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Le gouvernement d'Erfurt est le moins étendu des trois gouverne. ments qui partagent la Saxe prussienne. £rfurt, sur la Gerra, état jadis l’une des principales cités, et le marché central du nord de l'Ar lemagne; mais aujourd’hui elle a complétement cédé la palme à Leipsick, ct, au lieu de 60,000 habitants, n’en compte plus que 25,000. Cependant elle possède encore une industrie variée et un commerce assez étendu. La ville est construite dans l’ancien style et pourtant ne renferme pas d’édifices remarquables. Les seuls que l’on puisse ciler sont la cathédrale, fameuse par sa cloche qui pèse, dit-on, 27 milliers, le palais du gouvernement et le bâtiment de la bibliothèque publique. Celle-ci est riche de 25,000 volumes environ. On trouve réunis dans Erfurt un grand nombre d'établissements scientifiques et littéraires, tels qu'un Académie des sciences, l’école de mathématiques, celle du commerce, celle des arts et de l'architecture, CeÎle des méliers, deux gymnases, un musée d'objets d’art et d'histoire naturelle, un fardin botanique, etc. N'oublions pas de dire qu’Erfurt est une des places fortes les plus importantes du royaume.
Les autres villes du gouvernement d'Erfurt ne sont pas assez curieuses pour nous arrêter. Les trois priacipales qui sont : Nordhausen, au sud du Hartz, Mulhausen, sur l’'Unstrutz, et Langensalza, à quelque distance de la Salza, sont florissantes par leur industrie et leur commerce. Nordhausen possède un très-grand nombre de distilleries. Elle renferme à peu près 11,000 âmes, Mulhausen, 10,000, et Langensalza, 3,000. Heili. genstadt, petite ville de 4,000 hak:lants, située sur la Leine, doit &u. citée à cause de la charmante cascade que eetic rivière forme dans ses environs.
Voici maintenant les noms et la population des villes de troisième ordre que possède la Saxe prussienne : Suhla, 6,000 ; Kalbe ct Eilenboury, 4,500 ; Gardeleben, 4,300; Neu-Haidensleben, 4,000; Tangermunde et Delitzsch, 3,500 ; Barby, Querfurt, Worbis, 3,200; Osterwick, Wanzleben, Wuimirstadt, Stollberg, Bilterfeld, Weissensee, Wandersleben et Ziegenrück, 3,000; Etirich, 2,500, etc.
Il nous reste encore à parcourir les possessions de la Prusse situées à l’ouest du Weser, et détachées, ainsi que nous l'avons dit, des territoires de la monarchie que nous venons de passer en revue : ce sont la Westphalie et la Province rhénane.
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La Westphalie prussienne est, comme la province que nous venons de parcourir, une aggrégalion de parcelles détachées ; mais, au moyen de cessions el d'arrondissements, le gouvernement est parvenu à en faire un territoire assez compacte, qui est situé entre le Hanovre et la Hollande, et qui s'étend des bords du Weser presque jusqu’à ceux du Rhin. La Lippe divise la Westphalie en deux moitiés, l’une septentrionale, l’autre méridionale, Celle-ci est couverte de montagnes très-peu élevées, qui sont des rammifications du Hartz : aussi une grande partie du sol est-clle impropre à la culture des céréales ; mais en revanche elle est revètue de belles forêts, La moitié septentrionale fait partie de la grande plaine germanique, et offre beaucoup de terrains sablonneux et marécageux : cependant on y rer contre des terres fertiles en grains. L'industrie n'a pas fait dans cette province autant de progrès que dans les provinces rhénanes, Elle abonde cependant en fer et en houille. Elle a aussi de riches mines de sel. Cette province est partagée en trois gou- Verncments qui ont pour chefs-licux Munster, Minden et Arensberg.
Munster, caj 'ale de toute la Westphalie, en est la seule ville considé rable, Cette ville, qui était jadis la résidence d’un évèque souverain, est fameuse dans l'histoire moderne par les excès qu'y commirent les Anabaptistes pendant leur domination éphémère et par tout ce qui s’y passa jusqu'au jour où le prince-évêque put parvenir à y rentrer. Dans le xvur siccle, la signature du fameux traité de paix de Westphalie qui fut signé dans ses murs, en 1648, ajouta encore à la célébrité de son nom. Munster est une ville assez bien bâtie, située sur l'Ahe, non loin du confluent de cette rivière avec l’Ems. Ses principaux édifices sont la oathédrale, l'église de Saint-Lambert et l'ancien palais épiscopal. Elle possede de nombreux établissements d'instruction publique, soit pour les diverses sciences, soit pour les lettres. On évalue sa population actuelle à 22,000 Ames. En 1817, celle-ci ne s'élevait pas à 13,000.
