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EUROPE : ALLEMAGNE, 83 places magnifiques, et plusieurs belles promenades. Nous citerons la place de Max-Joseph, qui est ornée de la statue colossale en bronze dn roi Maximilien, là place principale (haupt plats), qui est au centre de la ville et qui est entourée de portiques ct de belles plantations d'arbres, la place d'armes, la place Caroline, au milieu de laquelle on a érigé un obélisque en bronze de 106 pieds de hauteur, en l'honneur des soldats bavarois qui ont péri dans la campagne de Russie, la promenado appelée le Prater, et celle qui a reçu le nom de jardin anglais,
Les édifices religieux de Munich sont généralement peu intéressants, L'église Notre-Dame, quoique remarquable par son étendue et par ses deux tours qui ont 350 pieds de hauteur, est un monument qui ne produit aucun effet. Elle est bâtie en briques rouges, nue, et sans ornements. L'église de la Trinité consiste en une rotonde avec une coupole portée par 48 colonnes d’ordre corinthien. Celle de Saint-Wichel fuit seule exception. On la regarde comme un des plus beaux temples de l'Allemagne. Elle renferme le monument du prince Eugène Beauharnais, exécuté par le célèbre sculpteur Thorwaldten.
Les édifices civils remarquables sont extrêmement nombreux : nous nous contenterons donc d'indiquer les principaux. Le palais royal est un des plus vastes qu'il y ait en Europe, mais il est d’une architecture irrégulière ; toutefois on y admire le superbe escalier dit de l'empereur, et une magnifique chapelle que décore un tableau de Michel-Ange. L’intérieur du palais est meublé avec la plus grande magnificence. La vinacothèque ou musée des tableaux et la glyptothèque ou musée des statues, sont deux beaux édifices d'architecture moderne. Le palais de l'académie des sciences, qui était jadis le collége des jésuites, est un vaste et superbe bâtiment. Les palais Max et Fugger, celui du duc de Leuchtenberg et celui des états yénéreuxæ méritent d'attirer l’attention: Nommons encore l'hôtel du ministère de l’intérieur, l’hôtel de ville, le muséum, la monnaie, la douane, l'arsenal, le nouveau manége, l’hépital général, celui du Saint= Esprit, et le nouvel opéra, l’un des plus beaux théâtres de l'Europe,
Nous avons déjà dit que Munich pouvait, en fait d'établissements scientifiques et litiéraires, rivaliser les capitales les plus riches sous ce rapport, Son Université, qui était naguère établie à Landshut, est devenue un des premiers établissements de ce genre qui soient en Allemaguc. L'Académie royale des sciences est divisée en trois classes, philo-
logie et philosophie ; mathématiques ct physique; histoire. La sociétd historique, le lycée, les deux gymnases, institut royal des études où plus de 4,200 étudiants se préparent à suivre les cours de f’Universiié; l'institut central polytechnique, l'académie militaire, celle d'artillerie, cells
de topographie, celle de construction, l'institut des sourds-muets, l’école Wa clinique, l’école des mines, l’école centrale vétérinaire, l’école forestière ; tcls sont les principaux établissements institués à Munich pour le progris des sciences et des lettres. Ajoutons-y le musée polytechnique, le musée brésilien, le cabinet de physique, celui d'histoire naturelle, l'observatoire, le
jardin botanique, et enfin les deux principales bibliothèques, celle dite nationale, qui renferme p'. de 400,000 volumes, et celle de l’Univere
sité qui en contient 160,000 ; ct l’on conviendra que Munich n’est infés rieure ni à Paris, ni à Londres, ni à Berlin.
L'amour passionné du dernier roi pour les beaux-arts a également multiplié dans sa capitale les collections artistiques. Ces collections sont non-seulement importantes par le nombre des objets qu’elles renfer-. ment, mais encore par leur valeur. Les principales sont: la galerie Maximilienne établie dans le palais royal ; le musée royal de peinture come posé de 4,600 tableaux ; le musée des antiques où l’on admire les marbres d’Égine ; le cabinet des médailles où l'on a réuni une suite d'environ 10,000 médailles grecques ou romaines en or; le cabinet des estampes et celui des miniatures, L'Académie et l’école des Beaux-Arts, sont encore deux institutions qui complétent le cercle de l’enseignement offert par la capitale de la Bavière,
Munich, malgré ses 100,000 habitants, n'est au industrielle ni trèscommerçante. Les brasseries seules sou’ considérables; on y remarque encore des tanneries et quelques fabriques de draps, de quincaillerie et de bijouterie. Quant à sa fameuse manufacture de porcelaine, et À celle de tapisseries de haute-lice, elles ne sauraient rivaliser avec les manufactures de Sèvres et des Gobelins, quoi qu’en disent les Teu= tomanes.
