‹ Géologie de la région de Cranbrook, Colombie Britannique [microforme]Chapitre 22 sur 112 · Conglomérat d'hématite · texte numérisé non relu

Conglomérat d'hématite

—————discordance

60 [Dans les intercalations de calcaire,

dans la région des cinq pieds de la base: Micromitra (Paterina), Micromitra (Iphidella) pannula, Obolus sp., Acrothele sp. Acrotrela sp.

Agraulos sp., Ptychoparta sp., Albertella sp., Olenoides sp., Bathyuriscus sp., et Crepicephalus, 2 espèces.

10 |Près du sommet: Micromitra sp., Mi-

cromitra (Iphidella) pannula, Agraulos sp. fragments de trilobite, 2 espèces.

RE SSSR

Près de la base: Micromitra (Iphidella), pannula, fragments trilobite, 2 espèces, dont une rappelle Olenellus.

4 |Un fragment de trilobite.

RE mm

3 |Galeries d'annelides. Micromitra (Paterina) sp. Acrotreta, sp. fragments de trilobite, 1 espèce.

Métargilite siliceuse de Roosville (Précambrien.)

1 L.-D. Burling, Com. géol. Can.. Bulletin du musée n° 2, 1914, p. 125 3 Com. géol. du Can., Bull. du Musée, n° 2, 1914, p. 82.

ucaire ibreux ouleur schiste re sili-

mation nom à ivante,

milles

calcaire,

eds de la na), Mia, Obolus rela s<p.

p., Alberhyuriscus ces.

1 sp., Miiula, Agtrilobite,

ra (Iphitrilobite, pelle Ole-

mitra (Pafragments

Autant que je sache, le genre Crepicephalus n'a été rencontré qu'à trois endroits dans les couches sous-jacentes ou sus-jacentes de la ligne qui sépare le cambrien inférieur du cambrien intermédiaire. D'abord, dans la formation Pioche, de l'État du Névada ensuite dans un calcaire à Albertella sur le mont Stephen, en Colombie britannique! enfin dans les calcaires intercalés dans des schistes du cambrien intermédiaire recouvrant une quartzite, sur une Île à l'est de Niang-Niang- King, Liau-tung, Mandchourie? Le cadre de cet ouvrage ne me permet pas d'y inclure de plus amples détails sur les rapports entre cette série de schistes et sur les niveaux en question. À l'époque où l'on en a fait l'étude, la faune du n° 5 de la formation Burton (page 125) avait évidemment l'aspect du cambrien intermédiaire; mais l'association, dans une couche d'un pouce d'épaisseur, de deux espèces de Crepicebhalus et d'un représentant du genre Albertella a conduit à comparer la formation Burton contenant la faune des A/bertella, avec la formation Pioche, niveaux qui, tous deux, ont été placés par la suite dans le cambrien inférieur.

L'analyse de la faune des Albertella dans les autres endroits où on l'a rencontré et identifié démontre que rien n'indique avec certitude qu'elle soit de la péricle du cambrien inférieur, aussi ai-je tourr4 mon attention vers la formation Pioche. On a vu que l'on peu + cette formation en deux étages, l’un se rangeant dans le cambre aférieur et l'autre dans le cambrien intermédiaire; on a vu aussi que cette formation possède deux faunes qui, à l'endroit caractéristique de la faune des Albertella, sont séparées par 1.600 pieds de calcaire. Dans l'endroit caractéristique de la formation Pioche, les limites de distribution des faunes que possède ce complexe ne semblent pas être aussi étendues, et l'étage du cambrien intermédiaire auquel j'ai donné le nom de zone à Crepicephalus doit être mis en corrélation, du moins provisoirement, avec la formation Burton. La corrélation de la formation Burton avec la faune des Albertella se base surtout sur la présence, dans la formation Burton, d'un Albertella, genre qui, dans l'état actuel de nos connaissances, est propre, dans la région cordillérienne, à ce seul étage. Les faits établis apportent un si formel démenti à l'affirmation que ces formations sont de la période du cambrien inférieur, ils démontrent si clairement que leur place se trouve dans la division sus-jacente du cambrien, que l'on a pu, presque avec certitude, ranger la formation Burton dans le cambrien intermédiaire.