Minden, sur le Weser, est la seconde ville de la Westphalie, quoiqu'elle n'ait que 10,000 habitants. Elle est importante par son commeree et surtout par ses fortiñcations. Sa cathédrale gothiqne est un édifice remarquable. Les environs offrent des sites très-pittoresqnes. C'est duns son voisinage que se trouve entre les deux montagnes de Jacobsberg et de Wittikindsberg le passage connu sous le nom de porte westphalicnne, à travers lequel coule le Weser. Herfurd et Bielefeld, la
première située sur le Werra, sont deux villes de 7,000 et de 6,000 âmes ron florissantes par leurs manufactures de toile. On fabrique aussi à Biele- les feld une grande quantité de pipes d’écume de mer, c’est-à-dire de } risé pipes en magnésie carbonatée, Paderborn, après avoir joui d’une grande ; de
célébrité dans le moyen âge, est aujourd’hui complétement déchue. Ses | les: édifices les plus remarquables, qui attestent son antique splendeur, sont | dépi Ja cathédrale, bâtie sur la source du Pader, et l’ancien palais des empe- ; tre reurs d'Allemagne, le Fürstenberger-Hoff. Parmi ses établissements d'in ‘ com
struction publique, nous citerons son gymnase avec une riche biblio En « thèque, Paderborn n’a que 6,000 habitants. mat
Arensberg, quoique chef-lieu du gouvernement de ce nom, ne mérite cha pas de nous arrêter. Il nous suffira de dire qu’elle est située sur la d'e Rubhr, et renferme 4,000 habitants. Les autres villes de ce district ne riers
sont pas en général beaucoup plus peuplées; mais plusieurs d’entre plus elles se distinguent par leur activité industrielle. Soest, avec 8,000 àmes, gen et Hamm, avec 5,000 âmes, ont de nombreuses fabriques et blanchisse- par ries de toiles. Iserlohn, avec 6,000 habitants; Altena, avec 4,000; tion Hagen et Dortmund, avec 5,000 ; Siegen, avec 4,000 ; Brilon, avec 3,000, flue | sont remplies d’usines et d’ateliers où l’on fabrique une quantité pro- lp digieuse d’articles en fer, cuivre et laiton. Lippstadt, petite ville de D 3,500 âmes, sur la Lippe, est possédée en commun par le roi de Prusse vinc et le prince de Lippe-Detmold. est Les autres villes de la Westpnalie, qui nous ‘paraissent devoir être us nommées, sont : Kæsfeld, 4,500; Warendorf, 4,000; Unna, 3,500; lièr Hocter, Warbourg, Wiedenbrück, Schwelm et Werl, 3,000; Beckling- pen hausen, 2,500. ooll La Province rhénane est, ainsi que nous l’avons vu, partagée en cinq "7? régences, dont les chefs-lieux sont Dusseldorf, Cologne, Aix-la-Chapelle, On Coblentz et Trèves. Les deux premières comprennent la plus grande chi partie du territoire qu’on appelait naguère province de Juliers-Clèves-Bery, A tandis que les trois autres comprennent l’ancienne province nommiée ge: Rhin inférieur. La province de Juliers-Clèves-Berg se compose des trois dér grands duchés de ce nom, de la ville et d’une partie de l'évêché de Co- Qu logne, de la Gueldre prussienne, des territoires qui appartenaient aux a princes-abbés d’Essen et de Werden, et de quelques autres parcelles .
moins importantes. Sa plus grande étendue du sud au nord est d’envi-
et de 6,000 âmes que aussi à Bieleer, c’est-à-dire de joui d’une grande èment déchue. Ses e splendeur, sont palais des empeblissements d'in une riche bsbliv.
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2 mnt.
EUROPI ALLEMAGNE, 69 ron 35 lieues, et le Rhin la traverse dans toute sa longueur. De tous les pays que possède la Prusse, il n’en est aucun qui ait été moins favorisé de la nature. A l’est du fleuve s'étend sans interruption une chaîne de montagnes qui comprend le fameux groupe appelé Siebengebirge, ou les Sept Montagnes. Malgré leur peu d'élévation, car leur hauteur ne dépasse pas 2,000 pieds, ces montagnes: sont nues et escarpées. De l’autre côté du Rhin, il est vrai, on voit une vaste plaine; mais celle-ci se compose presque entièrement de terrains sablonneux ou marécageux. En conséquence, le sol ne produit pas assez de grains pour la consommation des habitants ; la seule récolte qui soit abondante est celle du chanvre. Nonobstant ces désavantages naturels, ou peut-être à cause d'eux, cette province est devenue l’un des grands centres manufacturiers de la Prusse; elle est aussi celle dont la population relative est le plus considérable. La métallurgie, la fabrication des tissus de tout genre et la manufacture du tabac sont les industries capitales de cette partie de la Province rhénane. Quant à son commerce, 1l est proportionné à sa production industrielle : il se fait par le Rhinet par ses affluents navigables, la Rühr et la Lippe; la Meuse arrose aussi la partie la plns occidentale de la province.
Dusseldorf, chef-lieu de la régence la plus septentrionale de la province, est située sur le Rhin et le Dussel qui lui a donné son nom. Elle est regardée à juste titre comme une des plus belles villes de l’Allemagre. Elle renferme plusieurs places spacieuses ; ses rues sont régulières avec des maisons bien bâties; enfin de charmants jardins occupent ses environs. Parmi ses édifices publics, on cite surtout l’église collégiale, le vieux château, la grande caserne de cavalerie et l'hôtel des
* monnaies, Citons aussi la belle statue équestre de l'électeur Jean Guillaume.
