PLANCHE III
Pente d'arrière d'une crête en cuesta, de conglomérat Extension plongeant au sud-ouest. Sud-ouest d’Extension.
Côté frontal (escarpement) d'une crête en cuesta. La veine Wellington affleure à midistance de la pente. Siège de la mine n° 3, charbonnages d'Extension.
de Ladysmith (Oyster Harbor). A deux ou trois milles au sudouest, une autre vallée longitudinale, la vallée Extension, suit un anticlinal, le long de l'axe duquel affleurent des roches tendres, flanquées de roches relativement plus résistantes, qui forment des arêtes de 60 à 400 pieds, dominant la vallée. Entre ces deux vallées, il s'en est développé une troisième plus petite, mais non moins importante, dans les roches tendres associées aux couches de charbon Douglas et Newcastle, et le chemin de fer Esquimauit & Nanaimo suit cette dépression sur une distance de trois milies.
Puisque le plongement principal des roches est vers le nordest, la pente nord-est des arêtes est la pente douce qui correspond à l’inclinaison des couches tandis que du côté sud-ouest se trouve la pente raide frontale. Cependant, en quelques endroits, où les lits sont refoulés, plus particulièrement près de la bordure intérieure de la partie sud des terres basses, il s'est formé des arêtes assez prononcées, semblables à celles au sud de la vallée Extension, qui sont formées par des roches inclinées vers le sud-ouest (voir planche IIIA). On observe d'autres arêtes semblables, mais plus netites, près de la bordure extérieure de la partie sud des terres basses. En quelques endroits, les arêtes suivent un lit plissé, plus résistant; ce pli, d’après toutes les observations faites, est un synclinal, dont l'axe plonge vers le sud-est. Il se forme donc des crêtes à contours de croissants, les pointes vers le sud-est, ayant des pentes intérieures douces, tandis que les pentes extérieures sont bien plus raides. La mieux développée de ces arêtes en croissant, est située entre la vallée Extensica et la vallée, plus large, au nord-est; cette crête se trouve à un demi-mille au sud de la rivière Nanaïmo. Elle a une amplitude d'un demi-mille, et est longue de trois quarts de mille; sa hauteur est de 20 à 100 pieds. Le tronçon nord d’une large arête, haute de 700 pieds, la Chaîne Woodley, qui se trouve au nord-est du havre de Ladysmith, (Oyster Harbor) est un exemple moins parfait, du même phénomène, le pli ici étant une ample ride synclinale. En quelques cas, comme au sud-r3t de la vallée Extension, il s'est développé des arêtes où des roches plus tendres ont été ramenées à la surface par des anciennes failles (voir planche IIIB). Le plongement général
des roches des terres basses est peu élevé, de 5 à 20 degrés, ce qui rend très douce l''nclinaison des pentes de l'arrière des arêtes, tandis que la pente frontale est très raide, approchant parfois la verticale. A part quelques exceptions insignifiantes, l'inclinaison des couches ne dépasse 45° que dans la partie extrême sud des terres basses, près de la bordure intérieure, et là les roches dures forment des crêtes aiguës, ressemblant aux dos d'âne des contreforts des montagnes Rocheuses, avec des pentes également raides des deux côtés. Les dimensions des arêtes varient beaucoup, de petites traînées de quelques pieds, à des crêtes hautes de 400 à 700 pieds, et longues de trois à sept milles. Ainsi que nous l'avons fait observer, les altitudes augmentent de 300 et 700 pieds au-dessus du niveau de la mer, dans la partie est des terres basses, a 500 et 1,000 pieds en avançant vers l'ouest.
Quatre rivières transversales se lèvent dans le plateau et coulent vers l'est, découpant la partie ouest des terres basses. Enumérées du nord au sud, ce sont: la rivière Millstone, qui se jette dans le havre de Nanaïmo:; la rivière Chase, qui se jette dar ‘an des bras de la rivière Nanaïmo, près du sommet du del: :; 1a rivière Nanaïmo, elle-même, et le ruisseau Haslam, qui se jette dans la rivière Nanaïmo, à une courte distance de l'endroit où celle-ci s'engage dans la large vallée longitudinale, dans laquelle coule la Nanaïmo inférieure. Lrs deux cours d'eau les plus au nord sont petits: ils serpentent paresseusement dans le drift des terres basses, et n'attaquent les roches sous-jacentes que dans la partie inférieure de leurs cours. Les deux rivières du sud, dont la Nanaïmo est la plus importante, forment de longues vallées, assez étroites, qui non-seulement découpent les terres basses, mais aussi la pente des terres hautes. Cette pente, qui est constituée par l'un des lits les moins résistants des couches sédimentaires, est située dans la partie sud-ouest de la feuille, où elle atteint une largeur de près de 4 milles. Elle est assez douce, car elle ne monte que de l'altitude 500 pieds à l'altitude 1,540 pieds sur ce parcours. Elle est largement recouverte de drift, et seuls les cours d'eau importants atteignent les roches sous-jacentes, mais les roches étant des schistes gréseux peu résistants, fracturés et plissés, les rivières les ont attaquées et
PLanrre IV,
Canyon de la rivière Nanaimo. montrant une coupe d'une marmite de géant, qui s'évide en profondeur. Profondeur de la cavité 80 piers.
ont souvent développé un cours en méandres. A sa plus grande largeur, cette pente est traversée par le ruisseau Haslam.
