saumâtre. Sables gris, rouges et bigarrés. Animaux ma
rins, fluvjatilea ot terrestres. . 15
IHnoihtrium jiyuHtniin, Hh i noceros ineisivus, Mastodon aiujustidens, Ustriodon splendcns, Hyolhehum Swmmeriuyi; 3 Palvomrryx , 3 carnassiers, Conaria, Cjrènta,
Unio, Néritines, Hélix.
Grès coquillier ( Muschetsandstein). Cétacés, reptiles, poissons, coquilles marines. . . . 15® fluvio- terrestre moyen. Anchitherium autrlianense, Paltvomtryx Ijojani, Layomyt Meyeri, Microthrrinm Hinyijrrï, Rmy-
des, etc 40
Rhi nnctros minutus et 3 autres, Palasochenu typus , Hyopotanins, AnthracoiUenum , etc.
(lu vio- marin Poissons, (htrea cyuthulu , Malien craualtna, Ceri- Ihiwn plicatum, Cytherea iiir crus* a la 5
Mollasse marine.
Mollasse grise (d’eau douce).
Qrès et marnes à lignite».
Mollasse rouge.
Kp. totale. 350*
fluvio- terrestre inférieur. La faune des vertébrés renferme dans les argiles A minerai de fer de Mauromont, Saint-Loup, etc , du canton do Vaud, 28 espèces *(10 pachydermes, 3 carnassiers. 1 chéiroptère, 3 rongeurs. 1 reptiles sauriens, 2 ophidiens, 5 chéloniens). Dans la région centrale du canton de Soleuie et Ve val Délémont, »l espèces (I quadrumane? 24 pachydermes, U ruminants, 4 rougeurs, 8 carnassiers, 3 reptiles sauriens, 5 chéloniens, 2 lacertiens et 2 ophidiens). De ces espèces, 20 ou 1,'S se retrouvent dans d’autres pays, 21 n’ont pas été déterminées spécifiquement, 5 seulement sont communes aux gisements du cantoa de Vaud (Pnlœollurium medium , curium et eravtum, PlagioJophns minor, CrocotlUus HaMuuiiœ). U n’y a ni
coquilles fluviatiles et terrestres, ni batraciens. . . . 10 A 100 maria inférieur (douteux). Calcaire siliceux reposant sur les roches jurassiques.
Épaisseur totale 80 à 180
TERRAIN TERTIAIRE
i Pljsch et schistes à fucoldes. (Schistes de Claris ; oiseau, Piotomis ylansicni sis, 42 espèces de poissons.
‘i Groupe numinulitiqac. Mummuiilrs complanata , distant, perforaia , Hamondi' I biaritzmsis, olxsa, Hüiimeyeti, Murchisoni, planulata, exportent, granu - \ Iota, spira).
On voit que les deux groupes tertiaires inférieurs de l’ouest de l'Europe manquent dans la grande vallée Suisse et dans le Jura, tandis que l’un d'eux, le groupe nummulitique, est bien représenté dans toute la région des Alpes occidentales. Les calcaires ou schistes noirs [[lyse h) et les grès qui les surmontent, toujours concordants, deviennent ainsi synchroniques du calcaire lacustre moyen du bassin de la Seine. Réciproquement, aucun des termes de la formation tertiaire moyenne ne pénètre dans la région des Alpes proprement dites.
Les restes d’animaux vertébrés trouvés dans les fentes à minerais de fer du Jura par M\l. Gressly, Greppin, Gaudin, de la Harpe, etc., ont été étudiés et décrits avec soin par MM. l'ictet, Rütimeyer et H. de Meyer. M. 0. Heer, qui avait fait connaître la riche faune entomologique d’OEningen, par un examen attentif comparé des diverses flores successives de la. mollasse, a montré que la végétation de cette période confirmait les résultats théoriques déduits de la connaissance des invertébrés de la formation inférieure du bassin de la Seine, c’est-à-dire que la chaîne des végétaux n'avait pas été plus interrompue que celle des animaux de la période précédente. Toujours quelques espèces viennent ici rattacher une flore à celle qui lui succède, et il y a continuité dans les phénomènes biologiques de l’un et l’autre règne; il y a remplacement graduel des formes dans le temps, sans intervention de causes physiques bien apparentes et seulement#en vertu de lois propres à l’organisme.
