‹ Géographie universelle ou Description de toutes les parties du monde [microforme] (volume 2)Chapitre 106 sur 215 · FR · texte numérisé non relu

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État civil des déposants.

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On place généralement les monts-de-piété dans la catégorie des éta-

PR #7 blissements de bienfaisance. Ils pourraient être classés, avec au moins ÿ EE autant de raison, dans celle des institutions de crédit. Quoi qu’il en soit, ï Ha 5 nous dirons que l’on en compte en France 45. Dans le cours de 1847, “A ris ils ont reçu 3,400,787 nantissements, sur lesquels ils ont prûté 1 48,922,251 fr. Mais le mont-de-piété de Paris figure , à lui seul, 1e : k pour plus de moitié dans ces opérations. En effet, il a admis 1,578,349 ue rec nantissements, sur lesquels il a prêté 28,108,019 fr. Les établissements + LE FE qui prennent rang à sa suite sont ceux de Lille, Marseille et Lyon, sans

qu'aucun d’eux cependant atteigne la dixième partie du mouvement de celui de Paris,

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Les associations de secours mutuels sont très-nombreuses en France. La plupart subissent à cette heure une réorganisation complète qui leur rendra leur tâche plus facile. Leur but unique est limité aux secours dans le cas de maladie et d’infirmités, 11 leur est interdit de s’engager à fournir aux vieillards une pension de retraite, car cette clause imprudente avait été pour plusieurs d’entre elies une cause de dissolution et de ruine. Les personnes appartenant aux classes aisées peuvent faire partie de ces associations, mais comme contribuables seulement ; elles sont exclues de toute participation aux secours gratuits.

La charité publique est aussi largement organisée dans notre pays que chez aucun peuple de l'Europe. Il existe, en effet, à Paris et dans les départements 1,164 administrations hospitalières dirigeant 1,338 hôpitaux ou hospices, dont les revenus s’élèvent à près de 54 millions, suivant Watteville, et à près de 57, suivant la statistique officielle. Selon les recherches de Watteville, 80 de ces administrations hospitalières possèdent plus de 100,000 fr. de revenu, soit ensemble 32,207,797 fr. ; 137 ont de 30 à 100,000 fr., soit ensemble 7,707,139 fr.; 278 n’ont que de 10 à 30,000 fr., soit 4,918,293 fr. en total ; enfin, le revenu annuel de 669 administrations est inférieur à 10,000 fr., de sorte que cette nombreuse catégorie n’a que 2,799,841 fr. Les administrations hospitalières les plus riches sont celles de Paris, 14,521,298 fr. de revenu ordinaire ; Lyon, 3,147,454; Bordeaux, 995,878 ; Rouen, 990,000 ; Marseille, 985,278 ; Lille, 777,102 ; Nantes, 713,817 ; Strasbourg, 609,802 ; Angers, 505,987 fr. Les départements qui renferment les administrations hospitalières les plus riches, après ceux de la Seine et du Rhône, sont ceux du Nord, qui ont un revenu de 1,970,828, de la Seine-Inférieure, 4,607,254, et des Bouches-du-Rhône, 1,559,233. Le mouvement des malades admis dans les hôpitaux pour y être traités est de 600,000 par année ; ils occasionnent une dépense annuelle d'environ 34 millions de francs. Les dépenses causées par les enfants trouvés s'élèvent à 10 millions environ. Le nombre de ces malheureux abandonnés est d’environ 100,000 par année. Une catégorie de malades est devenue, depuis quel-

* que temps, l’objet d’une préoccupation louable de la part des administrations hospitalières et du gouvernement, nous voulons parler des

aliénés, dont le nombre va croissant chaque année. De nouveaux établissements ont été créés pour les recevoir, et la science a recherché

avec zèle de nouveaux moyeus de traitement pour cette cruelle et atale maladie. Le nombre des individus admis dans les établissements publics consacrés au traitement de la folie a été, dans la période de 1801 à 1833, de 22,254, dont 9,105 hommes et 13,149 femmes. Dans la période qui s’étend du 1° janvier 1834 au 34 décembre 1851, le c'iffre des admissions s’est élevé à 22,739, dont 40,625 homrnes et 12,114 femmes. Ainsi pour la première période la moyenne des admissions n’a été que de 674 par année, tandis que pour la seconde elle a été de 1,337.

