‹ Géologie appliquéeChapitre 20 sur 100 · ROCHES FELDSPATHIQUES. B · texte numérisé non relu

ROCHES FELDSPATHIQUES. B

souvent encore àea particnles cristallines de diverses substances telles que le mica, l'amphibole, lapinite.etc...

Ces porphyres, de couleur claire et feldsphathique, sont les plus répandus. 11 en existe d'autres, dans lesquels la pâte est

de couleur sombre avec des cristaux rares et très-diseéiiunës llig..U).

Ces porphyres trës-compactes se rapprochent ainsi des eurites ou pétrosilex ; leur nature fêldspatbique est in<lîqaée par les cassures esquilleuses et conchoïdales qu'ils présentent.

La figure 12 présente, au contraire, un exemple de porphyre dans lequel les cristaux tr^-abondants dominent en quelque sorte la pâte. Cette pâte, de couleur sombre, est souvent trèsmélangée de pyroxène, et le porphyre est alors ce que l'on appelle un milaphyre. Les mélaphyres, ou porphyres à pfites pyroxéniques, contiennent quelquefois des cristaux de pyroxène mélangés à ceux des feldspaths les moins silicates, et surtout d'olygodase et de labradorite.

Les eurites et les pétrosilex, formés exclusivement de pâtes feldspalhiques sans cristaux, sont généralement caractérisés par leurs cassures conchoïdales dont la figure 13 présente, en quelque sorte, le type.

ftO COMPOSITION DE L'fiCORCIi TERRESTRE.

Ces pâtes compactes et tenacee ne sont pas toujotm d'une complète homogénéité. On y remarque souvent une tendance

Kig. II.

d'agglomération cristalline de certains principes formant des points ou centres d'attractions moléculaires qui donnent à la rocbe un aspect tigré ou moucheté qu'indique la figure 13,

' On peut encore classer parmi les roches porphyriques certaines variétés dans lesquelles les agglomérations cristallines

ROCHES FELDSPATHIQOES. ti

prennent des formes sphéroîdales on aœjgdalines. Le type

de ces roches est celle que l'on appelle diorite. orbicnlaire (6g. 14).

Cette diorite est composée de cristaux accolés de feldspath et d'amphibole. Dans la pâte, ces cristaux sont tnicroBcopiquea et l'amphibole domine ; dans tes noyaux orbiculaires , les cristaux sont isolés , bien distincts et le feldspath domine au contraire l'amphibole.

Beaticoitp de variétés de roches porphyriques présentent ainsi des agglomérations sphéroïdales, à zones concentriques, de certaÎBes substances qui ne sont même pas toujours dans im état UMZ cristallin ponr qu'on pnisse apprécier leur composition.

Les porph]rreft sont généralement des roches dures et compactes; ils font feu avec l'acier, et, parmi les eurites, il est des variétés tellement homogènes et résistantes qu'on est tenté de les confondre avec des quartz colorés. Leur fusibilité est, dans ce cas, un moyen de les distinguer.

Bien que moins répandues que les granités, les roches porphyriques occupent cependant une place plus importante dans la plupart des collections; elles doivent cette impoN

tance à la variété de leurs caractères minéralogiques et à leur aspect favorable à romementation. Les porphyres feldspathiques rouges à pâte ferrugineuse» les porphyres bruns et les porphyres verts amphiboliques sont les plus recherchés; ils seraient d'un emploi beaucoup plus répandu si la difficulté de les tailler et de les polir n*en rendait le prix trësélevé.

Les porphyres sont souvent accompagnés de roches particulières que ne présentent pas les granités; ce sont des roches à structure fragmentaire qui semblent être des brèche? ou conglomérats de frottement , formés, soit à leurs dépens, soit aux dépens des roches qu'ils ont dû traverser pour aniver au jour. Quelques-unes de ces brèches sont tout à fait compactes et affectent, comme les porphyres eux-mêmes, des structures de retrait , souvent pseudo-régulières ; d'autres sont en partie désagrégées.