Le terrain tertiaire de la Suisse est donc encore, à beaucoup d'égards, une dépendance modifiée de celui de la France, aussi avons-nous dû reproduire quelques-uns des faits les plus essentiels qui s’y rattachent, afin de compléter l’en-
semble de ses caractères dans l’ouest de l’Europe où il est si compliqué et où, sur certains points, sa classification avait subi depuis quinze ans d'assez grands changements. Désormais nous suivrons une marche plus rapide et différente en coqsidérant les trois formations par grandes régions géographiques et renvoyant pour plus de détails à ce que nous en avons dit dans les volumes II et III de Y Histoire des progrès de la géologie.
Formation inférieure. — Dans ce que l'on a vu du versant nord des Pyrénées et -de la partie occidentale des Alpes, on a pu juger que la formation tertiaire inférieure se sépare nettement de la moyenne par un caractère stratigraphique qui depuis longtemps avait frappé M. Élie de Beaumont et qu’elle partage avec la formation crétacée. La présence des Nummulites dans sa partie essentiellement marine ou médiane est un caractère non moins constant qui peut guider l’observateur dans toute l’Europe méridionale, le nord de l’Afrique et l’Asie. Dans quelques localités cependant (bassin de l’Adour, de la Bormida, et peut-être dans l’Inde et ailleurs), certaines espèces de ce genre (.V. intermedia et garamensis) remontent dans les premières assises de la formation suivante. Au-dessus du groupe nummulitique régnent, dans les Alpes et les Apennins, des calcaires et des grès à fucoides {flysch et marigno) d’une grande épaisseur, redressés et accidentés comme le groupe sous-jacent.
On peut suivre le groupe nummulitique de la Suisse sur le pourtour des Alpes, d’abord dans la Bavière et l'Autriche, puis dans les provinces Ulyriennes, où il affecte les mêmes relations stratigraphiques et renferme les mêmes fossiles',
1. Serpula spirulaa.Conoclypeus conoiduts, Pygorhynchus scutella, Echifiolampas ellipsoidal is, F., subsimilis, Penlarriniles didartylus. Rnurgueticrinus
TERRAIS TERTIAIRE.
comme l’ont fait voir MM. Glimbel, delHauer, Stache, Zittel, etc. Sur le versant méridional de la chaîne, dans les provinces Vénitiennes, leVéronais, le Vicentin, il en est encoré de même, et dans l’Istrie le groupe inférieur est représenté par les couches à lignites de Cosina, équivalent du groupe d’Alet.
L’histoire du terrain tertiaire inférieur de l’Italie, le long des Apennins, fait voir que ses deux éléments constituants ont été successivement rapportés à tous les terrains, depuis la grauwacke de transition jusqu'à la craie, et ce n’a été que le Mémoire publié par sir R. Murchisou en 18A9 qui, dans les Apennins, comme dans les Alpes et les Carpathes, les a remis à leur véritable place par suite d'études stratigraphiques et paléontologiques comparées dans ces diverses régions. Mais ajoutons que dans le Bolonais, la Toscane, les États romains, les Abruzzes, la Capitaliste, la Sicile, la Sardaigne et la.Corse, les fossiles, à l’exception des Nummulites, sont très-rares dans ces couches qui affectent souvent aussi les caractères pétrographiques de roches secondaires ou plus anciennes et dont la stratification est plus ou moins obscure.
