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GITES RÉGULIERS ET IRRÉGULIERS

li ont déterminé la forme des gîtes , il existe des distinctions sentielles. Les amas paraissent liés d'une manière bien plus (médiate aux grandes perturbations géogéniques, qui» à des tèrvalles différents, ont accidenté la surface du globe. Comme lement , leur connexion avec celui des roches ignées est bien 18 intime ; souvent même , la sortie directe des amas métal- ^res parait avoir été, comme celle des roches ignées ellesknes , le résultat d'une action expansive agissant énergiquemt de bas en haut, soulevant et brisant les dépots sédi- «ntaires superposés.

Nous énonçons ainsi à l'avance le mode de formation des 3ns et des amas métallifères , afin de faciliter l'appréciation B phénomènes multipliés qu'ils présentent. Le principe de tte origine n'est plus, en effet, un problème h résoudre, et premier énoncé du théorème aura l'avantage de nous disnser de faire continuellement ressortir les conclusions qui mitent des moindres détails descriptifs. Nous en trouverons ccessivement les preuves : dans la composition et la struore des gîtes métallifères ; dans leurs formes ou allures ; enfin ns les relations qui existent soit entre eux , soit avec les "rains encaissants.

Indiquons de suite quelques termes techniques employés ns les mines pour désigner les diverses parties des gîtes. On pelle toit (hangende) le plan droit ou ondulé qui forme la dite supérieure d'un gîte ; le plan inférieur est le mur (liende). Souvent le toit et le mur sont séparés du gîte par des ches détachées et d'une autre nature que la masse : ces parîs sont les salbandes (saalbander). On appelle épontes les por- >tïa de roches encaissantes qui forment le toit ou le mur. Les ints où le gîte perce à la surface du sol sont les affleurements, i ligne d'intersection d'un plan horizontal avec le plan d'un jn en détermine la direction ; Y inclinaison est l'angle que rme le plan du filon avec l'horizon.

Les faits relatifs à la constitution des filons métallifères sont joard*hui si nombreux qu'il est à la fois difficile de les clas*

^nft GITES MÉTALLIFÈRES.

ser et d'en présenter un résumé succinct. Les divers caractërea qu'on peut étudier dans ces filons sont, en effet, solidaires i tel point qu'on ne peut guère les isoler complètement. Tâchons, cependant, d'examiner méthodiquement ces différents points, qui sont : V la composition et la structure des filons métallifères ; 2® leur forme et leur allure ; 3" les relations des filons entre eux et leur groupement dans les divers districts métallifères; 4® enfin, les conditions principales de la distribuiion intérieure des minerais. Nous examinerons successivement les faits relatifs à ces quatre divisions , en nous appuyant sur des exemples tirés des contrées les plus classiques et les mieux étudiées.

Composition et slmelari^ Intérlenre des filons métsIU-

féres. — Les filons constituent la plus grande partie des gites métallifères autres que ceux du fer. C'est en vertu de cette importance , et parce que leurs formes sont assujetties à des lois de continuité et de régularité plus faciles à saisir, qu'ils ont été de tout temps l'objet d'études particulières.

Werner, placé dans une des contrées les plus riches en filons , et en filons plus variés et plus réguliers que partout ailleurs , a fourni , par ses travaux , la base de la géognosie des minerais. Les conclusions théoriques qu'il a tirées de ses ob9e^ vatiouR ont. il est vrai, subi des modifications complètes , mais ses observations ont subsisté , elles ont ouvert la voie à une théorie plus rationnelle aussitôt que les progrès de la géognosie ont pu y conduire.

L'étude des caractères des filons a une très-grande impo^ tance ; il suffira , pour la faire apprécier, de se reporter à ce que furent les travaux des premiers exploitants lorsqu'Hs ignoraient les conditions de continuité , de direction et d'inclinaison des filons. On ne croyait alors à l'existence du minerai que lorsqu'on le voyait ; de là ces puits multipliés, souvent placifs au hasard, ces travaux sinueux et incertains. Si, au contraire, nous parvenons, en étudiant les filons, à démontrer l'origine que nous leur avons assignée et les conditions qui en résultent,

iOMPOSlTlON ET STRUCTURE INTÉRIEURE DES FILONS. 269

S travaux changeront de forme et Ton pourra calculer à Ta* tnce à quelle profondeur, à quelle distance on rencontrera le an d'un filon par un puits ou une galerie pratiqués dans le rrain qui le renferme. C'est en étudiant les caractères de •mposition , de structure et de forme des gites métallifères, nrs relations entre eux et avec le sol encaissant, qu'on pourra Ler ses idées et arriver à cette conviction qui peut seule donir naissance aux grands travaux.