On y remarque, comme dans toutes les villes importastes de la monarchie, un grand nombre d'établissements scientifiques et littéraires. Ainsi, elle possède un gymnase, une école polytechnique, une bibliothèque de 30,090 volumes, un riche cabinet de physique, un observatoire. L'Académie des Beaux-Arts de Dusseldorf est célèbre dans toute {’Allemagne. Quant au musée de tableaux, il a perdu ses trésors les plus précieux, qui ont été transportés à Munich. Dusseldorf a aujourd’hui une population de plus de 27,000 âmes. Elle renferme des fabriques de diverse nature et fait un commerce d’expédition considérable. En descendant le
70 CHAPITRE DIX-NEUVIEL + Rhin, on trouve, sur la rive droite du fleuve, Wesel, importante à la fois comme forteresse et comme place commerciale; on lui accorde 12,000 habitants.
Dans le territoire situé à l’est du Rhin, nous remarquerons d'abord Elberfeld, grande ville de 34,000 âmes, bâtie sur le Wipper, l'un des af luents du fleuve. Elberfeld doit être mise au premier rang des villes manufacturières de l'Allemagne. Elle réunit les industries les plus diverses; on y fabrique des étoffes de coton, de soie et de laine, des dentelles, de la passementerie et une quantité d’objets de quincaillerie. Les bords du Wipper, à partir d’Elberfeld, sont couverts par plusieurs villages presque contigus dont toutes les maisons sont des manufactures du même genre que celles de cette dernière, et dont la population collective dépasse 25,000 Amos. Remscheid, ville nouvelle de 9,000 habitants, a des usines de fer, des forges et des fabriques de quincaillerie qui font l'objet d'un commerce considérable. Solingen est depuis longtemps célèbre par ses armes et sa coutellerie, qui occupent non-seulement ses 4,000 habitants, mais encore ceux de plusieurs villages voisins. Lennep, autre petite ville de 5,000 âmes, à une lieue WElberfeld, prospère par ses manufactures de draps et d’étofles diverses. Duisbourg, sur la Ruhr et à peu de distance du Rhin, est importante par son gymnase, ainsi que par ses fabriques de draps, de toiles, de savons, et sa grande manufacture de tabac; elle a un peu plus de 5,000 habitants. Nommons encore les villes d’Essen et d’Emmerich qui renferment, la première 5,300, et la seconde 5,000 âmes.
Sur la rive gauche ct dans le territoire à l’ouest du Rhin, les villes principales sont : Crefeld, avec 20,000 âmes ; Neuss et Clèves, avec 7,000; Gladbach, avec 4,000 ; Kemprn et Geldern, avec 3,"00 ; Meurs et Xanten, avec 3,000. Crefeld est une jolie ville moderne qui doit sa prospérité à ses manufactures, dont les plus importantes sont celles de soie, de draps et autres étoffes. Clèves est aussi une jolie ville qui se distingue par son industrie. Elle renferme quelques beaux édifices, et possède un gymnase ainsi que d’autres établissements scientifiques. On vante encore la beauté de ses environs.
Cologne, en allemand Kæln, située sur la rive gauche du Rhin, est une des plus anciennes et des plus importantes villes de l’Ailemagne. Sous les Romains elle était déjà célèbre sous le nom de Colonia Agrippina.
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EUROPE : ALLEMAGNE, 71 Cependant, par suite des vicissitudes que celte ville à éprouvées, on n'y trouve que fort peu de débris de la période romaine, Sous la domination des Frances, elle devint la résidence de plusieurs rois de la première race, et, plus tard, elle partagea avec Aix la-Chapelle l'honneur d'être celle de l'empereur Charlemagne, En 957, elle fut érigée en ville impériale, et conserva ce titre jusqu’en 1797, Au xiv° siècle, les archevôques souverains recurent celui d’électeurs et le conservèrent jusqu'à la même époque.
Les rues de Cologne sont tortueuses, étroites et sombres ; ses maisons sont généralement bâties dans l'ancien style; en un mot, elle est loin d’être une jolie ville. Mais en revanche elle renferme un assez grand nombre de monuments remarquables.
Parmi eux, la cathédrale occupe le premier rang. Si elle eût été achevée, cette église serait incontestablement le plus grandiose et le plus magnilique spécimen de Parchitecture gothique. Son plan offre une régularité et une symétrie parfaites, comparables à celles qui caractérisent les monuments de l’art antique. L'emplacement sur lequel elle est bâtie était occupé par l’ancienne cathédrale construite à l'époque de Charlemagne. Mais cetts dernière ayant été détruite par le feu en 1248, l'archevêque Conrad résolut de rebâtir sa cathédrale au même lieu, et, dès l’année suivante, c’est-à-dire le 14 août 1249, il posa la première pierre de la nouvelle église. Des quêtes faites ‘dans toutes les contrées de l’Europe rapportérent des sommes considérables, et tout faisait espérer quel’exécution destravaux marchcrait avec rapidité. Mais on dut bientôt renoncer à cette espérance. Les archevèques de Cologne eurent à soutenir des guerres qui absorbèrent toutes leurs ressources» et l'architecte Gérard, quidirigeait les constructions, en 1957,abandonna la ville pour se retirer à Bonn. Malgré cela les travaux ne furent pas interrompus; mais ils marchèrent avec une extrême lenteur. La consécration du chœur eut lieu le 27 septembre 1322, c’est-à-dire 73 ans après la pose de la premicre pierre. A cette époque, les travaux se ralentirent encore davantage, et, vers 1370, le zèle des fidèles se refroiait complétemeri, à cause des abus qui s'étaient glissés dans l'administra-
tion des fonds. Sous l'archevêque Thierry de Mocrs, en 1437, la tour
méridionale étant parvenue au troisième étage, on y suspendit les cloches. Dans les premières aunées du xvr° siècle, la nef s'élevait jusqu’à la
TE
72 CHAPTIRE DIX-NEUVIEUE,
hauteur des chapitaux des ailes, et on commença la voûte des bas-côtés du nord. La tour septentrionale fut poussée égaiement jusqu’à la hauteur de cette voûte. Les magnifiques verricres qui décorent les fenêtres de ce côté furent posées à la même époque; mais malheureusement les guerres civiles, causées par la réfornie, amenèrent définitivement |: cessation des travaux. Cet édifice, ainsi que nous Pavons dit, a été conçu sur des proportions gigantessues. En effet, il a plus de 452 mètres de long ; la longueur du transsept est d'environ S9 mètres ; la haute r des toits dépasse 60 mètres; enfin les tours, qui ont 30 mètres 50 centimetres de largeur à leur base, devaient atteindre l'élévation inouïe de 452 mètres. Depuis près de trente ane, l’on a formé le projet de terminer cet édifice qui serait alors sans rival dans le monde; maisles fonds que l’on y consacre sont tout à fait insuffisants.