Espagne. — On a vu qu’au pied du versant nord des Basses-Pyrénées la formation tertiaire inférieure se composait d’un seul terme, du groupe nummulitique, atteignant une épaisseur de 1100 mètres dans les falaises de Biaritz, reposant directement sur la craie blanche et recouvert par les argiles bleues de Gaas. Dans les départements de la Haute- Garonne, de l’Ariége et de l’Aude, à l’extrémité opposée, le même groupe, surmonté de puissants dépôts de poudingues, de marnes et de calcaires lacustres, reposait sur un autre ensemble de poudingues, d’argiles rouges, de grès et de calcaires constituant le groupe inférieur d’Alet ; par conséquent
Thormli, de nombreux Cérites , VOsIrea rarilamella; parmi Ins rhizopodes l'Alveolinalonga.VOperculina ammonta, les A'ummulitai Ramondi, Dufrenoyi, spira, biaritiensis, Murchisoni,complanata, perforata,exponens, les Orbdoides Forlisii, radians, sttllata, etc.
la formation était complète. En Espagne, la formation qui suit le pied sud de la chaîne sur une longueur de 500 kilomètres et sur une largeur variant de 50 à 120 depuis Girone jusqu’à Vittoria, s’appuyant au N. sur les roches crétacées et disparaissant au S. sous les dépôts lacustres moyens du bassin de l’Ebre, présente encore une composition différente; le groupe lacustre de grès et de poudingues trèspitissant y existe bien avec le groupe nummulitique audessous, mais le groupe inférieur d’Alet paraît manquer, ou du moins n’y a pas été signalé encore. Cette large zone, rapportée d’abord à la craie, a été remise à sa véritable place par M. de Verneuil.
L’ensemble des deux groupes n'a pas ici moins de 1800 mètres d’épaisseur, et ils sont comparables à ce que nous avons vu dans les Alpes où le flysch et le macigno représentent les poudingues, les grès et les marnes des Pyrénées. De plus, au lieu de rester au pied de la chaîne, comme sur le versant nord, dans le versant espagnol, le groupe nummulitique atteint de grandes élévations. Ainsi il constitue le massif du Mont-Perdu vers le milieu de l’axe de la chaîne à 3351 mètres d’altitude, et nous le connaissons encore à l’est, sur la frontière de la France, dans le haut de la vallée de la Muga, au sud des bains d’Arles.
Une seconde zone nummulitique s’étend de Barcelone au 8.-0. dans la province de Castillon de la Plana; interrompue dans le royaume de Valence, elle reparaît dans les provinces d’Alicante et de Murcie où une multitude d’îlots sont entourés par les dépôts tertiaires moyens, et elle se montre enfin dans celles deMalaga et de Cadix jusqu’à Tarifa. La carte géologique de l’Espagne, de MM. de Verneuil et Collomb, montre parfaitement cette distribution dans les parties nord, est et sud de la péninsule. Les fossiles ne sont variés et nombreux qu’aux environs de Barcelone et d’Olot; partout ailleurs les Nummulites caractérisent seules ce grand horizon, et la distribution de leurs 26 espèces, au nord-ouest, an nord-est et au sud , pré-
TERRAIS TERTIAIRE.
sente des associations assez particulières dans chacune de ces régions'.
Le* Carpathe». — Si nous nous reportons actuellement au centre de l'Europe, dans les Carpathes, nous verrons que les dépôts tertiaires inférieurs y ont été l’objet des mêmes méprises qu’à l’ouest et que des calcaires gris ou noirs, remplis de Kmnmuliles perforala et Puschii, avec des grès, y représentent encore les deux premiers groupes. Ce système s’étend au sud-est dans la Transylvanie et les Siebenbürgen, où il a été récemment l’objet d’études très-suivies de la part de MM. de Hauer et G. Stacbe. Les fossiles dont ces savants ont donné des listes confirment tout ce que l’on pouvait présumer du synchronisme de ces couches avec celles du reste de l'Europe.