Il n’est pas facile, cependant, de résister à l'impression que la partie des roches clastiques de la formation Burton pourrait bien représenter le cambrien inférieur; et bien que les quelques espèces qui se rencon-

1Walcott: Smithsonian Misc. Coll. vol. 53, n° 5, 1908, p. 213. : Walcott: Research in China, vol. 3, 1913, p. 26, localité 35r.

*SISUAPDUDI SHAUAOP U0Z 489 ON SE lt ES u40qn3 sngpua0,p 2u07| T5] 11429153 snqau210,P 9U07) 20 £ Sal ‘ 33 RAT RDS 7e D1/2142q1V S2P 2U07 ao PT Le HSE el = -+...--sngmydand245 S2P au07 = (caused us) uosqoy quo np uotä (-y4u1A.I 2P Piou np ‘aouads “pur[yAtH 2p sure) -21 EP] 2P EUUAUNL UOIJEWIO; = (515 ap S23SI49S S2P NE2AIN =) ej op 12 oU = (96 23ed ‘adnos er] -do33Q sap auoz) uaydais uoreun104| "7 snymposg Ssn2s14n4y1ng 2P 3U07)° °°" |P Z) syvr14K1 sapwyruv2DZ 2P 3U07Z

re ee SE

‘g'2 ‘yr1OMSOY IUON ‘42 ‘OAI -ye1( ‘POOMUOYI0) BIG 2P UOYET ‘EPEAYN ‘242014 -D12142Q1V S2P 2U03 D] 2P 12 UOJANE 2P ASIYIS MP “220Hd U011D40f D] 2P U01D77440

ti ons dr A EN do di

re te

trent dans ces couches inférieures soient méconnaissables ou qu'elles appartiennent à des genres inconnus jusqu'ici, la définition de la formation Burton, telle que je la propose, n'empêchera en rien la division que l’on pourrait en faire plus tard en des terrains de schistes et de calcaire.

Conséquemment, je considère la formation Burton comme un complexe de composition plus ou moins hétérogène reposant en discordance sur le précambrien, se rangeant dans le cambrien intermédiaire, et se subdivisant facilement en un étage supérieur et en un étage inférieur, si toutefois l'étude ultérieure des faunes de sa partie inférieure vient confirmer cette division.

Formation Elko.

La formation Elko repose sur la formation Burton; on l'a appelée ainsi d’après la ville d'Elko, située sur l'embranchement Crowsnest de la ligne de chemin de fer Canadien du Pacifique. Le contact exact entre ces deux formations ne se voit pas à découvert dans les coupes qui ont été étudiées, mais il ne semble Pas y avoir d'indices de discordance, les parties exposées de chaque côté du contact étant excellentes.

Les 30 pieds inférieurs de la formation Elko consistent en calcaire siliceux, gris, massif, conservant sa couleur à l'air et contenant des formes fossiles indistinctes ressemblant à du corail (planche XVIII.) Le calcaire se transforme par une transition très étroite ou très graduelle en une dolomie siliceuse de couleur crème disposée en couches massives dont l'épaisseur moyenne est de 6 pieds.

Âge de la formation Elko.

Il n'a pas été trouvé de fossiles déterminables dans la formation Elko. Le calcaire fossilifère Jefferson repose en concordance sur la formation Elko: conséquemment, d’après les indices qui se voient à Elko, cette formation peut comprendre des couches cambriennes, ordoviciennes et silurienres. Pendant l'été de 1914, accompagné de C.-W. Drysdale, j'ai trouvé une coupe cambrienne à Canal, située sur le côté oriental de la tranchée des montagnes Rocheuses, à environ 65 milles au nord-est d'Elko. On a trouvé des fossiles dans les strates qui re- Posent en concordance sur des roches ayant une grande ressemblance avec celles de la formation Elko, tant par leur nature physique que par leur caractère lithologique. Mr L.-D. Burling, qui a fait l'étude de ces fossiles, écrit: “Il ne m'a pas été possible de découvrir là faune des Albertella; de fait, la plupart des niveaux semblent être beaucoup plus élevés que celui des Albertella et représentent le cambrien moyen ou supérieur. Si ma manière de voir est juste, vous avez obtenu la limite

supérieure de la formation Elko, en la plaçant dans le cambrien plutôt que dans l'intervalle entre le cambrien et le dévonien.”