Après ce temple merveilleux, on doit citer l’église Notre-Dame du Capitole, dont le chœur supérieur date du vi siècle ; l’église des Saints- Apôtres, construite au xr' siècle; celle de Saint-Géréon, bâtie également dans le x1° siècle, mais dont la vaste et hardie coupole est de con<truction moderne ; l'hôtel de ville, remarquable par son beau portail ; l'entrepôt des marchandises, avec une çalle qui peut contenir 4,000 personnes ; l'école centrale, ci-devant collége des Jésuites; la Bourse, le palais de justice et le théâtre. Ces trois derniers sont des constructions toutes récentes.
Les établissements scientifiques et littéraires de Cologne sont dignes de l'importance de la ville. Les principaux sont: les deux gymnases, le séminaire archiépiscopal, la haute école bourgeoise, le musée Walraf, les trois bibliothèques, dont l’une est riche de 60,000 volumes, le cabinet de physique, l’amphithéätre anatomique et Ie jardin botanique. Cologne est encore célèbre par ses trésors d’un autre genre ; nous voulons parler de ces reliques peut-être apocryphes qu’on croit cependant pouvoir exposer à la vérération publique; tels soni : le sarcophage des trois Rois mages, la ceinture de la sainte Vicrge, la crosse de saint Pierre, et des osse-
ments des 41,000 vierges.
Cologne est encore importante comme place de gucrre et comine
place commerciale. Le sysième de ses fortifications embrasse la petite ville de Deurz, située sur la rive droite du Rhin, et réunie à Cologne par un pont de bateaux. L'industrie de cette grande ville est peu de chose emparativement au chiffre de sa population qui dépasse 72,000 êmes,
env c indus!
Cologn merce A5 lajolic ferme rons, | vêques beau versité mande un obs gymna:
phalie deux perfur!
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EUROPE : ALLEMAGNE. 73 en v comprenantcellede Deutz qui est de 4,000. L'une de sesrrincipales idustries consiste dans la fabrication de l’eau spiritueuse, dite eau de Cologne, dont il s’exporte chaque année pour 2,500,000 francs. Son come merce est bien plus florissant grâce à sa situation favorable sur le Rhin.
À 5lieucs au sud de Cologne et sur la même rive du Rhin, s’éleve lajolic ville de Bonn, bâtie dans une position charmante. Bonn renferme plusieurs édifices remarquables, au nombre desquels nous citcrons, le château, qui, après avoir été longtemps la résidence des archevêques de Cologne, a été restauré et consacré à l’université; la cathédrale, beau moument gothique du xn° siècle, et l'hôtel de ville. L'université de Bonn occupe un rang distingué parmi les universités allemandes : elle a une nombreuse bibliothèque, un cabinet de minéralogie, un observatoire, ete. Après cet établissement, on doit mentionner le gymnase, l’école de commerce, et 1e musée des antiquités rhéranes et westphaliennes. La population de la ville est estimée à 14,000 habitants. Les deux petites villes de Milheim-am-Rlein, avec 4,500 âmes, et de Wipperfurt, avec 3,000, ne méritent pas de nous arrèter. Nous nommerons encore Zülpich, l'ancienne Tolpiacum, où Tolbiac, bourg de 1,200 habitants, situé à 5 licues à l'ouest de Bonn, à cause de sa célébrité historique qu’elle doit à la victoire remportée par Clovis en 496.
La partie de la Province rhénane qui portait jadis le nom de Rhin inférieur , est située au sud de la précédente et par conséquent s’étend le long du cours supérieur du fleuve. La plus grande portion de son territoire appartenait, avant la révolution, à l'archevêque de Trèves, l’un des électeurs de l'empire. Gette province est arrosée par le Rhin qui, à Pest, la sépare du grand-duché de Nassau, et par la Moselle qui la traverse du sud-est au nord-est, et vase jeter dans le KHhin à Coblentz. De nombreuses chaînes de montagnes s'étendent sur toute la surface du territoire; la principale de ces chaines eat, à l’ouest, le Æundsruck, dont la hauteur ne dépasse pas 1,500 pieds, mais dont les flanes sont couverts de belles forêts. Le plateau des Ardennes touche à l'extrême frontière, et, à l’est, la chaîne principale appartient au Nassau. Les coteaux des bords du Rhin et de la Moselle sont généralement plantés de vigues, et présentent les sites les plus beaux et les plus pittoresques que l’on puisse voir en Allemagne. Le sol et le climat varient considérablement; mais, quoique plusieurs parties soient condamnées à une
