ses chaires sont au nombre de 28. Leur simple énumération suffira pour montrer le rang qu’il occupe. Astronomie, Mathématiques, Physique mathématique, Physique expérimentale, Chimie, Histoire naturelle des corps inorganiques, Histoire naturelle des corps organisés, Médecine, Embryogénie comparée, Économie politique, Histoire philosophique des législations comparées, Histoire et morale, Archéologie, Langue et littérature grecques, Langue rt philosophie grecques, Éloquence latine, Poésie latine, Histoire de la langue française, Littérature française, Langues ct littératures slaves, Langues et littératures germaniques, Langues ct littératures de l’Europe méridionale, Langues hébraïque, chaldaïque et syriaque, Langue arabe, Langue persane, Langue turque, Langues et littératures chinoise ettartare-mantchou, Langue et littérature sanscrites.

Le Muséum d'histoire naturelle possède 15 chaires, toutes relatives aux sciences qui ont pour objet la nature inorganique et les êtres organisés. En voici la liste : Géologie; Minéralogie ; Chimie appliquée aux corps inorganiques; Chimie appliquée aux corps organiques; Physique appliquée à l’histoire naturelle ; Botanique (deux chaires); Cullure ; Anatomie comparée; Physiologie comparée; Anatomie et histoire naturelle de l'homme; Zoologie, Mammifères et oiseaux; Reptiles et poissons; Animaux articulés ; Mollusques ct Zoophytes. Là les cours sont d'autant plus fructueux qu’ils se font en présence des plus magnifiques collections minéralogiques, botaniques et zoologiques qui existent en Europe.

Une École spéciale des langues orientales vivantes a été fondée près de la Bibliothèque impériale. A l’époque de sa création par la Convention nationale, elle ne comptait que 3 chaires, elle en a 10 aujourd’hui : arabe littéral, arabe vulgaire, persan, ture, grec moderne, arménien, hindoustani, malais et javanais, thibétain, chinois vulgaire. 1l existe encore près de Ja Bibliothèque impériale, un cours d'archéologie, et une École des chartes où l’on enseigne la lecture et l'écriture des monuments écrits de l'histoire moderne. Enfin un cours d’astronomie est professé chaque année à l'Observatoire par l’un des membres du Bureau des longitudes.

Les sociétés savantes ou littéraires et les établissements scientifiques de tout genre concourent puissamment à la diffusion des lumières et au progrès de la culture intellectuelle chez les nations. On compte en

France environ deux cents sociétés littéraires ou savantes, non compris celles qui ont leur siége à Paris. Les principales d’entre elles seront mentionnées lorsque nous parlerons des villes où elles sont établies, Il en sera de même des bibliothèques publiques, musées, jardins bota niques, etc., que possèdent un assez grand nombre de villes. Nous n'avons à citer ici que les corps savants qui, siégeant à Paris, doivent être regardés comme appartenant à la France entière.

L'Institut impérial de France, par les illustrations qui l’ont composé et qui le composent, n’a pas de rival en Europe. Il est formé par la réunion de cinq sections portant le titre d'Académies. Académie française, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Académie des Sciences, Académie des Beaux-Arts, Académie des Sciences morales et politiques. L'Académie française qui a pour objet de conserver la pureté de la langue, comprend, à quelques fâcheuses et regrettables exceptions près, Les écrivains les plus distingués de notre époque. Elle ce compose de 40 membres. L'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres a pour objet principal le progrès des études historiques, archéologiques et philologiques. Elle se compose aussi de 40 membres ; mais elle compte sn outre 40 académiciens libres et 8 associés étrangers. L'Académie des Sciences est partagée en deux grandes classes : Sciences mathématiques et Sciences physiques, subdivisées chacune, la première en à et la seconde en 6 sections, qui se composent de 3 à 6 membres. Géométrie, 6 membres; Mécanique, 6; Astronomie, 6; Géographie et navigation, 3; Physique générale, 6; Chimie, 6; Minéralogie, 6; Botanique, 6; Économie rurale et art vétérinaire, 6 ; Anatomie et zoologie, G ; Médecine et chirurgie, 6; total 63, auquel il faut ajouter les 2 secrétaires perpétuels, un pour chaque classe. L'Académie des Sciences a encore une classe d'académiciers libres composée de 10 membres, une classe d’associés étrangers qui est de 8 membres seulement, et une À classe de membres correspondants qui compte une centaine de savants, } soit français, soit étrangers. L'Académie des beaux-arts est aussi partagée en sections : Peinture, 44; Sculpture, 8; Architecture, 8; Gravure, 4 ; Composition musicale, 6; total 40, non compris le secrétaire perpétuel. £lle à également 10 académiciens libres, 10 associés étrangers, el une quarantaine de membres correspondants. L'Académie des Sciences morales ct politiques se compose de 5 sections, Philosophie,

Morale et philo 5 acadé Le B Temps, et des égalem dans se compo graphe L’'Aca tomie thérapa anato légale médica bres, < sociés 6 Dans dans le illustré graveu occupe tient su tour à tent ce tuelle, nous p deux } Beaux- L’utilit esprits AU] même frança ritent

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Morale, Législation, Économie politique et statistique, Histoire générale et philosophique, qui comptent 6 membres chacune. Il y faut joindre 5 académiciens libres et 5 associés étrangers.

