COMMERCE SPÉCIAL
Valeurs exprimées en millions.
A ® + S = $ 3 à = 8 8 ë Ë À F PAYS DE PROVENANCE. Se | 52 18 | £9 2 2 5 EM 37 ET “ S | 5 Ë Report. . . . , . 1,121,3 | 945,0 | 1,156,4 | 100,0 47 | Possessions françaises dans l’Inde. , , . 0,4 0,3 0,3 0,0 48 | Hanovre... +. 0,3 0,3 0,3 0,0 49 | Meklembourg-Schwerin, , . . + , . 0,3 0,2 0 3 0,0 50 | Autres pays d'Afrique . , . ,. + , . 0,2 0,2 0,f 0,0 51 | Equateur . 4 . , , . . . , 0,2 0,2 0,2 0,0 52 Bolivia. . . . . . . . . . . . 0,2 0,2 0,2 0,0 53 | Chine, Cochinchine et Océanie. . . . . 0,5 0,1 0,2 0,0 54 | Philippines. Su et HN sr ti 7 e 0,2 0,1 0,1 0,0 55 | Possessions hollandaises en Amérique. . . 0,0 0,0 0,0 0,0 Totaux. . . 1,123,6 | 946,6 | 1,158,1 | 300,0
présentent sous un aspect plus affligeant encore. Sur ces 15,000 navires, on en trouve 10,000 au-dessous d': 30 tonneaux et 3,000 entre 30 et 400 tonneaux, Qu’on juge de ce qu'il reste en bâtiments de quelque importance. Autrefois les navires de 600 tonneaux et au delà étaient assez nombreux; c’est à peine aujourd’hui si l’on en trouve quelques rares échantillons au sein de nos ports. »
Le mouvement maritime de la France en 1851, tant avec ses colonies qu’avec l'étranger, à la voile et à la vapeur, a occasionné 34,636 voyages. La jauge totale des navires employés a été de 4,088,000 tonneaux. La part du pavillon français dans ce mouvement, a été de 44 pour cent (15,239) sur le nombre des voyages, et de 42 pour cent (1,716,960) en ce qui concerne le tonnage. Voici, rangées par ordre d'importance, les douze puissances avec lesquelles notre navigation
en,
maritime a présenté le plus d'activité en 1851, et la part proportion. nelle afférente au pavillon français avec chacune d'elles.
TONNAGL TOTAL, TONNAGE
proportionnelle du
du pavillon frrnçais, pavillon franc, gleterre . . . + . . 1,657,983 397,916 24 0/0 Etats-Unis. , ,. . , . 355,400 14,216 à Etats-Sardes. sie + Ce 170,096 86,749 5t Norwége. . : + + + 111,347 4,244 3 Deux-Siciles. . + + . , 199,714 49,291 38 Turquie. , , + + , + 129,523 100,758 78 Espagne. net | à té 118,420 43,815 37 Russie . rss À 68,558 24,796 28 Pays-Bas de br de 70,185 30,881 44 Toscane, Mer Ve 4 Se 67,807 44,075 65 Suède. . FR CONE PR 64,346 3,861 6 Brésil. SL NA 62,103 49,691 | 80
On voit par là que le Brésil et la Turquie sont les seuls Etats importants à l'égard desquels notre pavillon ait la supériorité. Si l’on envisage séparément notre navigation à voile et notre navigation à vapeur, il faut reconnaître que celle-ci offre un accroissement assez notable. Dans la navigation de concurrence hors d'Europe, elle a, en 1851, compté 50,000 tonneaux contre 24,000 en 4850. Mais qui ne sait combien la France se trouve distancée par l'Angleterre et les États-Unis sous le rapport de la marine marchande à vapeur?
Le mouvement général des marchandises et des denrées de tout genre, expédiées par le grand et le petit cabotage, a représenté 2,069,851 tonnes en 1850, et 2,121,520 tonnes en 1851. Sur ce dernier chiffre, 1,546,333 tonnes forment la part de l’Océan, et 575,187 celle de la Méditerranée. Sur 190,284 tonnes expédiées d’une mer dans l’autre en 1851, la part des ports de l'Océan a été de 59,881 tonnes, et celle des ports de la Méditerranée de 130,403. Sur les 2,121,520 tonnes ce marchandises transportées par cabotage en 1851, le pori de Bordeaux en a expédié 190,061; Marseille, 164,344; le Havre 141,327 ; Rouen, 122,534; Cette, 92,306 ; Nantes, 89,043. Parmi les ports de destination, Rouen vient en première ligne. fl a reçu 267,000 tonnes. Marseille vient ensuite avec 243,323. Bordeaux en a reçu 179,194; le Havre, 138,363 ; Nantes, 121,298 ; Dunkerque 109,428.