74 CHAPITRE DIX-NECVIÈME.
stérilité inévitable, la majeure portion de la surface de la province e: cultivée avec le plas grand soin. Le seigle et l'avoine sont les céreak. les plus répandues. Les vins du Rhin, particulièrement ceux € Hockheim , et les vins de la Moselle sont le produit le plus important l'industrie agricole. Comme pays manufacturier, les trois régences (| Rhin inférieur ne peuvent rivaliser avec celles de Cologne et Duss: dorf, Toutefois Aix-la-Chapelle possède de nombreuses fabriques « tiseus de laine. Ces étoffes, ainei que les vins et les bois de la provine forment l’objet d’un commerce fort actif,
En partant de Bonn et en remontant le Rhin, on arrive bientôt sur! territoire du gouvernement de Cobientz. On rencontre d’abord fe petites villes d’Inkel, de Rheinmayen et de Linz, dont la population var de 1,000 à 2,000 habitants; puis Andernach et Neuwied, Andernach, quo: que n'ayant que 3,000 âmes, est intéressante par ses antiquités roma nes, et par sa vieille église qui date du xr° siècle. Le commerce de ect petite ville est considérable, IT estalimenté par les immenses trains ( bois dont elle est le rendez-vous, par les meules et le tufla volcanique qu'on exploite dans ses environs. Ce dernier s'expédie surtout en Hal. lande où on l’emploie pour Les travaux hydrauliques. Neuwied est un: jolie petite ville de 5,000 habitants, remarquable par son beau châter appartenant au prince de Neuwied.Ce chateau, véritable musée, rer ferme une précieuse bibliothèque, un riche médailler, un cabinet d'antquités romaines trouvées dans les environs, et de nombreuses collection d'histoire naturelle recueillies en grande partie par le prince Maximili de Neuwied dans son voyage au Brésil. Cette petite ville se distingue « outre par son activité industrielle, La plupart de ses fabriques appartiennent aux Hernuhuters où frères moraves qui s’y sont établis depui longtemps.
Le chef-lieu du gouvernement, Coblents, est bâti sur la rive gaucl du Rhin, au confluent de ce fleuve avec la Moselle. Malgré ses 25,00 habitants, elle est fort peu industrieuse et n’a qu'un commerce médice cre, dont les vins de la Moselle forment Particle principal. Mais ee qu pui donne une haute importance, c’est l'immense système de ses fortifications, qui ont coûté des sommes énormes. Ses principaux édifice publics sont l’église Notre Dame, le chäteau où résidaient les électeurs de Trèves, et le théâtre. Coblentz possède un gymnase et une bibliotheq
publique.
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EUROPE : ALLEMAGNE, 75 publique. Vis-à-vis s'élève le rocher d’Ehrenbreitstein, sur lequel est construit une forteresse redoutable, comprise dans le système des fortifieations de Coblentz, et au pied duquel on remarque la petite ville de même nom qui ne compte que 3,000 habitants. Ehrenbreitstein come mubique avec Coblentz par un pont volant qui part et repart tous Îles quarts d'heure. On trouve encore sur la rive gauche du Rhin plusieurs petites villes en général assez industrieuses et commerçantes, telles que Boppart avec 3,500 âmes, Saint-Goar et Bacharach, avec 1,500, Oberwesel avee 2,500.
Sur les bords de la Moselle s'élèvent aussi plusieurs petites villes dont il suffit de nommer les principales: Æochem, avec 3,200 âmes, à dans son voisinage 3,000 habitants, et Trarbach 2,000; la plus grande partie ae ces derniers
un établissement de bains renommé; Zell compte
est occupée à l'exploitation des mines de cuivre et de plomb qu'en trouve dans les environs de cette ville. Mayen, à quelque distanee au nord de la Moselle, possède une population de 3,000 âmes. Æreuznach, sur la Nahe, près de la frontiere du duché de Hesse-Darmstadt, est beau coup plus importante; sa population s'élève à 8,000 âmes, Elle renferme un gymnase ot une école des métiers. De riches salines sont exploitées dans son voisinage,
Wetslar, sur la Lahn, est une petite ville de 4,500 habitants, enclavée, avec son petit territoire, entre le duché de Nassau et celui de Hesse- Darmstadt. Elle n'offre de remarquable que sa eile et ancienne cathédrale.
Le gouvernement de Trèves ne renferme que trés-peu de villes importantes. L'ancicanne cité qui lui donne son nom est l'une des plus
attiques de l'Europe occidentale. Lorsque ics Romains la virent pour
l& premiere fois, elle était déjà fort importante. Sous la domination romane, Trèves (es Allemands la nomment Trier) atteignit un tel dégre de 2plendeur qu'elle devint la résidence de plusieurs empereurs. Dan: le moyen âge, elle joua un rôle important, et ses archevèques, qui s'étaient #endus indépendants, avaient le titre d'électeurs de l’empire. Troves est située sur les bords de la Moselle ; elle est assez bien bàtié, et renferme des manufactures de divers genres. Mais ce qui la rend itéressante, ce sont les monnments qui témoignent de son ancienne
Mégrilicence, soit à époque romaine, soit à l’époque du moyen àge.