Le Bureau des Longitudes est chargé de rédiger la Connaissance des Temps, c’est-à-dire des mouvements célestes, à l’usage des astronomes et des navigateurs, et de la publier plusieurs années à l’avance. fl publie également chaque année l’Annuaire qui porte son nom. Le Bureau a dans ses attributions l'Observatoire de Paris et celui de Marseille. Il se compose de 2 géomètres, 4 astronomes, 2 anciens navigateurs, 4 géographe, 1 artiste, 4 astronomes-adjoints et 2 artistes-adjoints.

L'Académie impériale de Médecine est divisée en 41 seclions : anatomie et physiologie ; pathologie médicale; pathologie chirurgicale; thérapeutique et histoire naturelle médicale ; médecine opératoire ; anatomie pathologique ; accouchements ; hygiène publique, médecine légale et police médicale ; médecine vétérinaire; physique et chämnie médicales ; pharmacie. Le nombre des académiciens est fixé à 170 membres, savoir 60 titulaires, 40 adjoints, 40 associés non résidants, 20 associés étrangers et 10 associés libres.

Dans les beaux-arts, la France n’a pas eu la même prééminence que dans les lettres ct les sciences. Cependant son histoire artistique a été illustrée par un grand nombre de peintres, sculpteurs, architectes, graveurs et musiciens de premier ordre. Aujourd'hui même, elle paraît occuper le premier rang sous le rapport des arts plastiques ; mais cela tient surtout à la décadence actuelle de l'Italie. En musique, elle relève tour à tour de la France et de l’Allemague. Les compositeurs qui reprétent ce qu’on appelle l’école française font de la musique vive et spirituelle, mais ne connaissent guère le souffle de la passion. Il existe chez nous plusieurs établissements destinés à l’enseignement artistique. Les deux plus importants sont à Paris. C’est nommer l’École impériale des Beaux-Arts et le Conservatoire impérial de musique et de déclamation. L'utilité de ces institutions est révoquée en doute par de très-bons esprits.

Au point de vue moral, la France ne tient malheureusement pas le

même rang qu’au point de vue purement intellectuel. Le caractère français est remarquable par son extrême sociabilité. Les Français méritent toujours cette suprême réputation de politesse et de bonnes

mauières, dont sont encore bien loin les autres nations européennes les plus civilisées. Mais il est d’autres vertus plus importantes et plus aus. tères qui semblent chaque jour devenir plus rares. La fréquence des révolutions dont notre pays a été le théâtre, et d’autres causes qu'il est inutile &’énumérer, ont singulièrement affaibli dans toutes les classes de la nation, sans exception aucune, l'idée et le sentiment du devoir. Le succès chez nous sut généralement à justifier toutes les infractions à la loi morale, le désir de s’enrichir et de s’avancer est devenu le mobile principaldes actes d’une foule d'individus. C’est là une vérité triste à avouer ; elle est même à nos veux d'autant plus déplorable qu'il faut de longues années et de £“ ’ères leçons pour qu’un peuple qui a déchu au point de vue moral, puisse se relever complétement. La statistique criminelle confirme ce que nous venons de dire.

Dans la dernière période de vingt-cinq années, c’est-à-dire de 1826

MA Et à 1850 inclusivement, il a été jugé cn France, par les cours d'assises, MT FETE 434,003 accusations de toute nature, comprenant 185,075 accusés. dr E C’est donc une moy...ne de 5,350 accusations et de 7,403 accusés par

Nef année. Considéré par période de cinq années, le nombre des accusations et des accusés a peu varié, ainsi que le prouve le relevé suivant :

" Période de 1826 à 1830; accusations, 5,376; accusés, 7,130, ni LT — 1831 à 1835; 5,244; — 7,460.

Ni — 1836 à 1840; Ré 5,798; — 7,885.

LAN: __ 1846 à 1850; — 5,159; — 7,430.

2 Pr, er ASTE ER em g. = … LENS?

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La proportion entre le nombre des accusés ayant comparu devant Mer les cours d'assises et le chiffre de la population varie considérablement Mouc ; suivant les départements. Ainsi, la Seine a donné un accusé par EEE 4,385 habitants et la Corse par 4,672, tandis qu’il n’y a eu qu'un accusé à 4 pour 8,305 habitants dans l’fsére, un pour 40,000 dans la Creuse et un +4: PES pour 40,523 dans l'Ain.

Les accusations se divisent en accusations de crimes contre les personnes, et eu accusations de crimes contre les propriétés. Les premières QUeAS présentent une augmentation déplorable. En effet, de 1,354 que l’on AA M4 ee comptait, année moyenne, pendant la période de 1826 à 1830, leur rs nombre s’est accru progressivement jusqu’à la moyenne annuelle de 4,778 durant la période de 4846 à 1850. Les accusations d’assassinat en

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