Les trachytes forment une autre série de roches feldspathiques dont la pâte est terreuse et généralement porphyroïde ; les cristaux qu'ils contiennent sont du feldspath fendillé et semi-vitreux. Tout en présentant la plus grande analogie de composition avec les porphyres feldspathiques , les trachytes ont donc des caractères minéralogiques différents. La cassure inégale de leur pâte, leur tissu souvent terreux et poreux , écarteraient l'idée d'une composition feldspathique , si cette composition n'était indiquée par les cristaux dont la nature vitreuse est un caractère spécial des roches trachytiques.

Les trachytes ne contiennent presque jamais de quartz, et Tamphibole est à peu près la seule substance qui s'y trouve fréquemment associée au feldspath.

Ces roches varient d'abord par la coloration de la pâte , qui peut être blanche, grise, jaunâtre, rougeâtre ou noire, etc., par son état d'agrégation plus ou moins serré, par l'abondance plus ou moins grande des cristaux de feldspath disséminés, enfin par les cristaux de quelques substances adventives , tels

ROCHES FELD^PATHIQUES. 63

impbibole ou le mica. La nature un peu terreuse des

tes et leur structure généralement massive, les rendent

s à fournir des pierres de construction» faciles à tailler et

résistantes.

trac|)3rte devient quehjuefois compacte et constitue alors

uiétés particulières auxquelles on a donné les noms dé

es et de phonolites.

rétinites sont des roches compactes semi-vitreuses ou ^es. Leur nature feldspathique ne se révèle que par tes cristaux rares et petits , et par des globules lithoïdes Î8 dans la roche. Ces variétés ont la cassure résineuse ou te et sont les verres volcaniques les plus anciens ; elles aelquefois accompagnées de parties fibreuses et scoriaont Tapparence rappelle la pierre ponce. Les rétinites stituent, dans les groupes trachytiques, que des masses [onnées et de peu d'étendue.

phonolites sont aux trachytes ce que les pétrosilex sont «rphyres; ce sont des pâtes trachytiques compactes, dont »ures céroïdes et conchoïdales indiquent la nature feld- }ue.

roches sont souvent clivables, «^e qui permet de les yer comme dalles ou pierres tégulaires; la sonorité de dies leur a fait donner le nom de phonolite ou pierre . Cette division en dalles ou feuillets n*empeche pas sures principales d'affecter quelquefois des dispositions ) régulières, et Ton connaît beaucoup d'exemples de colonformées par les phonolites.

trachytes sont généralement accompagnés d'une trèsi quantité de roches conglomérées; les unes, formées de etits éléments et paraissant résulter de l'accumulation de s feldspathiques, constituent les tv/s; les autres, comde blocs et fragments de toute dimension, sont les brètt conglomérats traèhy tiques. Les tufs qui contiennent istaux isolés de feldspath et des globules vitreux apperliteSy semblent les produits de déjections volcani-

64 COMPOSmON DE L'ÊGORCE TERRESTRE.

ques, tandis qne les conglomérats qui entourent les montagnes trachytiques résultent principalement de l'action des eaux.

S'il fallait une nouvelle preuve de Tabondance des feldspatbs dans la composition de Técorce terrestre, nous la trouverions dans les produits des volcans proprement dits, éteints ou actifa; les laves feldspathiques y sont, en effet, en proportion dominante.

Les laves feldspathiques, généralement cellulaires et huileuses, semblent encore pénétrées par les gaz qui jouent on rôle si essentiel dans les éruptions actuelles. Elles sont accompagnées d'une quantité considérable de cendres et de matières scoriacées , rejetées autour des bouches volcaniques par les éruptions gazeuses.

Souvent, les laves modernes contiennent de nombreux cristaux de pyroxëne associés aux substances feldspathiques les moins silicatées , telles que le labrador , Tanorthite et Tami^igène.

• Parmi les nombreuses variétés de laves feldspathiques , la plus remarquable est V obsidienne ou verre volcanique. CTest une roche vitreuse, noirâtre , dont les scories sont les pierres ponces , roches fibreuses et celluleuses , qui ne sont autre chose que le verre feldspathique, divisé par les ga^ au point de devenir plus léger que l'eau.