£•8 caractère le plus saillant d'un filon, celui qui le fait stinguer dans un terrain quelconque, c'est sa compost- >n.

En effet , les minéraux qui entrent dans la composition des ons métallifères n'ont , en général , aucune relation avec les ches encaissantes , sauf les cas où ils contiennent des débris \ ces roches qui paraissent provenir d'écroulements des épontes •ndant le remplissage du filon.

La masse des filons est, dans la plupart des cas , formée par s gangues, qui sont : 1® la silice, soit sous forme de quartz i tout ou partie cristallin, ordinairement translucide, et quellefois en partie hyalin , soit sous forme de jaspes et d*agates versement nuancés, contenant, comme dans le cas précé- ;nt • des poches ou fours à cristaux ; 2® la chaux carbonaiée, ajours cristalline ou spathique, qu'elle soit pure ou mélane, et passant souvent à la dolomie cristalline, au spath cal* ire ferrugineux (Irraun-spath), au fer spathique, au spath rose anganésifère ; 3® le spath-fluor, soit pur et cristallin avec ses lances multipliées , blanches , vertes , jaunes , roses , rouges , eues , violacées , et ses belles cristallisations cubiques , soit élangé avec le quartz ou le spath calcaire ; 4^ la baryte suif a- 9 blanche , laminaire ou cristallisée , avec ses formes de ismes, de tables biselées, de crêtes striées; 5^ \ argile imire , quelquefois schisteuse , letten des Allemands , à laquelle est difficile d'assigner une origine autre que la décomisition.

A ces gangues, il faut ajouter les oxydes de fer, qui jouent

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souvent le rôle de gangues relativement aux autres métaux, et les roches du toit et du mur en fragments empâtés qai donnent souvent à l'ensemble de la masse un aspect bréchiforme.

Ces diverses gangues remplissent les filons métallifères, concurremment avec les minerais qui s y trouvent disséminés soit en veints ou petits filons isolés, soit en veinules, paillettes, grains ou rognons cnstallins et cristaux disséminés. Il est nre qu'un filon rempli par ces gangues ne soit pas métallifère, du moins en partie. Les filons tout à fait stériles ne sont ordinairement remplis que de poudinges et de brèches composées de roches analogues aux roches encaissantes, ou de terres argileuses. Cependant, il faut distinguer, dans le cas des filons d*argile, ceux qui sont appelés filons terreux ou pourra, et qui sont quelquefois très -riches en minerais; ils se distinguent des filons stériles en ce que la matière, argileuse qui les remplit est le résultat de la décomposition des roches qui remplissaient les filons. Aussi arrive-t-il fréquemment que cet filons ne sont terreux que dans certaines parties , et qu'en lei suivant sur une assez grande longueur, dans le sens de la direction et surtout de l'inclinaison , on arrive à trouver des parties moins décomposées ou même tout à fait saines.

Les matières qui remplissent les filons , gangues et minerais, sont à l'état cristallin; les roches provenant de l'écroulement des parois, ou tombées de l'extérieur, font seules exception à cette règle qui constitue un caractère spécial des gîtes particuliers. C'est l'exploitation de ces gîtes qui fournit en grande partie les cristaux isolés ou groupés qui ont servi à l'étude de la minéralogie. Les belles cristallisations de quartz, spath-fluor, baryte sulfatée, spath calcaire ou dolomitique, jointes aux groupes cristallisés de galène, blende, antimoine sulfuré, cuivre gris, pyrites, cuivre carbonate, etc.. qu'on voit dans les collections minéralogiques , donnent cependant une fausse idée de cet état cristallin des filons. Tous ces morceaux de choix appartiennent aux géodes ou cavités dans lesquelles

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