Use iustitution que l’on dit supérieure à celle des hôpitaux et hospices, mais qui a besoin d’un très-grand développement, est celle des Bureaux de bienfaisance. Leur but est de distribuer aux indigents des se. cours de toute naturc à domicile, et de leur faciliter, en cas de maladie, les moyens de se faire traiter et guérir chez eux. En 1833, on comptait déjà en France 6,275 bureaux de bienfaisance ; en 1841, il y en «avait 7.482, et leur nombre a dû aug'nenter depuis cette époque. Dans le cours de 1841, ils avaient secour 810,000 indigents environ, et leur avaient distribué 11 somme de 8,600,000 fr. Les ressources des bureaux de charité proviennent de revenus fixes, de quêtes en nature, de quêtes en argent, de legs et succes: ions,

« De l'an IX au 26 mars 1814, dit Legoyt, la valeur des dons etless faits aux hospices, aux hôp'taux et aux bureaux de charité a été d’à-peuprès 15 millions, ou d’un peu plus d’un million par an. Les dons immobiliers figurent dans ce chiffre pour un tiers. Du 27 mars 1814 au 31 juillet 1830, c’est-à-dire sous la Restauration, la valeur des dons etlegs s’est élevée à 51 millions, soit plus de 3 millions par année. Les libéralités immobilières sont cc nprises dans cette somme pour près du quart. Du 1er août 1830 au ler janvier 1847, les dons et legs atteignent le chiffre de près de 61 millions ou de 4 millions par an, et la proportion des immeubles aux capitaux mobiliers descend du quart au cinquième. Ces chiffres attestent, d’'uac part, que le développement de l'e:prit charitable en Frarce a suivi assez exactement les progrès de la richesse publique. Ils montrent, de l’autre, que l'autorité supérieure a montré une préférence marquée pour les libéralités mobilières, dans lintention très-louable de ne pas accroître trop rapidement les biens de main morie. »

Un savant stalisticien, Guerry, a dressé un tableau curieux qui indi-

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Yauclus Hérault Rhône.

Lozère.

Mayenne Gaivnne Bouches Var.

Côte-d'O Aude. .

Alpes (B Loire (E Drôme.

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Ardèche. Aveyron Pyrénées Sarthe.

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que la classification des départements, suivant leurs dispositions à Ja charité, et d’après le nombre des habitants qui, en dix ans, correspond à une donation ou à un legs en faveur des pauvres et des établissements de bienfaisance. Nous croyons utile de le reproduire.