Les laves, ainsi que les porphyres et les trachytes, sont accompagnées de tufs et de roches bréchiformes ou conglomérées désignées sous les noms de brèches volcaniques et de pipirinos ; ces roches paraissent résulter de l'accumulation des cendres et lapilli , souvent entraînés par des courants d'eau loin des bouches volcaniques qui les ont rejetés.

Roches serpentiiievses. — Les serpentines sont des silicates de magnésie plus ou moins chargés d'autres bases isomorphes, et surtout d'oxyde de fer. Ce sont des roches d'an vert noirâtre, souvent talqueuses et douces au toucher. Généralement trës-fissurées , elles se divisent en blocs irréguliers

ROCHES SERPENTINEUSES. 65

dont les sarfaœs polies et onctueuses semblent avoir glissé les unes contre les autres.

Les variétés , d'ailleurs peu nombreuses que présentent les serpentines , résultent surtout des différences de leur coloration du vert au noirâtre , et de leur tendance à se charger de cristaux de diallage qui leur donnent accidentellement une struc ture porphyroïde.

Ces pâtes magnésiennes sont généralement tendres et ne font pas feu avec l'acier. Elles contiennent, en masses subordonnées, des euphotides, mélanges de diallage et de feldspath lameileux ou compacte , qui constituent des roches dures et tenaces; des stéaiiies qui sont au contraire très - tendres , douces au toucher, et semblent quelquefois se décomposer en argiles magnésiennes.

On peut rapporter à ce groupe les variolites , mélanges intimes de silicates magnésiens et de feldspath , dans lesquels le feldspath forme des agglomérations orbiculaires.

C'est surtout vers le périmètre des masses serpentineuses et vers leur contact avec les autres roches que se trouvent les variétés subordonnées , ainsi que les roches conglomérées que Ton appelle gabbros.

Ces gabbros , tantôt verdâtres et stéatiteux comme les serpentines elles-mêmes , tantôt bariolés de rouge ou tout à fait rouges et surchargés de peroxyde de fer, ont une structure fragmentaire, et paraissent être des conglomérats de frottement, formés par la sortie des serpentines à travers les autres terrains. Les éléments serpentineux s'y mélangent d'argile, de feldspath, souvent de calcaires et forment des magmas bariolés, quelquefois durs et susceptibles de poli, mais le plus souvent désagrégés et délitables.

Roches ftnphlboiiqves* — Les roches amphiboliques comprennent les diorites et les Irapps ou grunsteins.

Les diorites, composées de feldspath et d'amphibole verf ou noir» à l'étal cristallin, forment le passage des roches ampfafW- 1^00» au» sjrénitMrda groupe granitique. Lorsque les cristaux

y sont assez volumineux les diorites présentent de belles variétés, recherchées comme roches d'ornementation.

Les trapps ou grunsieins sont généralement plus riches en amphiboles verts ou noirs, et moins riches en feldspath que les diorites. Les éléments y sont si intimement mélangés qu'ils présentent un aspect homogène et compacte. Ce sont des pâtes plus ou moins cristallines , mais rarement porphyriques, ayant une tendance à passer aux spillites et aux amygdaloïdes, c'està-dire à se'charger de petits nodules amygdalins de chaux carbonotée ou de zéolites.

Dans certaines masses subordonnées aux diorites ou aux grunsteins, l'amphibole devient assez abondant pour exclure le feldspath. Ces variétés prennent le nom à!amphiboUtes.

Les roches amphiboliques , et surtout les grunsteins , sont fréquemment accompagnées de roches métamorphiques, dont le caractère est d'être très-schisteuses, souvent amygdaloïdes et quelquefois très-surchargées d'oxydes de fer. Ces roches sont désignées sous les dénominations de schistes amphiboliques, de blaiiersteins ou de schalsieins.

Roches pyroxénlqoes. — Les roches pyroxéniques , composées des mêmes éléments que les roches amphiboliques, mais moins silicatées et plus chargées de bases ( chaux , magnésie et oxyde de fer), offrent, avec ces roches, de grandes analogies. De la différence de composition, résulte une différence dans les feldspaths qui s'allient aux pyroxènes pour constituer des roches ; ce sont les moins silicates , le labrador, l'oligoclase, et quelquefois des substances de composition analogue à celle des feldspaths, mais distinctes par leur système cristallin, telles que lanorthite et l'amphigène.