Calcaire Jefferson.

Dans le système des montagnes Rocheuses, le calcaire dévonien repose apparemment en concordance sur la série cambrienne sousjacente (à Elko, la formation Elko), tandis que dans la chaîne des Purcells, à l'ouest, une discordance apparente existe entre le calcaire dévonien et la formation Gateway. Cette roche productive du dévonien est un calcaire gris foncé, massif, prenant à l'atmosphère une teinte gris pâle. On a trouvé dans le calcaire les fossiles suivants dont l'identification a été faite par le D' E.-M. Kindle: Atrypa reticularis, Spirifer pionensis, Orthothetes chemungensis var. arctostriatus.

Discordance à la base de la formation Burton.

Bien qu'aucun caractère de structure n'indique avec force la présence d'une discordance à la base de la formation Burton, on suppose que cette discordance existe, et cela pour les raisons que voici.

) En conformité avec les autres coupes dans toute la région du pli géosynclinal des montagnes Rocheuses, une transgression cambrienne marine se laisse voir dans la disposition de la formation Burton.

(2) Le conglomérat de la base de la formation Burton est formé principalement de gravier d'hématite et d'un peu de gravier de quartzite et de quartz, dans un ciment de quartz hématitique. Les cailloux d’hématite, bien que quelques-uns d'entre eux aient une structure concentrique, représentent l'érosion et la concentration subséquente des couches d'hématite, qui se trouvent abondamment dans la série précambrienne sous-jacente. La quartzite (cailloux de grès métamorphiaue) est identique avec celle de la formation Phillips sous-jacente. La présence de ces cailloux, déjà métamorphisés avant la sédimentation de la formation Burton, indique qu’un certain intervalle de temps existe entre le dépôt de la formation Roosville et celui de Ja formation Burton.

(3) Le grès qui repose sur le conglomérat est caractérisé par l’abondance de particules de quartz blanc opaque provenant évidemment de l'érosion des veines de quartz que l'on sait exister dans la formation Roosville sous-jacente et dans d'autres membres de la série précambrienne. Des particules vertes de métargilites siliceuses de Roosville s'y rencontrent aussi, et puisqu'elles sont identiques avec la formation Roosville sous-jacente, il y a tout lieu de croire que cette dernière fut métamorphisée avant le dépôt de la série Burton, ce qui donne plus de force à l'opinion qu'il s'est écoulé un certain intervalle entre la déposition de la formation Roosville et celle des formations Burton.

(4) La différence dans le degré de métamorphisme de la formation Roosville et de la formation Burton est très frappante sur place. Les feuillets des métargilites siliceuses de Roosville sont si étroitement cimentés entre eux, qu'ils forment des massifs escarpés; de fait, les parois perpendiculaires du cañon de la rivière Elko sont tailleés dans la formation Roosville. Au contraire, la formation Burton s'effrite facilement à l'air et des pentes très douces la caractérisent.

Rapport entre la série Galton et celle de Purcell.

On regarde la série Purcells de la chaîne des Purcell comme l’équivalent le plus à l'ouest, ou le plus proche du littoral, de la série Galton. D'après Daly, la corrélation entre les deux séries est, comme suit:

Corrélation de la série Purcell et de celle de Galton d'après Daly.!

Série Purcell, chaîne des Purcells, 49° Séries Galton, chaîne des Galtons, 49° Lat. N. Lat. N.

Surface d'érosion. Surface d'érosion.

Moyie. Puissance.... ...3.400+ pieds Roosville. Puissance 600+ pieds Phillips. Puissance 550 pieds Gateway. Puissance....... 1.850 pieds

Kitchener. Puissance. .... 6.000 + pieds Gateway. Puissance 125 pieds Siyeh. Puissance......... 4.000 pieds

Kitchener. Puissance... 1.400 + pieds Wigwam. Puissance...... 1.200 pieds Creston. Puissance....... 3.000+ pieds MacDonald. Puissance...2.350 pieds Hefty. Puissance pieds

Creston. Puissance....... 6.500 + pieds ge Puissance ase

Base non découverte

' non découverte.