Vaucluse . . + 1,246 | Marne (Ilaute-) . , 4,013 | Indre-et-Loire, . . 7,254 Hérault. . , + + 1,680 | Vosges. . , , + 4,040 | Ille-et-Vilaine, . . 7,686 Rhône. + + + + 1,983 | Isère. . . + > 4,077 | Loire-Inférieure. . 8,310 Lozère. . . . . 2,040 | Cantal, . . . . 4,095 Aisne . . . . . 8,901 Mayenne . . + 2,197 | Meuse. , «+ + + 4,196 | Vienne. . . ,. . 8,992 Garvune (Haute-). +. 2,286 | Seine . « + + ee 4,204 | Orne... + + « . 9,247 Bouches-du-Rhône , 2,314 | Yonne, . . + + 4,276 | Moselle, . . . 9,515 Var. : . « . 2,449 | Maine-et-Loire. . + 4,410 | Cher... + + + . 9,561 Côte-d'Or. + + 2,510 | Lot-et-Garonne . + 4.422 | Côtes-du-Nord. . + 10,387 Aude. .« + + + + 2,682 | Eure-et-Loire. . + 4,553 | Nièvre. . . . + 10,452 Alpes (Basses-) « . 2,733 | l'arn-et-Garonne. . 4,538 | Allier. . . . + 10,973 Loire (Haute-) . . 2,746 | Dordogne. . . + 4,687 | Creuse. , . . . 10,997 Drôme. + + » 2,829 | Loiret. . , + °e 4,753 | Indre. . + . 11,315 Gers. + + . + + 2,848 : Somme. , + + + 4,964 Pyrénées-Orientales. 11,644 dura. . . + + 3,012 | Giroude. . + + 5,076 Saône (Haute-), Q . 11,701 Gard . , + + + 3,048 : Ain. . + + + + 5,098 | Eure. . . + ,. . 11,712 Ardèche. ,; + + + 3,188 | Manche, , + + + 5,179 | Landes. . . . 12,059 Aveyron + + 3210 | Lot. . . . + + 5,194 | Charente- inférieure. 13,254 Pyrénées (Basses-) : 3,99 | Seine.et-Marne . . 5,303 e. . . 13,607 Sarihe. . « , + 3,357 | Oise. . . . + 5,501 enne (Haute-) . . 13,817 Doubs. , . + + 2,336 | Laoir- -et-Cher . . 5,626 re . + + 14,035 Loire. . . + + 3,446 | Pas-de-Ca'ais. . +. 5,740 | Rhin (Bas-) . . . 14,472 Tarn. . +. + + 3,419 | Puy de Dôme. , , 5,963 | Morbihan. , . . 14,739 Ariége. + + + + 3,512 | Pyrénées (Ilautes-). 6,001 | C'orréze. + + + + 14,995 Aube. . + + + 3,608 | Nord. . … + + 6,092 Sèvres (Deux-) . + 16,956 Saône-et-Loire. . . 4,710 : Ardennes, . , . 6,400 | Finistère. . 2,949 Meurthe. + + 3,912 | Khin (Haut-)}, , . 6,927 | Calvados. +. + 27,830 \larne. +. + 4,963 | Alpes ( Hautes}, , 6,962 | Corse, . < . . 37,015 Seine-et-Oise. + + 4,007 | Seine-lnférieure. , 7,245 |

a On remarque avec surprise, dit à ce sujet de Gérando, que parmi les départ ments de la France les plus riches, il en est plusicurs qui sont en même temps ceux où les donations de la bienfaisance sont les plus rares, par exemple : le Calvados, l'Eure, la Charente-Tnféricure. Il en cs’ au contraire dans les plus pauvres qui figurent parmi ceux où les donations sont les plus abondantes, comme l'Ardèche, la Lozère, le Jura, la Haute-Loire, les Ba:se:-Alpes, la Drôme, l'Aveyron. »

Au nombre des établissements philanthropiques créés sous le gouvernemeut de juillet, on doit distinguer les créches et les salles d’asile qui formeut le premier degré de l'éducation et de l'enscignement popuhires. Les c'èches reçoiveut les enfants pauvres au-dessous de deux ans. La mère apporte son eufant emmaillotté, vient l’allaiter aux heu res des repas et le reprend chaque soir, Dans les salles d'asile, on reçoit les cn.ants depuis l’âge de deux ans passés à six. Ces élablissements sont

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surtout utiles en ce qu’ils permettent aux mères de famille de consacrer au travail une grande pærlie du temps que :eur coûtait la surveillance de leurs pauvres enfants, et en ce qu’ils soustraient cès derniers aux dangers d’une surveillance tro» peu active et aux périls d’un vagabondage précoce. En outre, dans les salles d’asile, les enfants reçoivent les premiers éléments de l'instruction et se livrent à des exercices gymnastiques qui favorisent leur développement physique. La première crèche a été fondée à Chaillot, au mois de novembre 1844, par les soins de M. Marbeau. Depuis il s'en est créée plusieurs à Paris et dans quelques. uns de nos départements; il est cependant à regretter que leur nombre ne s’accroisse pas avec plus de rapidité. Il en est autrement des salles d’asile. La première a été fondée à Paris, en 1896, par les soins de M. Cochin. En 1837, on comptait déjà en France 261 établissements créés sur ce modéle ; en 1843, il en existait 4,489, recevant près de 100,000 enfanis. Le chiffre des salles d'asile et celui des enfants qui y sont reçus doit être à cette heure beaucoup plus considérable.