Tant la rivière Nanaïmo que le ruisseau Haslam furent revivifiés par le s ‘èvement récent, et ils coulent dans des canyons étroits, proi. ds de 100 à 300 pieds, découpés dans le fond des anciennes larges vallées (voir planche 1). Partout où la rivière Nanaïmo passe sur des bandes de roches tendres, le canyon dans lequel coule le cours d'eau s'élargit notablement, mais, au contraire, lorsque les roches sont plus résistantes, la gorge se retrécit et forme un canyon encaissé typique, avec développement de chutes d'eau près du contact entre les roches tendres et les dures. Dans les parois du canyon, on observe de nombreuses ‘‘marmites'"’ (pot-holes) et en maints endroits, on peut axe coupe de ces marmites, dont le côté donnant sur la ril été usé ou s'est effondré. Les plus grandes de ces cavii qui atteignent parfois une profondeur de 80 pieds, comme celle de la planche IV, s'évident invariablement vers le fond, et, dans les roches tendres, elles ont parfois une forme hélicoïde. Le développement de ces trous, et leur effondrement subséquent ont été l'un des processus les plus actifs dans la formation du canyon. Quoique ravinés par l’exhaussement auquel est dû l’affouillement du canyon, les nombreux cours d'eau tributaires de la rivière Haslam, telle que la branche Nord, n'ont pas pu tailler aussi profondément que la rivière principale. Donc, à leur embouchure, ils se jettent dans la rivière Haslam en cascades, et leurs vallées pendent au-dessus de celle de l'Haslam.
En de nombreux endroits, l'attrition des glaciers qui recouvraient les terres basses durant la période glaciaire ne se résumait guère qu'à arrondir les angles et à polir les surfaces des roches. Cependant, les vallées longitudinales qui correspondent à l'orientation générale (S. 55° E.) du mouvement de la glace, furent creusées en certains endroits, et leurs flancs furent réduits en pentes uniformes, comme au nord-est du havre de Ladysmith (Oyster Harbour). Au recul des glaciers, une grande partie de ces terres basses demeura couverte d'un mateau de dépôts superficiels. Les dépôts antérieurs semblent avoir été partiellement érodés par des glaciers subséquents, qui lais-
sèrent, sans les affecter, à l'ouest de Nanaïmo trois ou quatre bandes formant des crêtes longues d’un demi-mille et larges d'un huitième à un quart de mille, et d’une hauteur de 60 à 100 pieds, avec leur grand axe, ayant l'orientation générale du mouvement de la glace, S. 50° E. Depuis le récent soulèvement, les dépôts ont été taillés en terrasses par les cours d’eau transversaux revivifiés (planche X A).
Dans quelques-unes des dépressions creusées dans le manteau superficiel, il s'est formé des petits lacs, par exemple le lac Michael dans la partie sud-est de la feuille. 11 se trouve aussi de nombreux lacs dans les vallées longitudinales, par places peut-être par trop énergiquement affouillées, mais qui ont certainement é*é en partie remplies et barrées par des dépôts de drift. Aucun lac ne se trouve entièrement compris dans la plus grande de ces vallées longitudinales, quoique la partie nord-ouest du lac Quennel, la plus grande nappe d'eau intérieure de la cartefeuille, se trouve dans la partie est de la partie médiane de la vallée. Le lac Quennel a une longueur extrême de 4 milles environ, et consiste en plusieurs bras reliés, qui occupent des vallées de roches tendres, entre des crêtes de roches plus dures. A un mille au nord, on observe un autre lac analogue, quoique plus petit, qui consiste en trois bras reliés, le lac Holden, connu aussi à cause de sa configuration sous le nom de lac des Trois Bras. D'autres lacs plus petits que l'on observe dans des petites vallées longitudinales dans la partie est des terres basses, sont le lac Greenway, au sud-est du lac Holden, les lacs Long et Priest, au sud-est du Lac Quennel. Dans la vallée Extension, il y a quatre petits lacs; des deux plus au nord appelés les lacs Overton, le plus grand a moins de trois-quarts de mille de long, et des deux au sud, les lacs Stark, l’un a 700 pieds et l’autre 800. Des autres petits lacs qui restent dans les vallées longitudinales, le lac Cranberry est le plus grand: il se trouve dans la vallée développée par la dégradation des roches tendres qui accompagnent les veines Douglas et Newcastle. Il ne se trouve pas de lacs sur la pente qui remonte vers le plateau, à part quelques étangs de 25 à 100 pieds de diamètre. Pourtant, à la base nord-est de cette pente, on remarque les lacs McKay et Crystal. Dans la partie sud-ouest des terres basses, à l'ouest de la large
vallée longitudinale, il y a une plaine à terrasses étagées, que nous avons appelée le delta Nanaïmo, (voir planche X A), car ces terras- .ses semblent avoir été découpées, après soulèvement, par la rivière Nanaïmo et le ruisseau Haslam, dans un delta de leurs anciennes embouchures, avant l'exhaussement récent, et durant le retrait des derniers glaciers. Ce delta est large de six milles à sa partie extérieure, mais se retrécit vers le sommet, et à trois milles de la base, en longeant la rivière Nanaïmo, il ne mesure que quelques centaines de pieds, largeur qu'il conserve sur un parcours additionnel de trois milles en remontant le cours d'eau. Sur la bordure ouest de la partie é-idée du delta, où sont développées des traînées de cailloux ou ‘“‘kames,” et des excavations par les glaces (planche X B) dont les importantes mesurent de 100 à 800 pieds de large, et varient en profondeur de 10 à 80 pieds, l'altitude atteint 400 pieds au-dessus du niveau de la mer. De cette hauteur, la surface dévale vers l'est jusqu'au voisinage du niveau de la mer, qu’elle atteint, même dans la partie sud, en terrasses larges dont les hauteurs varient de 10 à 50 pieds. La partie inférieure du ruisseau Haslam, dont le volume devient excessif en traversant le delta, se divise en deux cours d’eau serpentants, en atteignant la terrasse inférieure.