NOMS DES CERCLES. VILLES PRINCIPALES
RHIN MOYEN « e + + CARLSRUHE, 21,000 ; Pforzheim et Bruchsal, 7,000; Rastadt, 5,5t à Lahr, 5,400 ; Dourlach, 5,000; Bade, 4,000; Ofenbourg, 3, Ettiingen, 3,500.
BAS-RHiIN. « + + MANNHEIM , 22,000; Heidelberg, 12,000; Weinheim, 5,000; \\
theim, 3,600 ; Schw tsingen, 2,500; Philipsbourg, 1,300, HauT-Linin . << + FRibourG, 14,000; Brisach, 3,000; Lorrach, 2,300, Se Lac ou SGE. » 5 08 ConsTANCE, 5,000; Willingen, 3,4003 Uberlingen, 2,700; D | p'incipau naueschingen, 2,500. + distingue mière pla Carlsruhe, capitale du Grand-Duché, est une jolie ville, bitie sur un pi p Heidelb4 régulier, dont toutes les rues principales sont disposées en éventail fi scientifiq aboutissent à la place située aü-devant du château grand-ducal. GES l'année 4 reuarque de belles maisons particulieres dont trois peuvent être cc: ÿ jouit, da sidérées comme des palais. Quant aux édifices publics, les principüff une très
re, de foret © sont le chdteau grand-ducal, avec de magnifiques jardins, les deux it pas excessive À églises évangélique et catholique, le thédtre, le bâtiment dn musée et celui
t La fabrication de l’Académie, et enfin les deux belles portes de Dourlach et d’Ettlingen. aque ape pri À Parmi les établissements scientifiques et littéraires, nous citerons le e. Le tis-a ie dé À lycée, l'école polytechnique, l’école militaire, l'école vétérinaire, l'institut des tun grand con. À sourds-muets, là bibliothèque, le jardin botanique, la galerie de tableaux, et et sur les fit le cabinet des médailles.
allemands. l: © Dans le même cercle, nous trouvons à l’est de la capitale, Dourlach, r sout des h: Ÿ ancienne résidence des margraves de Bade; au nord, Bruchsal, remar- 1. ; quable par son ancien château; au sud, Pforsheim, la ville la plus in-
1819, que t . nonobstant là 1e, Sur ce tot 4 JO protestants à :
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dustrieuse du duché ; Rastadt, fameuse par les congrès qui s’y sont tenus, et importante par son commerce ainsi que par son chéteau, qui renferme de belles collections scientiliques ; Bade, célèbre par la beauté de ses environs et par ses eaux thermales qui attirent chaque aunée plusieurs milliers d'étrangers ; ct Lakr, florissante par son industrie et par son commerce.
Mannheim, située au confluent du Necker et du Rhin, est la ville la plus importante du Grand-Duché. Elle est aussi regardée comme une ont été fort mit # des plus belles villes de l'Allemagne. On peut lui reprocher cependant heure 2 univers # une régularité trop mathématique, toutes ses rues se coupant à angles { droits, et toutes les maisons ayant la même hauteur. Le long du Rhin ‘ s'étend son vaste chdteau grand-ducal qui contient uné belle collec- 1 tion d’antiquités, de dessins, de tableaux, d'histoire naturelle, et les A restes de son ancienne bibliothèque, riche encore de 70,000 volumes. 7,000; Rastadt, 51ÈM Le sautres édifices remarquables de Mannheim sont l’ancienne église des 20; Ofenbourg, SEA suites, le thédtre, l'observatoire et le bâtiment qui renferme la Bourse einheim, 5,000; Wi | et la douane, Le lycée, l’école de commerce, l'Académie de peintureet de sculpsbourg, 1,300. °
en 4 cercles :
io 2,700; D { principaux établissements peur l'instruction publique. Mannheim se « distingue en outre par son industrie et passe avec raison pour la pre- 4 mière place commerciale du Grand-Duché,
le, bâtie sur un pl ; Heidelberg, sur le Necker, doit son importance à ses établissements
sées en éventail scientifiques et littéraires. Son université, dout la fondation remonte à
grand-ducal. Ui A l'année 1386, compte 43 professeurs et environ 800 étudiants. Elle
peuvent être ci k jouit, dans toute l'Allemagne, d’une réputation méritée. Elle possède
lics, les principiff une très-nombreuse bibliothèque et de prégicuses collections scienti-
ture, l'école de dessin, celle de musique, ct le jardin botanique sont ses
fiques. Sur le penchant du mont Gci-berg qui domine la ville, on admire les restes du vaste et magnifique chdteau des électeurs. Cest dans ses caves que se trouve le fameux tonneau dont la capacité cit évaluée à environ 300,000 litres. La petite ville de Schvetzingen, au sul d’Hcidelberg, doit être citée à cause de son superbe cadteau, et de sc: magnifiques jardins. Philipsbourg était jadis une des plus fortes places de l'Europe : mais depuis 4809, elle est démantelée.
Dans le cercle du Haut-Rhin, nous ne nous arrêterons qu’à Friboury, appelée Fribourg en Brisgau, pour la distinguer des autres villes de même nom. C'est une ville fort ancienne, située sur le Treizam, au pied du Schwarzwald. Elle est surtout curieuse par sa belle cathédrale gothique, dont la flèche est l’une des plus hautes de l'Europe. Le palais du grand | duc, celui de l’archevéque et le thédtre méritent aussi d’être cités. L'université, avec une nombreuse bibliothèque, un jardin botanique ct de belles collections scientifiques, tient le premier rang parmi les établissements d'instruction que possede Fribourg. Disons encore que celte ville est importante par son commerce.
