Marnes et argiles avec gypse (lo Puy
7. Argiles, marnes et calcaires bigarrés ( le Puy, l'Emblavès).
— second. ? 8. Grès arkoses ( Ulavozy, Sainzelle, Auteyrac ).
— primaire. 9. Granité et gneiss.
Ainsi depuis l’origine des choses il ne semble pas que la mer ait jamais envahi ce petit bassin, d'une si faible élévation, et ce n’a été que bien tard encore que les eaux douces s’y sont maintenues par suite d’un barrage, dont on peut reconnaître aujourd’hui l'emplacement.
La faune des mammifères quaternaires, trois divisions ou trois âges de la faune tertiaire supérieure, la faune moyenne qui ne renferme pas moins de‘21 genres et de 31 espèces, enfin l’inférieure qui semble correspondre par ses Pnlæotherium à celle du gypse des environs de Paris, témoignent des populations nombreuses et variées de grands animaux terrestres qui se sont succédé dans cet étroit espace. Les oiseaux, les reptiles chéloniens, sauriens et batraciens, les poissons, les insectes ^coléoptères, névroptères et diptères, les crustacés isopodes et ostracodes, les mollusques fluviatiles et terrestres, de nombreuses plantes à fleurs et à feuilles très-diverses, surtout des dicotylédones, viennent compléter pour nous le tableau de cette nature, placée dans des conditions tout exceptionnelles.
Sur le pourtour du massif trachytique et basaltique du Cantal, les calcaires lacustres affleurent à 700 et 1000 mètres d’altitude, renfermant encore des restes de Dinothérium ,
TERRAIN TERTIAIRE
l’un des plus gigantesques et des plus extraordinaires produits de la création, caractéristique des derniers dépôts de la faune moyenne dans l’ouest de l’Europe. Partout abondent les coquilles fluviatiles et terrestres, entre autres le Cerithium Lumarckii , l'une des plus constantes de ce vaste horizon.
Les relations de ces dépôts lacustres avec les roches ignées du plateau central de la France nous éclairent ainsi sur l’âge des phénomènes qui ont produit ces dernières, ce que les anciens géologues n’avaient pu comprendre (antà, p. 156). Nous voyons en eiïet que les éruptions trachytiques et celles des domites n’ont commencé à se produire qu’après l’extinction de la faune tertiaire moyenne, et, pendant que se succédaient les faunes tertiaire supérieure et quaternaire, avaient lieu les épanchements basaltiques et phonoliliques. Quant aux tufs et aux laves des volcans à cratère , ils se sont continués jusqu’aux premiers temps de l’ère actuelle.
Bassins de la Garonne et de l’Adour. — Les dépôts tertiaires
du midi de la France occupent la vaste dépression qui, entre la Méditerranée et l’Océan, sépare le plateau central du pied des Pyrénées, puis une grande partie du bassin inférieur du Rhône. Ils peuvent être regardés ainsi comme formant quatre régions géologiques assez naturelles, dont deux, situées à l’ouest ou océaniques, sont représentées par le bassin de la Garonne et par celui de l’Adour, et'deux, à l’est ou méditerranéennes, sont représentées, l’une par les parties basses du Languedoc entre les Pyrénées et les Cévennes, l’autre par les plaines et les plateaux inférieurs de la Provence et du Dauphiné. Ces quatre régions comparées entre elles offrent des différences tout aussi prononcées, quant à la nature et à l’origine des dépôts et quant aux corps organisés qu’ils renferment, que celles déjà signalées dans les quatre régions du Nord. Ces différences sont également en rapport avec d’anciennes dispositions orographiques qu'un peu d’attention permet de retrouver.
CENTRE, SUD ET EST DE LA FRANCE. 6t|7
Ainsi le bassin inférieur de la Garonne, qui semble au premier abord n'avoir fait qu’un avec celui de l’Adour, en était cependant séparé par un haut fond crétacé que traduisent encore à la surface quelques pointements de roches, courant parallèlement à la ligne de partage actuelle des deux bassins hydrographiques. Par là s’expliquent les différences géologiques et paléontologiques que met en évidence la comparaison des deux tableaux suivants. Les recherches récentes de M. Tournouër, complétant et rectifiant celles de sesprédécesseqrs, depuis Dufrénoy, de Collegno jusqu'à MM. Drouot, Delbos, Raulin et Jacquot, nous ont permis d’exprimer brièvement ces résultats comme il suit ;