Les roches pyroxéniques se divisent en mélaphyres , iosalies et laves modernes.

Les mélaphyres sont des porphyres pyroxéniques , ordinairement à base de labrador et de pyroxène, dont le mélange intime forme une pâte noire , brune ou verdâtre , dans laquelle se mêlent des cristaux des deux éléments. Ces porphyres sont

. ROCHES PTROXÊNIQUES. 67

souvent accompagnés d'amygdaloïdes noirâtres, à nodules calcaires ou zéolitiques , dont les pâtes sont plus ou moins terreuses.

Les basaltes sont les roches pyroxéniques par excellence. Us sont formés d'une pâte noire , très-dure, composée de cristaux microscopiques, de pyroxène augite et de feldspath labrador, contenant quelquefois , en cristaux disséminés , du pyroxène, du fer oxydulé titanifëre , et du peridot. Les proportions diverses de ces éléments donnent lieu à des variétés assez nombreuses.

On appelle dolérites , les basaltes dans lesquels le feld-!> spath et !e pyroxène de la pâte sont en cristaux discernables ; basaltes porphyroïdes , ceux dont la pâte est chargée d'une grande quantité de cristaux de pyroxène.

La plupart des basaltes sont compactes, mais souvent ils sont accompagnés de variétés cellulaires, huileuses ou scoriacées, et de véritables scories basaltiques noires ou rouges ,n'endues légères par la grande quantité des vides qui s'y trouvent. Quelquefois on trouve en masses subordonnées aux basaltes , certaines roches terreuses, appelées vackes, qui sont de véritables brèches de contact.

A l'état compacte , les basaltes sont remarquables par leur tendance à prendre une structure prismatique ; ce sont eux qui constituent ces masses prismatiques appelées colonnades ou orgues, dont la division pseudo- régulière est évidemment due aux fissures de refroidissement.

Certaines variétés sont composées de pyroxène associé à des zéolites. C'est ainsi que la roésotype , la gmelinite, l'analcime et l'amphigène constituent des roches qui ont l'apparence de basaltes ordinaires, mais qui sont généralement moins dures, et dont la nature exceptionnelle est indiquée par des cristaux empâtés, ou par des géodes cristallines dans lesquelles sisolent les substances associées au pyroxène.

Les laces pyroxéniques des volcans modernes sont des espèces de basaltes à structure très-cellulaire, entourés de

matières scoriacées et de cendres. Elles sont beaucoup pins noires que les laves feldspathiques, et les déjections noires on rouges qui en ont accompagné l'éruption sont souvent ellesmêmes surchargées de petits cristaux d'augite.

L'anorthite et lamphigène se substituent quelquefois au feldspath et donnent lieu à des variétés faciles à reconnaître par leur tendance à cristalliser.

Toutes ces laves volcaniques sont accompagnées de matières scoriacées, souvent divisées jusqu'à l'état de cendres et qui ont été transportées par les eaux, stratifiées et mélangées d'autres principes, de manière à produire les peperinos, brèches ou tufs volcaniques.

Age relatif des roehes érvptives. — Les roches dont nous venons d'étudier les principaux caractères, ont suivi, dans leur apparition à la surface, un ordre presque général qui permet de les diviser en terrains successifs. Cet âge relatif serait difficile à déterminer si leà masses éruptives n'étaient comparables qu'entre elles , car elles sont assez clairsemées sur la surface du globe, et il n*est pas toujours possible de les trouver en contact , de manière à apprécier lenr âge géognostique. Mais la comparaison de leurs positions, relativement aux roches sédimentaires qu'elles ont traversées et soulevées, vient compléter les données obtenues par l'étude directe et permet d'établir la série géognostique des éruptions.

La succession des roches éruptives constitue trois séries bien distinctes que l'on retrouve dans toutes les contrées du globe.