Total à Total

Dans sa corrélation, Daly appuie sur l'importance de la lave de Purcell dans la corrélation non seulement de ces deux séries, mais de toutes les séries équivalentes dans le pli géosynclinal des montagnes Rocheuses.? Il faut cependant en user avec prudence, car j'ai découvert divers épanchements laviques séparés par d'importantes couches de sédiments.

! Daly, R.-A., Com. géol. Can., Mem. 38, 1913, tableau VIII, p. 178. ? Daly, R.-A., Com. géol. Can., Mem. 38, 1913, p. 62.

#4 Corrélation de la série Purcell et de celle de Galton, d'après Schofield. Série Galton de la chaîne des Galtons faisant Série Purcell de la chaîne des partie du système des Rocheuses. Purcell.

Roosville. absente.

Phillips. absente.

a —————————— Gateway. Gateway.

EE —————— Lave de Purcell. Lave de Purcell.

— Siyeh. Siyeh.

Wigwam. Kitchener.

MacDonald.

Hefty.

Altyn.

a — Creston.

Aldridge.

La comparaison entre les deux tableaux ci-dessus laisse voir des différences importantes. Ces différences cependant d'abord de la situation assignée aux laves de Purcell dans la statigraphie de cette série. Dans un paragraphe précédent de ce chapitre (page 21), il a été démontré que la lave de Purcell se rencontre au-dessus de la formation Movyie, et non pas au dessous, tel que l’a prétendu Daly. La position de la lave de Purcell au-dessus de la formation Moyie met en équivalence les formations Moyie et Siyeh, qui sont absolument semblables. Le nom de Siyeh remplace donc celui de Moyie dans la stratigraphie de la série Purcell. La série Kitchener est en corrélation avec celles qui se trouvent entre les couches Altyn et Wigwan et qui incluent ces mêmes couches, pour la raison que la formation Kitchener est en rapport avec celle de Wallace, qui, elle-même, est équivalente à celle de Newland. La formation Newland et celle d'Altyn contiennent l'une et l’autre Beltena danai.

Corrélation de la série Purcell avec celle de Cœur d'Alène.

Walcott et Calkins ont basé leur corrélation des couches de la série Cœur d'Alène avec la série Purcell sur la subdivision de la série Purcell faite par Daly, subdivision qui, plus tard, fut reconnue erronée. En 1911, j'ai soigneusement examiné les formations de la région de Cœur d'Alène et j'ai pu identifier avec un certain degré de certitude les formations à découvert à l'est de Kootenay. Le tableau ci-dessous exprime l’idée que je me suis faite de cette corrélation.

eld.

ine des

voir des | de la de cette , il a été mation position | équivanblables.

tigraphie rec celles luent ces 1 rapport Newland.

t l’autre

ne.

le la série ie Purcell née. En de Cœur le les for- »ssous €X-

ülles cher denêtre

‘ssus rien r au sous du

Mma-

e la e le ires.

ivec

1 du

l'ableau général des corrélations, par Sihofeld.

ar = - — — er a =

ame 2x sa cute

Chaîne des monts Clarket! Monts Rocheux, C.B Uhaine des Purcells, C.B.} Région de Cœur d'Alène, | Chaîne des monts Cabinet, ! Lewis, 49ème parallèle. |

Idaho. | Montana. | Le : PERS Lea + = et

L'auteur a basé la corrélation de ces deux Pa R. À, Daly, C.G.C. Mém.| sur une coupe décrite par Daly (C.G.C. Mémoire | F. C, Calkins, U.S.G.s., | F. C. Calkins, U.S.GS 38, 1913, p. 97. | 38, 1913), coupe que l’auteur à subséquemment| Prof, Paper 62, 1908, p. 25.| Bull. 384, 1909, p. 40. modifiée. |

e 2 eee ee eu a

RS | Res er nt 2-0 annee | cannes a “ER MS

{Partie de la base du cam-!

! brien moyen.

|[Cambrien.

IDiscord. nee,

Surface d'érosion. IRoosville, 1,000 pieds, [!

| | , | Phillips, 500 pieds, surface d'érosion. Surface d'érosion.