Parmi les édifices qui datent de la première de ces époques, on? marque d'abord le pont sur la Moselle qui a près de 700 pieds de lo gueur et 2% de largeur: il se compose de 8 arches, et il est constr en pierres de lave, taillées et jointes sans mortier. Viennent ensui la Porte-Noire ou Porte de Mars, édifice orné de colonnes et construit: blocs de grès simplement unis par des crampons cachés, le palais Constantin qui sert aujourd'hui de caserne, mais dont la seule partie: tique est la façade occidentale, les ruines des thermes, de l'amphithéit d’un aqueduc, ete. Au nombre des édifices du moyen âge nous citerc seulement ls deux églises de Saint-Pierre et de Notre-Dame. La pr mière, qui a le titre de cathédrale, est construite dans le style rom: byzantin ; la seconde est un monument gothique du xmi siècle, remi quable par sa légereté, La première de ces églises conserve parmi: reliques la robe merroilleuse de Jésus-Christ, qu'on expose de temps: temps à la vénération des fidèles. En 1844, plus de 606,000 pèlerin accururent révérer cette précieuse relique, à laquelle la piété attribr plusieurs guérisons merveilleuses ; mais cette exposition provoqua : Allemagne un mouvement anti-catholique à la tête duquel se plaçat curé silésien, le docteur Johannes Ronge. En fait d'établissements po: l'instruction publique, Trèves renfe#me un gymnase une école Lou
gooise, une bibliothèque de 70,000 volure, riche en manuscrits précien un beau musée d’antiquités, un curieux s#édailler où l’on a réuni tout
les médailles et monnaies qui ont #æmt à l'histoire de la ville puis les Gaulois jusqu’à nos jours, et plusieurs collections d'histoi naturelle. La population de cette ville est évaluée à 16,000 âmes « viron.
Après son chef-lieu, nous ne voyons plus à citer dans le gouvern: ment de Trèves, que Sarrelouis et Sarrebrück, toutes deux bâties, ait que leur nom l'indique, sur la Sarre, l'un des aMuents de la Mos:l La première est une ville toute moderne, car elle ne date que du xvir'# cle. Elle a été fortifiée par Vauban, et n'appartient à la Prusse ( depuis le désastreux traité de 1815. Sa population peut s’évaluer 5,000 âmes. Sarrelouis a donné le jour au maréchal Ney. Sarrebrück t: un peu plus considérable; elle renferme 7,000 habitants. C'est ur
assez jolie ville qui possède plusieurs beaux édifices. On exploite dun ses environs de riches mines de fer et de houille. Bornons nous à non
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. La régence d’Aix-la-Chapelle, à l’ouest de celles de Dusseldorf et de Cologne, est traversée du sud au nord par la Roer, qui jadis donnait son nom à un département français. Sur les bords de cette riviere on ne rencontre aucune ville considérable. En effet, les deux plus peuplées, Dürren ct Juliers, n’ont l’une que 5,500 habitants et l’autre 3,000. Dürren doit toute sa prospérité à son industrie qui est trés-varice. Juliers, en allemand Jülich, est importante comme place forte. On remarque son hôtel de ville, bel édifice dans le style gothique.
Aix-la-Chapelle, nommée Aachen par les Allemands, est, comme Cologneet Trèves, une des villes germaniques les plus intéressantes par les souvenirs historiques qui s'y rattachent. C’est à Charlemagne que commence son histoire. Le grand empereur franc y avait fixé sarésidence accoutumée. Cette ville cest assez bien bâtie, et contient d’ailleurs plusieurs monuments remarquables tant par leur architecture que par les faits dont ils ontété les témoins. Le plus curieux de tous est la cathédrale ou éylise de Notre-Dame dont la fondation remonte à Charlemagne. Il a la forme d’un octogone; au inilieu du dôme on contemple avec respect le tombeau de Charlemagne, avec cette simple inscription, Carolo-Magno. Ausecond étage, appelé Hochmünster, on visite aussi le stége de marbre surlequel s’asseyaient lesempereur< lorsdeleur couronnement. Letrésor de cette église est riche en objets précieux. On y conserve,entre autres, le crâne de Charlemagne, la croix d’or enrichie de pierreries qu’il portait constamment sur lui et son cor de chasse en ivoire. Mais si ces reliques historiques sont intéressantes aux veux de tout homme instruit, ilep est d'autres qui ont plus de prix aux yeux des hommes de foi. Parmi celles-ci nous cilerons la robe de la sainte Vierge, les langes de Jésus- Chtist, et autres objets depuis longtemps véuérés par les fidèles. L'exposition de ces dernières reliques, qui a lieu tous les sepl ans, attire enCoreà Aix-la-Chapelle une foule de pèlerins, bien moins toutefois qu'il y ätrois siècles. En effet, on prétend qu’en 1496, on vit réunis dans cette ville, en un seul jour, 142,000 pelerins! Après la cathédrale, le temple le plus remarquable d’Aix-la-Chapelle est l’église de Saint-Ulrie qui sert à la fois au culte catholique et au culte luthérien.