Les navires employés, soit d’ne mer dans l’autre, soit d’un pert à
un aut chandi semble est CO sente emplo tonnag la Mé (gran 6,444; 2,133.
Ces de dire Sans | vires ( abande Par nous bres ct cipaux et mai cultur gricul réunis pos de mer li guére sifs ; € nous ces, e comn sein | tion € mêm tions l’une
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un autre de la même mer, au transport des 2,121,520 tonnes de marchandises ci-dessus, ont eflectué 76,010 voyages et représentent ensemble 2,675,054 tonneaux de jauge. Dans ce total, le grand cabotage estcomn pour 1,196 voyages, et 162,372 tonneaux, ce qui représente uns ‘oyenne de 136 tonneaux par navire. Le pelit cabotage a employé 74,814 navires jaugeant 2,512,682 tonneaux. La moyenne du tonnage par navire a été, dans l’Océan, de 30 tonneaux, et de 53, dans la Méditerranée. Sur les 76,010 navires expédiés avec chargement (grand et petit cabotage réunis), Nantes en compte 7,678; Bordeaux, 6,444; Brest, 4,510 ; Marseille, 3,195 ; Le Hivre, 2,425; et Libourne, 9,133.
Ce serait ici le lieu de parler de nos pêcheries ; mais il nous sufñr'a de dire qu’elles suivent la décadence de notre navigation commerciale. Sans les encouragements ruineux que le gouvernement paie aux navires qui se livrent à la grande pêche, celle-ci serait complétement abandonnée.
Parmi les institutions qui se rattachent à l’industrie et au commerce, nous ne ferons que nommer les Chambres de commerce, et les Chambres consultatives des arts et manufactures établies dans tous les principaux. centres industriels de la France, le Comité consultatif des aris et manufactures élabli auprès du ministère du commerce et de lagriculture, et le Conseil général du commerce, des manufactures et de l’agriculture, composé de membres pris dans tous les départements qui se réunissent en session, toutes les fois que le gouvernement juge à propos de les consulter. Ces Chambres et ces Conseils, qui devraient former la représentation de tous les intérêts économiques du pays, n’ont guère été jusqu’à présent que les oïgan:s d'intérêts étroits et exelusifs ; aussi leur influence est-elle à peu près nulle. Un établissement que nous mentionuerons avec éloge, car celui-là rend de véritables services, est la Société impériale pour l’encouragement de l'industrie et du commerce. Cette société, fondée en 1802, a réuni et réunit dans son sein les noms les plus honorables dans la science, dans l’administration et dans l’industrie. Cest une association libre, qui se recrute ellemême. Elle ouvre des concours et décerne des prix pour les inventions utiles. Le gouvernement actuel est entré dans cette voie, qui est l’une des meilleurs manières de promouvoir le progrès de l’industrie,
en proposant des prix importants pour la solution des grands prose blèmes industriels.
Le Conservatoire des arts et métiers, créé par la Convention nationale, constitue à cette heure, par la nature et la variété de l’enseignement qui yest donné, ainsi que par la richesse de ses collections spéciales, une véritable faculté de l’industrie. On y compte 11 chaires : de physique, de chimie et de mécanique appliquée aux arts, d'économie industrielle, de géométrie descriptive, de dessin appliqué aux machines, de législation industrielle, d'agriculture, de zootechnie et de céramique.
Après le Conservatoire nous devons citer, comme les principaux établissements d’instruction industrielle qui existent chez nous, l'École de commerce, l’École centrale des arts et manufactures et le Collége Chaptal. Ces trois établissements sont situés à Paris. Les deux premiers sont des institutions privées, mais soutenues par le gouvernement : le dernier a été créé par la ville. Ces établissements remplissent parfaitement le but pour lequel ils ont été institués. Nous n’en saurions dire autant des trois Écoles d’arts et méuers établies à Aix, à Angers el à Châlons-sur-Marne, ainsi que des Écoles pour l’exploitation des mines fondées à Alais (Gard) et à Saint-Etienne (Loire).
Maintenant nous devons parler des institutions de crédit qui existent en France; car le crédit, comme personne ne l’ignore, est pour ainsi dire l’âme de tout le mouvement industriel dans nos sociétés modernes. En France, le crédit a été érigé en monopole absolu. La Banque de France a seule le privilège d'émettre des billets à vue et au porteur. Avant 1848, il y avait, dans plusieurs de nos grands centres industriels, des Banques également privilégiées, mais indépendantes de la Banque de Paris : celle-ci les a absorbées. Ce monopole injustifiable est, à nos yeux, la cause la plus puissante de la lenteur des progrès de Ja France dans les voies de la prospérité matérielle , comparativement à Ja Grande-Bretagne et aux États-Unis d'Amérique. Le tableau suivant indique les opérations faites et les produits bruts perçus par la Banqué de France et ses succursales pendant les années 1849, 1850 et 1851.