MM. Murcliison, de Vcrneuil et de Kcyscrling
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seule qui ait offert des gisements de charbon exploitables. La troisième est celle qui fait partie des chaînes de l'Oural et des monts Timans.
Partout les fossiles sont, avec des espèces propres au pays, ceux qui, dans l’ouest de l’Europe, caractérisent le mieux le calcaire carbonifère, entre autres les Productus hcniiphicricus , punctatus et sentir et irulntus. Sur les rives du Volga, près de Syzran particulièrement, les escarpements calcaires renferment les espèces nombreuses de cet horizon avec ce genre de rhizopode (Fusulina) que nous avons déjà signalé en Espagne et que nous retrouverons au pied de l’ Ararat et dans l’Amérique du Nord. Dans la petite région méridionale ou du Donetz, la houille est subordonnée au calcaire rempli de coquilles marines les plus caractéristiques, absolument comme en Écosse. Mais l’horizontalité des couches, si remarquable dans toute la zone nord et centrale de la Russie, n’existe plus ici. Les calcaires, les argiles, les lits de charbon brisés, puis soulevés à travers les roches secondaires jurassiques et crétacées, rendent l’exploitation difficile.
Sur les pentes de l’Oural, le calcaire carbonifère et les couches dévoniennes sont concordants et se suivent exactement dans tous les accidents que leur stratification a éprouvés. La partie qui, dans le centre et le sud, présentait encore quelques traces de charbon, en est ici complètement dépourvue. Sur la pente occidentale de la chaîne, les calcaires à Productus sont surmontés de grès et de psammites représentant le millstone grit avec quelques veines de houille, et le * tout est recouvert par les vastes dépôts permiens des plaines de l’ouest.
Les caractères pétrographiques des roches de transition des plaines de la Russie, comparés à ceux des roches correspondantes sur les lianes de l’Oural et dans le centre de la chaîne, font ressortir l’exactitude de ce principe qui s’applique encore aussi bien aux roches tertiaires qu’aux roches secondaires, savoir : que les modifications éprouvées par les
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couches sédimentaires sont toujours en raison directe de l'intensité et de la fréquence des mouvements dynamiques qu’elles ont éprouvés, et nullement en rapport avec leur ancienneté. Aussi dans ce pays, comme le font observer M. Murchison et ses savants collaborateurs, autant les roches de transition horizontales des plaines sont tendres, peu solides, meubles, et ont conservé leurs caractères originaires qui les feraient prendre pour des dépôts tertiaires, autant, dans les montagnes, elles sont endurcies, passées à l’état de schistes, de quartzites, de calcaires compactes, etc., phénomène qu’on retrouve d’ailleurs plus à l'est, dans toutes les chaînes de la Sibérie, où les roches ignées, porphvriques ou dioritiques sont venues traverser les couches de transition, comme à l’ouest, dans les Alpes, les Apennins et les Pyrénées.
Spitzbcrg. On avait d'abord signalé le calcaire carbo-
nifère au Spilzberg; ensuite l’examen des fossiles, comme nous le dirons plus loin, a fait remonter les roches dans le système permien. Mais depuis lors cette détermination a été contestée, et M. J. Lamont 1 regarde les 21 espèces recueillies par lui autour de Bell-Sound et à Black-Point, à l’angle sud-est de l’ile, comme présentant des formes carbonifères ( Produrtus costal us, semireticulatus, //innboldti, mammalus) dont les dimensions sont même plus considérables que celles de leurs analogues de l’Angleterre, de la Russie et de l’Amérique.
A»;*. — M. P. de Tchihatchelf a découvert, dans l’Anti- Taurus, aux environs de Belenkoï et non loin des roches dévoniennes dont nous avons parlé, des calcaires schistoïdes et1 des schistes argileux en couches puissantes, très-redressées, renfermant beaucoup de Produclus semireticulatus et Fiemingii avec le Spirifer oralis qui annoncent l'horizon du calcaire carbonifère. Au nord, sur le littoral de la mer Noire, entre Ereglr et Amasry, les dépôts de houille, connus depuis
1. Quart , Jauni . qpoI. Soc. of London, vol. XVI, p. 1*28. 1850.
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longtemps, ont pu être rapportés avec certitude à la même période par la détermination des empreintes de plantes qu’ils ' renferment. Le Mémoire de M. Schlehan, dont nous avons déjà parlé (ante, p. .400), ne peut laisser aucun doute à cet égard. La partie graphique très-soignée de ce travail montre que les couches houillères sont presque partout concordantes avec les strates de transition sous-jacents, comme avec un grès qui les recouvre et que l’auteur rapporte au trias; mais le tout est surmonté transgressivement par des dépôts jurassiques. De nombreuses failles, mises en évidence dans les plans et les coupes, ont accidenté tout le système. Plus à l’est, au pied du versant oriental de l'Ararat, M. Abich a signalé, recouvrant aussi des roches dévoniennes, des calcaires carbonifères, caractérisés par une petite espèce de Fusuline distincte de celle de la Russie.
Au pied du versant nord de l’Altaï, suivant M. P. de Tchihatcheff1, le système carbonifère est encore mieux développé que le système dévonien. Il est représenté par des calcaires, puis par des grès et des argiles marneuses, renfermant des bancs de houille, particulièrement au sud de Tomsk. Les fossiles des calcaires sont les Productifs gigns et antiquatus, les Spirifer mosquensis et Braunii, le Retepora membranacea. Les grès et les argiles avec lits de charbon s’observent aussi autour de Kouznetzk. Les empreintes végétales y sont fréquentes ainsi que les bois fossiles. Dans cette région, de même que dans l’Oural, toutes les roches carbonifères et dévoniennes sont plus ou moins redressées, au lieu d’être horizontales comme dans le centre et le nord de la Russie d’Europe.
Si nous redescendons au S., en contournant les grands massifs montagneux de l’Asie centrale, nous trouverons, vers le point de jonction de l’Hindoo-kho méridional avec l'Himalaya, des calcaires du même âge, longeant le pied des montagnes, sur le côté nord et la vallée de Cachemire jusqu’à