Turquie d’Europe. — Du versant méridional des Alpes, celles-ci se prolongent au S.-E. par les Alpes dinariques, le long de l’Adriatique, dans la Dalmatie, et à travers la Bosnie, la Servie, l'Albanie et l’Épire. C’est surtout aux travaux de M. A. Viquesnel que nous sommes redevable de nos connaissances à ce sujet. Les fossiles qu’il a rapportés de ces provinces et de la Thrace, et que nous décrirons dans son grand ouvrage sur la Turquie d’Iiuropc, ceux recueillis par Hommaire de Hell, ceux plus nombreux encore que nous devons à M. P. de TchihatchelT, et que nous publions en ce moment dans la Paléontologie de son ouvrage sur Y Asie Mineure nous permettent de juger des modifications comme de la persistance des caractères de la faune nummulitique à mesure qu'on s’avance vers le continent asiatique. La Grèce continentale, le Péloponèse et file de Crète, suivant M. Raulin, en offrent encore des traces, mais dont l'étude est à faire.
Crimée. — L’ancienne Tauride est aussi semblable à un
1. D’Archiac et J. Haiine, Monographie des ,Yu mm utiles, p. 83.
2. Asie Mineure, 4' partie, Géologie, 3" vol., Paléonlogie. Introduction, p. un, et Description des espèces, p. 105. 1800.— Voy. aussi le Bosphore et Constantinople, par M. P. de Tchiliatchcff, p. 509. 1804.
jalon placé entre l’Europe et l'Asie, pour nous guider en nous montrant le système de couches qui nous occupe avec des caractères pétrographiques et géologiques aussi prononcés que sur les versants des Alpes, et avec des relations géologiques encore plus nettes. Les observations de M. de Verneuil, de J. J. Huot, de Dubois de Montpéreux, ont depuis longtemps démontré la position des calcaires et des marnes à Nummulites, seuls représentants de la formation, placés entre les dépôts tertiaires moyens et la craie blanche. Les fossiles prouvent en outre l’intime liaison de ces couches avec celles de la Transylvanie à l’ouest, de la Roumélie et de l’Asie Mineure au sud, et du Caucase à l’est1.
Formation! moyenne et supérieure. — Italie. — La formation
supérieure , désignée depuis longtemps sous le nom de marnes sub-apennines, occupe, dans le nord de l’Italie et du pied des Apennins aux rivages de la Méditerranée et de l’Adriatique, des surfaces d’une grande étendue. La formation moyenne, au contraire, avait été d’abord restreinte à quelques points, tels que la colline de Superga près Turin, dont les fossiles, par leur analogie avec ceux des faluns de Bordeaux, avaient fait admettre leur contemporanéité. Mais les observationsstratigraphiques deL. Pareto, et l’examen des fossiles dû à MM. Michelotti, E. Sismonda et Gastaldi, ont agrandi considérablement son domaine en y faisant entrer les roches qui, sur le versant nord des Apennins de la Ligurie, s'appuient, avec une discordance complète, contre le grès et le macigno redressés ou couches à fucoïdes, lesquels, plus à l’ouest, dans les Alpes-Maritimes, recouvrent le groupe nummulitique.
Dans le bassin de la Bormida, aux environs de Belforte, de Dego, de Carcare, de Cosseria, de Mornese, de Piana, ces couches renferment* beaucoup d’espèces identiques avec celles
. I. Nous signalerons particulièrement : Oslrea rarilamella, Ytilsella falcata, Anomia intustriala, Conoctypeus cnnnideus , de nombreuses Nummulites (N. distans, Ramondi, irregularis, spira, placentula, Tchihatrheffi, Leymeriei.e te/, 1 Orbitoides Fortisii, etc.
TERRAIN TERTIAIRE
de la colline de Turin, et, malgré un certain nombre d’autres qui semblent être de la formation inférieure, la superposition incontestable que nous venons de rappeler oblige à placer ces dépôts à la base de la formation moyenne. Quant à la Nummulite* intermedia qui s’y trouve, c’est précisément celle que dans le bassin de l’Adour nous avons vue remonter à ce niveau dans les argiles bleues de Gaas. Les lignites de Cadibona avec Anthracotherium magnum, reposant dans une dépression des roches cristallines de la chaîne, sont sans doute contemporains aussi de la base de la formation moyenne, comme d’autres aux environs, et les calcaires de Gassino près Turin, des collines du Montferrat et de Cazalé, toujours discordants par rapport aux calcaires à fucoïdes et ali macigno, doivent également y être rapportés. Ces vues nouvelles ont été récemment appliquées dans le Véronais et le Vicentin à des couches regardées jusque-là comme plus anciennes.