Le chef-lieu du cercle appelé du Luc, parce qu'il confine au lac de E. Constance, est la ville du même nom. Mais comme elle est siluée sur h À
rive suisse ou méridionale de cette belle nappe d’eau, nous en avons déjà parlé en décrivant le canton helvétique de Schaflouse. Parmi les autres très-petites villes du cercle, nous mentionnerons seulement celle de Donaueschingen, avec un beau château qui renferuie un théâtre
et une riche bibliothèque. C’est dins la cour de ce château, qui est hE*
résidence du prince de Fürstenberg, que naît le ruisseau regardé par plusieurs auteurs comme la véritable source du Danube.
SECT. 6°. — Royaume de Saxe.
La Saxe était l’une des puissances prépondérantes de l’Allemag're, lorsque l’ascendant pris par la Prusse vint la rejeter dans un rag tour à fait secondaire. Les guerres de l'empire changèrent pour ui temps cet état de choses. L’électeur de Saxe reçut de Napoléon le titre
de roi, et, ce qui est plus substantiel, un accroissement de teriitoit Rs qui doubla ses anciennes possessions. La fidélité du roi à son bicnli M! rs ”
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EUROPE : ALLEMAGNE. 97 conserva bien son tir :yal, mais il fut obligé de rendre toutes ses nouvelles acquisitions, :: même de céder quelques parties de ses propres domaines. Aujourd’hui la superficie du royaume ne dépasse pas y38 lieues carrées; mais la population y est fort dense. Elle s'élevait en 1837, à 1,652,114 âmes, chiffre qui donne 14,762 habitants lieue carrée.
Le royaume est borné au nord, par la Prusse, à l’est par la Bohôme
au sud par ce dernier pays et par la Bavière, à l'ouest par la Prusse à les duchés de Saxe. Entre la Saxe et la Bohème s'élève la chaîne do l'Erzgebirge ou Monts métalliques, ainsi nommés à cause des richesses minérales qu’ils recèlent. La grande plaine saxoune est arrosée par plusieurs cours d’eau considérables. L’Elbe, après avoir franchi la vallée qui sépare l’Erzgebirge du Riesengebirge, traverse la Saxe du sud-est au nord-ouest. La partie orientale de la Saxe est arrosée par la Neisse
la Sprée et l’Elster-noir; la pare occidentale par la Mulde, la Saule ï la Pleisse, affluent de la Saale. Le sol saxon est généralement fertile, il est d’ailleurs cultivé avec soin et intelligence. Malgré cela, il ne rc duit pas assez de céréales pour les besoins de sa nombreuse population, La race ovine de la Saxe jouit d’une haute estime ; la laine qu’elle donne est une des plus recherchées de l’Europe. On évalue à près de 1,500,000 le nombre de tètes de cette espèce. La Saxe possède des forêts Sonaiés rables ; toutefois, depuis la perte des immenses forêts de ia Lusace et de la Thuringe, ses bois ne peuvent suffire à l’approvissonnement des manufactures et des usines métallurgiques. L'exploitation des mines, quoique entre les mains du gouvernement, est dirigée avec une née ot une habileté qu'on n’a surpassées nulle part. Les mines D inibaes sont celles d’argent, de plomb, de cobalt, d’étain, de cuivre et de fer
L'industrie mauufacturière est plus avancée en Saxe que dans tout lé reste de PAllemagne; elle occupe, dit-on, les trois cinquièmes de la population. On y fabrique une quantité considérable de toiles et de tissus de laine; quant aux étoffes de coton, la Saxe surpasse tous les autres pays germaniques. La Saxe renferme aussi un grand nombre de papeteries et d’imprimeries. Les porcelaines de Dresde et de Meissen tiennent le premier rang parmi les produits de ce genre fabriqués en Allema=
98 CHAPITRE DIX-NEUVIÈME, mais Leipzig est en outre le centre d’un commerce de commission con» loin": sidérable.
[ET ue La population de la Saxe presque toute entière professe le protestan. + | tisme; on ne porte guère qu’à 60,000 environ le nombre des catholi- " ques; la famille royale appartient à cette dernière communion, L'inx 1 AUUIPE truction publique est généralement très-répandue en Saxe; cependant he. onn’y compte qu’uue seule université, et les écoles ne sont pas auxi DUT nombreuses que dans d’autres États. Le gouvernement de la Suxe est “il h : un des gouvernements allemands qui ont le plus conservé le caractüre r } ce féodal. Les États n’ont qu’une autorité fort limitée, et ils ne représond'u . tent que le clergé, la noblesse et les corporations marchandes, Leg paysans n’y sont pas représentés quoiqu’ils supportent la plus grande partie des charges publiques. On évalue les revenus du royaume à 94 % ou 29 millions de francs et la dette publique à 93 millions, L'armée se np, compose de 40 à 42 mille hommes sur le pied de paix et 17,000 sur le hs pied de guerre.
ME, Administrativement le royaume est divisé en 5 cercles, dont nous al. | lons indiquer les noms, les chefs-lieux et les villes les plus considée Mi. rables.