Le terrain granitique, le plus ancien de tous, et composé des roches granitôïdes ;

ht terrain porphy7*ique, comprenant les porphyres et les roches trappéennes ;

Le terrain volcanique, formé par la succession des trachytes, des basaltes et des laves modernes.

Ces trois terrains peuvent eux-mêmes se diviser en formations successives, caractérisées par les conditions minérale-

TERRAINS SEOIMENTAIRES. 69

giques particulières de leurs roches ; mais l'ordre géognostique de ces formations est plus difficile à établir.parce qu'il paraît soumis, dans quelques contrées , à des inversions exceptionnelles.

En effet, Tâge des roches ëruptives n'est pas absolu, il n'est que relatif; les roches granitiques faisaient encore éruption dans telle contrée tandis que, dans telle autre, la série des roches porphyriques était entièrement sortie. Il résulte de cette condition géognostique une assez grande difficulté pour déterminer la succession des roches éruptives; cependant on peut la considérer comme établie d'une manière très-approximative par le tableau ci-après, page 85.

Terrains sédimentalres.

Les dépôts sédimentaires forment une classe beaucoup plus étendue que celle des terrains éruptifs ; ils couvrent les quatre cinquièmes des terres émergées , et la série en est continue depuis les premiers âges du globe terrestre jusqu'à l'époque actuelle. L'étude de ces terrains permet donc de suivre avec plus de précision l'état du globe pendant les diverses périodes géologiques. Ces dépôts contiennent en outre des débris organiques ou fossiles, qui offrent le double avantage de servir à caractériser les terrains et d'indiquer les développements succe»» sifs des règnes végétal et animal.

Les roches qui constituent les terrains sédimentaires sont toutes stratifiées, c'est-à-dire déposées sous forme de couches.

Une couche est une masse minérale comprise sous deux plans parallèles , le plan inférieur que l'on appelle mur, et le plan supérieur que l'on appelle tait. Si cette couche est horizontale, sa position se trouve précisée par cette seule indication ; si elle est inclinée, elle a une direction que l'on peut mesurer par rapport au nord-sud magnétique de la boussole , et tme inclinaison que l'on peut également mesurer en degrés par rapport à la verticale indiquée par le fil à plomb.

Une série de couches superposées comprend généralement

des roches diverses , alternant ensemble , et dont les caractères minéralogiques , aussi bien que la stratification en couches successives, indiquent l'origine sédimen taire.

Les caractères minéralogiques des roches stratifiées ou sédimen taires (ces deux expressions sont synonymes), permettent d*y reconnaître des détails d'origine et de formation identiques à ceux des dépôts actuellement formés par les eaux. On y trouve des roches arénacées , produites par érosion et transport, telles que des sables et cailloux roulés, des grès ou poudingues, et des argiles qui rappellent les caractères de certains dépôts limoneux des deltas et des embouchures. Ces roches alternent avec d'autres qui ont été formées par voie de précipitation chimique, telles que les calcaires et les concrétions siliceuses.

Toutes ces roches , arénacées ou concrétionnées , ont un aspect lithoïde qui contraste avec la structure cristalline des roches éruptives ; elles ont aussi une densité généralement un peu moindre.

Ce qui donne un intérêt tout particulier à l'étude des roches sédimentaires, c'est la présence de débris fossiles, provenant des mollusques et des animaux vertébrés qui ont habité les eaux dans lesquelles se formaient les dépôts , ou des plantes qui croissaient sur le littoral des lacs ou des mers. On y rencontre même, dans quelques circonstances, des ossements d'animaux pachydermes ou carnassiers. Ces fossiles aident à reconstruire la série des espèces animales qui ont successivement habité la surface du globe, et facilitent l'étude de l'âge relatif et de la succession des dépôts.

Un certain nombre de ces fossiles est exclusivement répandu dans les couches déposées à une certaine époque géologique. On ne les retrouve ni dans les couches inférieures plus anciennes , ni dans les couches supérieures plus modernes ; ce sont des fossiles carantériMiques .

Les roches sédimentaires appartiennent à trois grandes classes ; les roches quartzeuses , calcaires et argileuses.

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