iVeu Flot: (roches tertiaires
VVerner appliqua le nom de gèognosie à l'étude directe et positive des roches ou des couches de la terre, laissant volontiers celui de géologie à la partie spéculative et théorique où allaient s’égarer tant d’esprits de ce temps-là.
Comme Lchmanp, il n’avait guère étudié que la Saxe, et il établit son système sur des bases trop étroites, avec des connaissances géographiques de géognosje trop restreintes. Aussi croyait— il que presque toutes les roches s’étaient formées dans l'eau, d'où le nom de neplnnisles , donné à ses élèves par opposition à ceux de vulcanistcs et de plulonistcs , donné aux disciples de Hutton, géologue écossais contemporain, qui attribuait au contraire au feu l’origine et la consolidation de la plupart des roches.
On a attribué à VVerner ce principe qui guide les mineurs dans leurs travaux : savoir que, dans un même district, tous les liions de même nature doivent leur origine à des fentes parallèles entre elles, ouvertes en même temps et remplies ensuite, durant une même période, par les mêmes substances minérales. Dans sa Nouvelle théorie de f origine des filons, publiée en 1802, VVerner critique celle de Lehman», et peut-être trouverions-nous là l'explication de ce que nous disions tout à l'heure; mais si cette dernière, qui consistait à considérer tous les liions comme les ramifications d’un tronc principal placé vers le centre de la terre, n’était pas irréprochable quant à la forme, elle était cependant pins vraie eu principe que celle de VVerner, qui fait opérer le remplissage de toits les filons par en haut.
L'un des grands avantages de ce dernier fut d’avoir
CENTRE ET NORD DE I,' A t.LF. M ACNE.
fondé une école, dont les élèves appliquaient partout les principes et rapportaient ce qu'ils voyaient à ces mêmes principes, non pas d'une manière absolue ou même en les exagérant, comme cela se voit souvent, mais en les modifiant avec intelligence, suivant les résultats de leurs observations personnelles et de leur propre jugement, ce qui obviait aux inconvénients d’une subordination trop exclusive à la parole, du maître, et ce qui leur était d’autant plus facile que la plupart de ses préceptes n’étaient pas écrits.
De Humboldl, b. de liuch, de Charpentier, d’Auhuisson, de Bonnard, de Schlotheim, Hoffmann , Eslinger, Ch. Fries- Jpben, Jameson, Maclure, et aujourd'hui leurs continuateurs à Freyberg, appartiennent à cette école qu’ils ont tant contribué à illustrer. Loin de se faire les défenseurs obstinés des idées du professeur, c’étaient des esprits élevés qui s’en séparaient dès qu’elles ne leur paraissaient plus fondées, pt pe fut eqeore un bonheur bien rare pour Merner que d'avoir eu " ppup disciples des hommes aussi éminents, qui n’ont ainsi propagé que ce qu’il y avait fie vrai dans son enseignement sans jamais insister sur ce qu'il y avait de faux.
Si nous considérons actuellement Lehmann, Fuchsel et Werner comme les représentants d'une école positive et pratique, fondée sur l’observation attentive et la comparaison des faits, nous reconnaîtrons que, dans la seconde moitié du xviue siècle, cette petite région de l’Allemagne centrale, qui avait été le champ de leurs travaux, était entrée dans la véritable voie de la géologie stratigraphique, tandis que dans le même temps nous avons déjà vu , et nous verrons encore dans d’autres pays, des hommes de mérite sans doute, mais qui n’étaient pas éclairés par les mômes principes, marcher presqti’au hasard, chacun de leur côté, sans méthode, et par conséquent sans résultats effectifs pour l'édilicalion d’une science qu’ils cultivaient avec plus de dévouement que de réflexion.
Vers cette époque, quelques ouvrages généraux furent
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publiés en Allemagne; tel est celui d’Holmann sur l’origine des corps marins et des autres corps étrangers qui se rencontrent dans la terre, puis le Spécimen historiœ nnturali s globi terruquix de R asp, où l’on trouve une relation complète des lies nouvellement apparues et de tous les systèmes de cosmologie émis jusqu’alors, enfin le livre de (Jottlob de Justi sur l'histoire du globe déduite et prouvée par ses propriétés intérieures et extérieures. Ce livre, qui est de 1771, exprime des idées générales vraies, mais depuis fort longtemps adoptées ou proposées.
Roches ignée* de* province* rhénane*. Les TOChcS ’lgllées
volcaniques des provinces qui bordent le Rhin ont aussi fixé l’attention des géologues allemands, surtout au point de vue minéralogique et pétrographique, mais nous nous bornerons à signaler les observations de Collini* sur ces mêmes produits volcaniques, sur les agates et sur les basaltes; celles de sir W. Hamilton*; l’esquisse orographique du Siebengebirge de Nose3, ouvrage indigeste et prolixe, mais utile à consulter; le mémoire d’Alex, de Huruboldt* sur les basaltes du Rhin, avec des recherches sur la syénite et le basanite des anciens; l'aperçu de Forster* sur le Rhin inférieur: un coup d’œil sur les anciens volcans éteints des rives de la Kill supérieure par Relir*, et une note de Dettier7 sur le même sujet. On trouve encore des documents sur les roches pyrogènes de ces provinces dans le Taxchenbuch de Wurzer, sur le Siebengebirge", dans le voyage de Camper aux volcans des bords du Rhin 9,