Ln troisième niveau ou étage supérieur aux couches de Superga comprendrait les dépôts marins de Castelnovo, d’Asti, du Tortonais, d'Albenga, et, suivant quelques auteurs, les marnes bleues proprement dites, ne laissant plus dans la formation supérieure que les sables jaunes. Aux environs de Messine, en Sicile, M. Seguenza a aussi rapporté à la formation moyenne deux assises de 800 mètres d’épaisseur totale, surmontées de marnes jaunes supérieures et de puissants dépôts quaternaires, tnlin les sables jaunes et les lits de cailloux qui les recouvrent ont encore en Italie une extension plus considérable que les dépôts précédents.
Les profils géologiques de la colline de Turin à Cbieri , de Possagno à la plaine de Venise, de Bologne à Lojano, du val d’Arno, etc., montrent les relations des trois formations tertiaires, tandis que ceux des collines de «Rome font voir la composition de la plus récente d’entre elles et ses rapports avec les éruptions volcaniques du Latium. l)’iin autre côté, le* gisement fossilifère du val d’Arno, connu depuis longtemps par ses nombreux ossements de mammifères, et les sables
jaunes du Plaisantin ont fourni des espèces qui peuvent être utilement comparées avec celles des faunes correspondantes à l’ouest des Alpes1.
Les îles de Malte, de Corse, de Sardaigne et Baléares renferment des dépôts tertiaires parallèles à ceux des continents voisins et représentant les trois formations, à l’exception de l’île de Malte, où l’on ne trouve que la seconde.
Espagne. — On a vu quelle était la distribution des dépôts tertiaires inférieurs au nord, à l’est et au sud dans la péninsule Ibérique; celle des plus récents y est fort simple en ce qu’on n’observe pas d’alternances de sédiments marins et d'eau douce plus ou moins répétées, ni ces enchevêtrements superficiels si difficiles à débrouiller. Les uns et les autres occupent des régions distinctes. Ainsi les dépôts exclusivement d’eau douce forment des plateaux de 600 à 700 et même 1000 mètres d’altitude vers le centre de la péninsule, puis s’étendent dans les bassins supérieurs du Tage au sud, du Duero au nord et de l’Èbre au nord-est. Celle disposition est, comme on le voit, comparable à celle des couches aussi exclusivement lacustres du plateau central de la France. Comme l’Auvergne, mais à une élévation double, le plateau de la Castille n’a jamais été recouvert par l’Océan tertiaire qui l’environnait presque de toutes parts; il était occupé par de vastes et nombreux lacs, sans aucune trace de ces produits ignés qui, dans le Velay, l’Auvergne et le Cantal, s’épanchèrent à partir de la période tertiaire supérieure.
Ces dépôts lacustres se composent en général de calcaires vers le haut, de marnes et de gypse vers la partie moyenne, d’argiles, de grès et de conglomérats vers la base. Des mammifères fossiles ont été découverts soit dans le bassin du
1. Elephas méridional)! , E. antiquus , Mastodon arvernenxis . M. Borsont , Rhinocéros leptorhinus, B. elrvscus, II. hemilœchus, Hifpopologius mojar. Tapir, Sus. Ursus. Machairodus cullridrns. Hyène, Bœuf, Cerf, Cheval. Parmi le* mammifères marins : Halitherium Serres), Detphinus Cartes). D. Brccchii. Ilalcenq Cuvteri, B. Corttsi , puis des chèlonicns et des poisson*.
66£l TERRAIN TERTIAIRE.
Duero aux environs de Valladolid, soit dans celui de Madrid, soit au sud à Concud près de Terruel et à Alcoy '. Cette faune appartient aux derniers temps de la période moyenne ; on y retrouve les principaux types de cet horizon en France, en Suisse, en Italie, mais privé cependant de ce genre caractéristique, le Dinothérium , qui n’aurait pas vécu au delà des Pyrénées non plus qu’au delà des Alpes.