Kintla, SU0 pieds. | | Sheppard, 600 pieds. ‘Gateway, 2.028 pieds. [Gateway, 1.000 pieds. |

\Préc ambrien.

Lave de Purcell. Lave de Purcell. Lave de Purcell. | (l | |

Surface d'érosion [Schistes et grès 10,000 pieds | \(Beltien )

A IStriped peak, 1.000 pieds. | Striped peak, 2.000 pieds. |

Siyeh, 4.100 pieds. | iSiyeh 4.000 pieds. Siyeh, 4.000 picds.

| A Le |

Grinnell, 1.609 pieds. Wigwam, 1.200 pieds.

Appekunny, 2.600 pieds. MacDonald, 2.350 p'eds.| | iHefty, 775 pieds. Kitchener, 4.500 pieds. !Waliice, 4000 pieds. IPlacktoot, 5,000 pieds. | Altyn, 3.500 pieds. Altys, 650 pieds. | een RER Creston, 5.000 pieds. |St-Regis, 1000 pieds.

| Rev tt, 1200 pieds. |Ravalli, 8.000 pieds.

Burke, 2000 pieds. ï | =

( je = | (l i Î

\dridge, 8.000 + pieds. Prichard, 8000 pieds. |Prichard, 10.000 pieds.

Série Cœur d'Alène. Série Purcell. ; Striped Peak. : Siyeh (partie inférieure). :

Wallace. : Kitchener. 4.500

St. Regis. s Revett. , Creston.

Burke.

Le tableau de corrélations qui suit a pour base le tableau original de Walcott;! j'y ai ajouté le résultat de mon travail d'exploration dans le précambrien d'Idaho et de la Colombie britannique. Toute la discussion se porte sur l'âge du calcaire de Siyeh, qui constitue le point de répère le plus important pour établir les divers étages du Beltien.

Voici, en peu de mots, comment Daly? établit, sur des bases stratigraphiques et lithologiques, les raisons qui l'ont induit à ranger dans le cambrien moyen le calcaire de Siyeh:

“Walcott reconnaît que le cambrien-ordovicien est l'équivalent du groupe du mont Castle, d'après McConnell, tel qu'il se fait voir près de Belton, Montana, et au creek Nyack, Montana. À ces localités, on a trouvé un grand développement des calcaires massifs bleuâtres et verdâtres contenant une espèce de Raphistoma et une forme de Stromatoporoïde. Comme on le voit dans la planche 6 du mémoire de Walcott, la tenue de ces calcaires sur le terrain est extrêmement semblable à celle du calcaire Siyeh du mont Siyeh, qui est à moins de quinze milles de distance de la localité du creek Nyack. Il est difficile de s'empêcher de soupçonner que ces calcaires du mont Castle sont, à la vérité, identiques avec le calcaire Siyeh, où, par conséquent, l'on pourrait peut-être plus tard trouver des fossiles du Cambrien intermédiaire."

La découverte, dans la formation Burton, à 3.535 pieds au-dessus de la formation Siyeh, de fossiles qui se rattachent à l'aurore du cambrien moyen, démontre que le calcaire de Siyeh ne peut pas appartenir au cambrien moyen; or, puisque la formation Siyeh se trouve au-dessous de la discordance qui existe entre le précambrien et le cambrien du pli géosynclinal des montagnes Rocheuses, on doit conclure que la formation Siyeh est de la période précambrienne.

Walcott exprime la même opinion dans les termes suivants:

“Les séries de calcaires à la source du Nyack, que représente la planche VI, sont de l'époque cambrienne ou ordovicienne, ainsi que le démontrent les fragments de fossiles que j'ai trouvés dans ces calcaires. Je ne crois pas que le calcaire de Siyeh doive être mis en corrélation avec les calcaires en question, non plus qu'avec les calcaires de McConnell du Mont Castle”’.3

! Waïcott, C.-D., Bull. C.G.A., vol. 17, 1906, p. 17.

? Daly, R.-A., Com. géci. Can., Mémoire 38, 1913, p. 183 ? Waicott, C.-A., Com. géoi. Can., Bull. n® vol. 17, 190., p. 19.

Page 1