Parmi les édifices civils, le plus important est l'hôtel de vélle, vaste et
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magnifique monument gothique, bàti sur l'emplacement du pali: était né Charlemagne. On y voit une salle spacieuse où plusieurs: pereurs ont été couronnés et où se tint le fameux congrès qui con le traité de paix dit d’Aix-la-Chapelle, en 1748. Ceiai de 1818 s’est 6 ment tenu dans cette salle historique. On doit encore citer le suy: bâtiment des bains, avec sa belle rotonde et ses longues colonnadr. nouveau thédtre allemand dont on admire le fronton, l'hôtel du gouv ment ct la belle fontaine avec la statue en bronze de Charlemagne décore la place du Grand-Marché.
Les établissements scientifiques et littéraires d’Aix-la-Chapell composent d’un gymnase, d'un école des arts et métiers, d’une ét:
dessin, d'une bibliothèque publique, d’une collection de modèles cl.
aux arts et à l’industrie, et d’une galerie d: tableaux.
La population d’Aix-la-Chapelle, qu’on estime à 40,000 âmes, se tingue p.r son aclivité industrielle et commerciale. Les princi objets produits par ses fabriques sont des draps, des cotonnade: l'orfévrerie, de l'horlogerie et de la quincaillerie,
A trois kilemètres environ d’Aix-la-Chapelle, on rencontre Bor: en allemand Burscheid, petite ville de 5,000 habitants, assez jolie et: tout remarquable par son wdustrie. On y fabrique des draps ct énorme quantité d'aiguilles. Elle possède un établissement d’eau t males pres ‘ue aussi fréquenté que cciui de la cajitale, Eupen et! joie, en allemand Monischau, sont deux autres villes florissante: leurs manufactures de draps et d’autres étoffes de laine, La pren compte 12,000 habitants et la seconde 3,000 seuiement. Les princi fabricants d'Eupen sont des descendants des protestants français giés à l’époque de la révocation de l'édit de Nantes. Malmédy, 4,59 durs, Stolberg, avec 2,890, et Eschweiler avec 2,500, se d:
gueni également par leur industrie. L’une à des tanneries consi
bles, l'autre des fabriques de laion, et la derniere des manufact
d'épingles et de fil de fer. Disons encore qu’on voit à Malmédy une : guifique église qui dépendait jadis d'une riche abbaye de Bénédit
SECT, 3, — Royaume de Bavière,
La Bavière est, après l'Autriche et la Prusse, le plus importui
États ge des en de l’Aul quelle | à un ra accroiss porta u Au com par Nap tant leu L'électe de luil supérie dé Bay obligée on l'ind d'Augs| filoires & cette séssion pacte ; päré di
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le plus import
États germaniques. À diverses époques, la maison de Bavicre a donne des empereurs à l'Allemagne, et a inème prétendu s'élever en rivale de l'Autriche ; mais les désastres de la guerre de succession, durant laquelle la Bavière s’attacha à la fortune de la France, la firent tomber à un rang tout à fait secondaire. Cependant elle obtint, en 1777, un accroissement nolub'e à l’avénement de Charles-Théodore, qui lui apporta une grande partie du Palatinat supérieur sur les bords du Rhin. Au commencement de ce siècle, la Bavicre futconsidérablement agrandie par Napoléon, qui espérait s'attacher les princes ses vassaux en augmentant leurs domaines et qui fut, en définitive, la dupe de cette politique. L'électeur de Bavicre fut décoré par Napoléon du titre de roi, et reeut de lui le Tyrol, le territoire de Salzbourg, et une partie de l'Autriche supérieure enlevés à l'empereur, ainsi que les margraviats d’Anspach et dé Bayreuth enlevés à la Prusse. A lachute de Napoléon, la Bavière fut obligée de restituer à Autriche tout ce qui appartenait à celle-ci; mais où l’indemnisa en lui Gounant les anciennes villes libres et impériales d’Augsbourg, de Nuremberg, de Wurtzbourg et autres, avec leurs tertiloires. Ces acquisitions, jointes au cercle entier de la Bavière, ont donné & cette puissance un territoire de 3,595 lieues carrées. Les nouvelles pos- Séssions dans la Souabe et la Franconie forment un tout assez compacte; masleterritoire, sur la rive gauche du Rhin, est entierement sépäré du reste de la monarchie.
“La Bavière est un pays assez montagneux ; les Alpesnoriques, au sud, éh sont la chaîne la plus considérable, et plusieurs de leurs sommets Stélèvent à la hauteur de près de 3,000 mètres. Dans sa partie septentfionale, la Bavière confine à la chaîne rhénane du Wasgau, ainsi qu'à Celles appelées Thuringerwald et Bochmerwald. Le Spessart, le Stugerwald et le Fichtergebirge se trouvent dans l'intérieur de la Franconie fe 1ong du Mein, Entre ces montagnes, s'étendent non-seulement de lrecs valiées, mais encore de vastes plaines. Celles-ci s’observent surfout le long des fleuves; mais une grande partie se compose de maré- Cages. Les plus granüs fleuves de l'Allemagne arrosent la Bavière; le Danube la divise en deux moitiés inégales, l’une septentrionale, l’autre méridionale; le Mein traverse la Franconie, et le Rhin borde le territoire dit Rhénan. C’est en traversant la Bavière que le Danube reçoit Pilier, le Lech, l’Isar et l'inn qui viennent du Tyrol; il reçoit à gauche
OUT VU hi
50 CHAPITRE DIX-NECUVIÈME.
lAttmühl, le Naab et la Regen. Le principal affluent bavarois du est la Reditz.