Il existe dans la plupart de nos grandes villes diflérentes associations charitables qui se proposent des buts divers : les unes sont purement philanthropiques, les autres sontplus spécialement animées par l'esprit religieux. Parmi celles-ci nous nous contenterons de mentionner l'œuvre de Saint-François Régis qui date de 1896. Elle est instituée pour exhorter au mariage les individus qui vivent hors des liens du mariage légitime, et créer ainsi une position régulière aux enfants nés de ces unions que condamnent la loi, la morale et la religion. Parmi les premières, nous ne mentionnerons que les sociétés de charité maternelle instituées dans le but de secourir les pauvres femmes en couches, de pourvoir à leurs besoins, et de les encourager à allaiter elies-mêmes leurs enfants. On comptait, il y a quelques années, 42 sociétés maternelles, établies dans les villes ci-après : Amiens, Angers, Angoulême, Arles, Auxerre, Avignon, Bordeaux, Bourg, Bourges, Brest, Carcassonne, Châlons-sur-Marne, Chartes, Châteauroux, Dijon, Draguignan, Elbeuf, Evreux, Lille, Limoges, Lyon, Meaux, Marseille, Metz, Montauban, Montpellier, Moviins, Nancy, : Narbonne, Niort, Orléans, Pau, Poitiers, Reims, Reunes, La Rochelle, Rouen, Strasbourg, Toulon, Toulouse et Tours.

Nous aurions encore à parler des colonies agricoies créées pour les enfants trouvés ou indigents, telles que celles de Ménil-Saint-Firmin

(Oise), mais 1 ce suje tentero Mettre (Scinements, jeunes et lens

Nous l'abbé d travaux muets beureu sement pombre blissem aveugle institut

FRANCE. 431 , consacrer D (oise), de Montbellet (Saône-et-Loire), de Petit-Bourg (Seine-et-Oise) ; LEA à urveillance mais notre cadre ne nous permet pas de nous étendre davantage sur ia

rniers aux } ce sujet, quel que soit son intérêt. Pour le mème motif, nous nous con- il n vagabon- tenterons de mentionner les colonies agricoles pénitentiaires, comme k çoivent les D Mettrey (Indre-et-Loire), Saint-Ilan (Côtes-du-Nord), et Petit-Quevill esgymnas- D (Scinc-Inférieure), consacrées aux jeunes détenus. Dans ces établisse- | emière crè- D ments, dus à l'esprit philanthropique le plus noble et le plus élevé, les les soins dé D jeunes détenus sont moralisés et formés à une vie nouvelle par le travail s quelques D et l’enseignement moral.

eur nombre Nous terminerons ce chapitre en rappelant que c’est à deux Français, s salles d’a- l'abbé de l'Epée et Valentin H:üy, que l'humanité doit les admirables s de M. Co- D travaux qui ont donné les moyens de rendre à la société les sourdsits créés sur muets ainsi que les aveugles-nés, et d’en faire des citoyens utiles. Mal- 100,000 en- D heureusement nous sommes bien loin de posséder le nombre d’établissont reçus 1 sements nécessaire pour remplir ce noble but. On évalue à 22,000 le : nombre dessourds-muetsen France, et il n’existe cependant que 43 étaassociations ! blissements recevant seulement 1,600 élèves environ. Pour les jeunes t purement D aveugles, la statistique est plus triste encore. Paris seul possède une

par l'esprit D institution qui leur soit consacrée, et elle ne renferme pas 200 élèves! nner l'œuvre D

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Description topographique de la France.

Les détails dans lesquels nous sommes entrés au sujet de la constitution géographique, géologique et hydrographique du territoire frauçais, nous dispensent de suivre ici la méthode qui nous a guidés dans notre description des autres contrées de l'Europe. Au lieu de grouper les départements français par régions climatologiques ou par bassins, nous décrirons chaque département dans l'ordre purement alphabétique. Nous savons par expérience combien cet ordre, tout défectueux qu’il puisse paraître au point de vue systématique, facilite les recherches; mais comme la partie de cet ouvrage qui est relative à la France sera assurément consullée bien plus souvent que la géographie des autres pays, nous avons pensé que ce plan offrait au lecteur un avantage incontestable.

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