Les dépôts marins qui circonscrivent la péninsule dans le voisinage des côtes pénètrent plus ou moins profondément dans l’intérieur, en indiquant d'anciens golfes. Dans la partie sud-est, de Valence à Cadix, ils entourent une multitude d’îlots secondaires ou tertiaires inférieurs, et séparent au sud le massif puissant de la Sierra-Nevada. Vers la partie supérieure du bassin du Guadiana, la carte de MM. de Verneuil et Collomb en indique un lambeau assez étendu, et, depuis longtemps, ceux plus considérables encore du bassin inférieur du Tage, au sud de Lisbonne, avaient été décrits par D. Sharpe. Tous ont été jusqu’à présent rapportés à la période moyenne.
Nord et centre de l'Allemagne. — Les dépôts tertiaires qui,
des environs d’Aix-la-Chapelle à Cracovie, s’étendent au nord vers la Baltique, occupant les plaines et les parties basses des pays arrosés par le Rhin inférieur, l’Etns, le Weser, l’Elbe, l'Oder et la Vistule, s’appuient au sud contre des roches de divers âges, et, presque partout, sont recouverts de dépôts de transport quaternaires. Le faible relief de cette vaste surface qu’ils constituent, la faible épaisseur des couches, leur état meuble, l’absence de bonnes coupes, la rareté des fossiles ou leur gisement douteux, ne permettent pas de déterminer fort exactement leurs relations stratigraphiques ni leurs limites géographiques; aussi n’admettons- nous que sous toute réserve la classification suivante proposée par M. Beyrich.
1. Mastodon anQustuims. M. tapiroides, Rhinocéros maintenus, Anehithcrium aurelianense , Cainotherium, Hipparion, Sus, Patœomrryx, (C. de Prado.
1“ Dépôts de l’Elbe inférieur ou anciennes plages marines.
2” Dépôts du Holstein; blocs coquilliers et sables (gisements fort obscurs).
3” Roche de Sternberg: duché de Schwerin; marne, sable d’Osnabruck. do Bunde, de Lemgo, Freden, Luthorst , sable jaune de Gœltingen et de Cassel, Crofeld.
4" Argile à septaria . côtes de la Poméranie, Slettin , Magdebourg, Deipzig; elle représente les argiles de Boom près d'Anvers.
ô" Dignités du Westerwald; bassin inférieur du Rhin, du Habitchswald, environs de Bonn ( Rhinocéros incisivus et minutas, Palœomeryx médius, Anlhracolherium magnum, Microlheriu/n Henggeri (Crocodile, Salamandre, Triton].
6“ Marnes d'Egeln, entre le Harz et Magdebourg.
7" Dignités du nord de l'Allemagne et des bords de la Baltique, remontant au sud dans la Silésie et la Bohème.
Aucune de- ces divisions n’a révélé de faune annonçant l’existence de la formation inférieure.
Les fossiles de certaines localités, telles que les environs de Magdebourg, de Cassel, de Luitliorst, de Freden, de Bunde, ont été décrits par M. B. A. Philippi, par M. Reuss, etc., sans qu’on en puisse rien déduire de bien précis sur leur horizon1. Nous avons rappelé ce qu’avait de curieux et d’interessant pour la science le gisement de l’ambre ou succin dans lek lignites des bords de la Baltique aux environs de Kœnigsberg et la faune si remarquable des insectes dont plus de 1100 espèces nous ont été conservées comme embaumées dans cette résine, produit d’un arbre de la famille des conifères ( Pi nus succinifer) *. Nous ne pouvons également que renvoyer le lecteur à ce que nous avons dit des gisements d’infusoires siliceux et du tripoli ou schiste à polir de la Bohême, à Franzenbad, à Bilin, etc., produits d’eaux thermales et d’eau douce3, et mentionner la détermination de l’âge des célèbres mines de sel gemme de Wieliczka, près de Cracovie,