POLOGNE. SILÉSIE ET R O HÉ. ME
point de vue minéralogique, J . Prœlori, du Riesengebirge, ainsi que de Charpentier, en 1804. La Silesia subterrunea , de Volkmann, nous indique le gisement d’un certain nombre de pétrifications. Les lettres de Zôllnèr sur la Silésie, Cracovie, Wielikska et le comté de Glatz, ainsi que ses voyages exécutés en 1791, et l’ouvrage de Raumer sur la Silésie inférieure, sont des documents encore utiles à consulter. Dans son Essai d’une description minéralogique des environs de Landeck (1797), L. de Buch a donné la mesure de cette sagacité qu’on retrouve dans tous ses ouvrages. L’auteur ne décrit point les différents objets au fur et à mesure qu’il les rencontre, et, comme on le faisait encore presque partout à cette époque, mais, après avoir bien étudié les masses minérales qui constituent le pays, il fait successivement l' histoire de chacune d'elles, décrit leur nature, leur structure, leur étendue, leur position respective, d’où résulte une connaissance exacte de la constitution géologique de la contrée.
Bohème. — Malgré le vif intérêt que présentait la Bohême sous le point de vue qui nous occupe, les ouvrages publiés sur ce pays pendant le xvu® et le xviiic siècle ont eu peu de retentissement et peu d’influence sur les progrès de la science. Nous les avons indiqués ailleurs1 et nous nous bornerons à rappeler ici les plus importants.
Vers 1770, Franz Zeno montre la véritable origine des fossiles recueillis aux environs de Prague. Ceux qu’il mentionne provenaient du terrain de transition, et un petit nombre de la craie. Les caractères zoologiques des trilobites sont complètement méconnus par l’auteur, qui ne fait aucune distinction d’âge entre les fossiles qu'il indique. 11 attribue au déluge leur dispersion dans la terre et donne des coupes exactes des carrières ouvertes le long de la Moldau, îViais sans en déduire aucune vue théorique sur la succession de leurs couches.
t. Cours de paléontologie stratigraphique, I" partie, p. 117, et nota. p. 123.
POLOGNE, SII.ÉSIE ET BOHÊME.
De Bord décrit, pou de temps après, tes trilobites défis environ» de Prague, constate. leur analogie avec ceux dé Dudley, en Angleterre, que Linné désignait par l'expression d’ Entomolithm paradoxm , et classe dans les formulions primaires les schistes qui renferment ces Crustacés. J. -G. Lindacker, en 1701 , expose avec une certaine précision la' composition des terrains des environs de Prague, admet leur origine sédimentaire, les alternances des diverses roches, là présence de pétrifications plus ou moins nombreuses, et signale celles des grès surtout, comme étant les plus remarquables. Ce sont les trilobites des bords de la Moldau, de la grotte de Saint-Procope et de Wraz. Dans son mémoire sur le territoire de Mies, il décrit tes schistes gris avec des veines de quartz et reposant sur le granité: dans un autre, sur les couches de charbon du cercle de Pilsen, il montre les dépôts à combustible et les schistes avec empreintes de plantes reposant sur les schistes argileux anciens, verticaux, et, plus tard, il démontre -que les grès, ou quart/.ites, les grès argilo-schisteux, avec leurs fossiles déjà signalés, servent de base à d'autres couches que caractérisent des fossiles différents, tels que les Ammonites.
F. -And). Reuss, dans son Essai sur la minéralogie des environs de Prague, constate la même succession de schistes argileux, de calcaire, de grès et de marne et en irtervtionne les débris organiques. Dans sa description des seigneuries de Konigshuf et de Tocznik, il s’occupe des montagnes de kosow, composées de grunStern, de calcaires compactes, argileux et de grès divers, puis il en indiqne les fossiles, mais sans tracer les limites des couches non plus «pie leur ordre dé superposition normale. Henss a étudié encore le petit bassin houiller de Zébrak, et F. Riepl, dans son conp d’œil sur le terrain houiller de la monarchie autrichienne (1850), s’est occupé des bassins des cercles de Béraun, de Pilsen, dé Rakonitz, placés sur le terrain de transition et paraissant avoir été déposés dans les dépressions des schistes.
CENTRE ET NORD DE l’ ALLEMAGNE.
Les roches ignées de la Bohème ont été aussi l’objet des études de Bettes*, de Lindaeket- *, qui a montré K origine Volcanique des basaltes de AVolfsberg. dans le Cercle dé Piïsen, de Selb\ du comte Rasoumowsky qni le premier reconnut l’origine volcanique dès sphærolithes d’Hegau, etc.*