CLIVAGE
Il y a des preuves de clivage et de broyage intense partout dans cette région, dont l'importance varie avec la texture et la résistance de la roche à l'écrasement. Le broyage est plus intense dans les vallées Ottertail et Beaverfoot.
Parmi les bancs épais de quartzites de la formation sédimentaire Cambrien inférieur, il n’y a de clivage que dans les couches minces interstratifiées de schiste siliceux ou de grès fin argilacé. Les plans de clivage occupent toute l'épaisseur de ces couches, maïs ils ne pénètrent pas dans les bancs massifs. On peut voir très bien ce caractère le long du chemin de fer à 1 mille à l’est de Field.
La direction des principaux plans de clivage est N. 65° à 75° O, et le pendage moyen est 60° à 85° S.O.; cependant le pendage est quelquefois beaucoup moindre, ou vertical, ou vers le nord-est.
Dans la vallée Ottertail les plans de clivage sont beaucoup plus prononcés que les plans de s*ratification. Généralement on peut voir ces derniers sur les taces de clivage de l'ardoise, représentés par des bandes distinctes, mais plus fréquemment par des lignes plus foncées dans les couches à texture plus fine.
Il y a une autre série de plans de clivage moins importants qui recoupent les principaux plans à angle droit. On peut les voir très bien le long du chemin de fer entre la gare Ottertail et la “courbe Leanchoil,”’ où ils produisent l’'émiettement des roches en fragments anguleux. Ces plans ont une direction S 040.
Il y a d'autres plans de clivage dans les argillites très schisteuses et les ardoises de cette région. Le long du chemin 4e fer près de la gare Ottertail les couches tendres se brisent en fragments anguleux limités par quatre plans distincts et nn antre moins distinct. Trois de ces plans sont des clivages, et le: «rx autres sont probablement des plans de cassure.
En plusieurs endroits dans la vallée Ottertail on .oit distinctement les plans de clivage recouper les plis, de sc que, comme nous l'avons dit plus haut, la période de broyage esi postérieure à celle de plissement, et aussi postérieure ou contemporaine de la fin de l’intrusion. Les sédiments plus tendres, autour du laccolithe et surtout dans la chañie Chancellor où les affleurements sont nets, ont été écrasés contre la roche ignée plus résistante, de sorte qu'en quelques endroits les sédiments ont été poussés par dessus le bord du laccolithe. On trouve dans un cas un bloc de roche ignée au pic Butwell entouré de calcaire écrasé, ce qui montre que l’intrusion ignée est antérieur à la période de broyage. Le broyage appartient à la période principale de diastrophisme, qui a eu lieu à l'époque Laramie dans
les montagnes Rocheuses, tandis que le plissement et l'intrusion sont d'âge post-crétacé ou au moins postérieurs au dépôts des couches crétacées dans la partie orientale des montagnes Rocheuses.