La Bavière est une contrée généralement fertile; mais l’agriculti yest encore fort arriérée. Le blé du Danube est fort beau; cependi il u'est pas en quantité suflisante pour la consommation du royaun, On élève un grand nombre de bestiaux : on l'évalue à 4,895,687 pi les bètes à cornes; 1,338,100 pour lespèce ovine; mais les races « fort médiocres; c'est encore pis pour les chevaux dont on estime nombre à 324,000. Le porc y est élevé avec plus de soin; le chiffre cette espèce dépasse 600,000 têtes. Lorsque leurs bestiaux sont nl les paysans, non contents appeler le vétérinaire, vout faire un né nage à quelque sanctuaire révéré, comptant plus sur leurs prit que sur les remèdes. Les coteaux des bords du Mein produisent 600,000 à 700,000 cûners d'assez bon vin, dont un partie est prise pa Saxe. La Baviere renferme de belles et vastes forêts, chènes et bu leaux dans les plaines, pius et sapins dns les montagnes. Le sel cl fer sont les minéraux le plus abondamment répandus dans Le pays. L mines de sel de Reichenhall, de Traunstein et de Rosenheim produist: environ 50,000 tonnes, celles de Berchtesgaden, 48 à 20,000. Les min de fe. donnent 40,000 tonnes de métal. On exploite aussi des houiller considérables sur les bords du KRhinet sur ceux du Mein.
L'industrie manufacturière n’a pas acquis dans la Bavière la mi importance que dans d’autres États de la confédération germaniqu Elle est d’ailleurs presque toute concentrée dans les anciennes vil libres, récemment aunextes au royaume. La fabrication des toiles, ect industrie cssenticilenent allemande, y est encore dans Penfanee ; mi
on y fait des draps et des cotonnades grossicres en quantité suflisiui
pour les besoins du pays. Les tinneries sont fort nombreuses: 111 des pancteries, mais leur produit est médiocre. L'industrie de la biju terie est plus avancée ; elle appartient surtout à Aug-bourg. Eutin.i compte un assez grand nombre de verreries. La bicre est un des pr
cuits indigeues les plus estimés. Le comnmerce de la monarchie bar:
roise et fort limité ; ilse fait surtout par la voie du Danube, d’un cù! de l’autre, par celle du Rhin.
Le gouvernement constitutionnel à été inaaguré en Baviere 26 mai 1818 ; le parlement se compose de deux Chambres, et le pouu
exéculi conseil 9,20 pi dance welr. |:
goit 7:
impôt directe forêts. :
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pour l1 pour le gtructu 4,708,0 pour le tlsscn en !K:
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Danube, d'un co!
zuré en Baviere !
mabres, et le pour
EUROPE : ALLEMAGNE, al exécutif est outre les mains du roi, L'armée réguliere se recrute par la conscription, elle se compose de 1,242,000 homines jour l'infanterie, 9,250 pour la cavalerie, et 4,150 pour l'artillerie et le génie. Indépendamment de cette armée, ilexiste encore une forte réserve et une landwehr. Liu 1820, les revenus de la Bivière montaient à 29,290,000 floris goit 75,628,000 francs. Sur ce total, 5,800,000 florins, provenuent de impôt loucier et4,000,000 de l'impôt sur les maisons et autres taxes directes: les douanes avaient donné 2,009,000; l'accise, 4,600 00, Les forêts. 2,000,000 les domaines nationaux, 7,000,000; les inin 3 crie monopole du sel, 2,000,000; la loterie, 1,200,000, et la poste 352,000. Les déjeuses égales aux recettes étaient ainsi réparties : 3,905,000, florins, pour la maison royale et la cour; 8,000,000 ; pour l’armée 1,250,000 pour les cultes; 1,270,000 pour les routes et ponts; 750,000 pour linstruchion publique; 4,240,000 pour le ministère de lintérieur; 4,708,000 pour Ia justice; 152,000 pour la santé publique; 4,500,000 pour les pensions; #,355,000 pour la dette publique, intérêt et amortlssemoent, Suivant les documents officiels, la population s'élevait, ën IKIS, à 4,319,887 individus, Sur te nombre, on complait environ 4,050,(00 catholiques, 1,170,000 protestants, 4,500 imennonites ou abaplistes, et 65,000 juifs,
“Ia Baviere, du moins la Bavière proprement dite, est un des pays de PAllenagne où les lunicres ont fait le moins de progrès; cependant les efforts des deux derniers souverains n'ont pas été sans résultat, De Bonbreux établissements ont été fondés pour l'instruction des classes inférieures, et, pour celle des classes supérieures, la capitale, ainsi que Dous l'allons voir tout à heure, est aussi richement dotée que la capitale de la Prusse elle-même.
à Depuis 1817, le royaume est divisé en 8 cercles, partagés eux-mêmes CI districts. Afin de faire oublier toute ancicune distinction politique, Ces cercles avaient d'abord été dénommés d’après les cours d’eau qui les @rosaiont; mais, en 1837, on leur a imposé des dénominations pré!oudues historiques, qui n'ont aucune valeur par elles-mèmes. Le tableau qui suit fileountre Lidivision de Ra Bavière en cercies, les princinales viiles de chavun d'eux, et la population de ces villes.
82 CHAPITRE DIX-NECVIÈME.,