On trouve aux environs de la capitale plusieurs résidences royales que nous ne pouvons passer sous silence. Le chdteau de Nymphembourg, construit sur le plan du palais de Versailles, est remarquable par sa belle galerie de tableaux, par son pare et par ses eaux. Celni de Schleissheim passe pour la plus magnifique résidence royale de l’Alle-
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Dans le cercle de lIsar, nous ne nommerons plus que Landshut et l'reising, toutes deux situées sur les bords de cette rivière. Landshut est une jolie petite ville, qui a tout perdu en perdant son université, cut elle n’a aucune industrie. Elle renferme cependant un lycée etun gymnase, Parmi ses édifices publics, on remarque l’église de Saint-Martin, dont la tour a 136 mètres d’élévation, l'hôtel de ville et le bâtiment qu'occupait naguère l’université. Freising nous offre un chdteau et une belle cathédrale. Elle est importante par son école modèle d'agriculture, par son institut pour les sourds-muets et, en dernier lieu, par son école pour les aveugles-nés.
Augsbourg, chef-lieu du cercle du Haut-Danube, était, il y a trois siécles, la ville la plus importante peut-être de l'Allemagne : elle était la résidence d’un grand nombre de nobles, et celle des plus riches marchands de l’époque. Elle est située dans une plaine fertile, au confluent du Lechet du Wertach. Ses rues, comme celles de toutes les villes anciennes, sont étroites, entassées, et irrégulières ; les plus belles se trouvent dans les faubourgs, en dehors de ses murs aujourd’hui en ruines, On y remarque aussi un grand nombre de maisons construites dans le style gothique. Grâce à son ancienne prospérité, Augsbourg est ornée de plusieurs monuments considérables. En première ligne, où cite l’hdtel de oille regardé corame le plus magnifique de l’Alleinagne, et, selon queiques-uns, de l’Europe même. La cathédrale est ut édifice gothique remarquable, nonobstant son irrégularité. On vante la hardiesse des voûtes de l’église des Récollets. L'ancien palais épiscopal, aujourd’hui l'hôtel du gouvernement, mérite aussi d’être cité ; c’est dans sa grande salle que la fameuse Confession d’Augsbourg fut présentée à Chiarles-Quint, en 1530. Enfin, c’est dans cette ville qu’est établi le principal arsenal du royaume.
Au nombre des établissements scientifiques, littéraires et artistiques que possède Augsbourg, nous ne pouvons nous dispenser de nommer le gymnase, la bibliothèque publique qui renferme beaucoup d’ouvrages curieux, l’écule polytechnique, l'institut des sourds-muets, l’école spéciale des uris, celle de dessin et la galerie de tableaux. Augsbourg a été jadis le
principal siége de Pécole de peinture allemande ; c’est dans ses murs qu'ess né le fameux peintre Hans Holbein.
Quoique moins industrieuse et moins commerçante qu'elle ne l'était il y a quelques siècles, Augsbourg occupe encore un rang distinguë sous ce rapport. Elle fabrique des étoffes de coton, des étolfes d'or et d'argent, de lorfévrerie, de l'horlogerie, et des instruments de phy-ique et de mathématiques. Son commerce d'expédition est concidérable, et, pour les affaires de banque; elle est encore une des pr'eiicres places de l'Etrope. Sa population est évaluée à 35,000 âmes.
Les scules villes un peu intéressantes du même cercle, après Augsbourg, sont Neubourg, Memmingen, Kempten et Lindau. Neubourg, sur la rive droite du Danube, a un assez beau chdteau royal, avec une collection d'armures anciennes, et un gymnase. Memmingen, près de l'Iller, est ornée de quelques beaux édifices, l'hôtel tie ville, l'ursenal et la chancellerie, Elle possède une bibliothèque publique, un lycée et une école de musique, Ces deux villes ont chacune 7,000 habitants. Kempten, sur l'Hler, en à 6,000. Cette petite ville, bâtie dans une situation pittor'esque, nous offre une belle église, un théâtre, et un gymnase. Lindau n'a pas une population supérieure. C'est une petite ville fortifiée, bâtie en partie sur piloiis, dans trois petites îles du lac de Constance. Grâce à son port, appelé Maæimilien-Hafen, elle fait un commerce assez considérable. ‘
Le chef-lieu du cercle du bas Danube, Passau, n’est pas très-consirable jar sa population qui ne dépasse guère 40,000 âmes. Elle ne se distingue pas non plus par son industrie et son commerce, que semblerait devoir favoriser sa situation au confluent de Pinn et de l'Iltz avec le Danube, mais elle est importante par ses fortifications. Sa cathédrale ct son ancien palais épiscopal sont ses principaux édifices. Passau possède un gymnase, une bibliothèque et une école militaire. C'est à Passau que fut signé, en 1539, le traité de paix entre les catholiques et les protestants. Straubing, sur le Danube, cest une assez johe ville de 7,000 âmes, où l’on remarque quelques beaux édifices. Sa fabrique de creusets est renommée.
liatisbonne, chef-lieu du cercle de la Regen, est située au confluent de celle rivière avec le Danube; de là lui vient le nom de Regensburg
que lui donnent les Allemands. C’est une ville ancienne, dont les rues