‹ Géologie et paléontologieChapitre 96 sur 190 · SYSTÈME SILURIEN · texte numérisé non relu

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empreintes de plantes marines; mais dans les schistes alunifères, particulièrement à Andrarum, se montrent des Para- - idoxidcg, des Olcnus, des Conocephalus, des Agnostus, etc.

Les calcaires à grandes Orthocératites, Orthis, cystidées, et triiobites nombreux autres que les précédents, représentent 1 étage de Llandeilo; au-dessus, une masse considérable d'argiles schisteuses avec Graptolites, est recouverte par d’autres calcaires, qui, dans l’île de Gothland, sont remplis de fossiles et surtout de polypiers, si communs à Dudley et à Wenlock. Dans cette même lie, toute la série est couronnée de bancs sableux, représentants fort atténués du groupe de Ludlovv.

Sauf ces relations générales, il ne semble pas qu’il y ait en Suède de série aussi complète ni aussi continue qu’en Norwége, particulièrement aux environs de Christiania, où, dès 1S44sir R. Murchison mettait les dépôts fossilifères anciens de.ce pays en parallèle avec ceux de l’Angleterre et en démontrait l'analogie directe. Dix ans après, une étude très-détaillée de M. Kjerulf est venue confirmer ces premiers aperçus. Sa classification complète de ces dépôts présente quatorze divisions ou étages, depuis les quartzites cambriens jusqu’aux marnes schisteuses, représentant les assises moyennes de Ludlow. Les schistes alunifères des environs de Christiania sont la base du système silurien comme les Stipcr-stoncs du Shorpshire, comme les grès à Scolythus linearis de l’ouest de la f’rance. Les coupes stratigraphiqnes de ce pays montrent en outre que, depuis cette base jusqu'aux assises les plus élevées, les couches, dont l’épaisseur totale n’atteint pas 600 mètres, représentent néanmoins toute la série d’Angleterre, ipii en a plus de 8000 et constituent de même, physiquement et paléontologiquement, des dépôts parfaitement concordants.

Quant aux groupes siluriens inférieurs en particulier, dont les fossiles sont si nombreux, leur épaisseur totale ne dépasse pas 360 mètres, et néanmoins ils offrent un développement de la vie tout aussi complet que ce s énormes dépôts de l’ouest de

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l’Angleterre, dont la puissance est encore augmentée par l’intercalation de produits ignés. De part et d'autre, la succession est la même ; les couches à Penlamenu oblongus se trouvent à la séparation des deux divisions principales, qui se suivent d’ailleurs avec une concordance parfaite dans toutes leurs inflexions, et ne peuvent être séparées par aucun caractère physique.

Parallèle entre les systèmes siluriens de la Bohème et de la

Scandinavie. — A ce parallèle du système silurien de la Scandinavie et des îles Britanniques, nous ajouterons un résumé succinct de celui non moins intéressant qu’établit, en 1856, M. Barrande, entre ce dernier et celui de la Bohême, en combinant avec ses propres recherches celles que M. Angelin avait publiées en 1852.

De la comparaison des animaux de chaque classe dans les deux régions, l’auteur déduit d'abord qu’à l’exception des poissons trouvés en Bohème ces classes sont représentées de part et d’autre par les mêmes familles et celles-ci par les mêmes genres. Aucun animal ni aucune plante terrestre ou d'eau douce n'avait encore laissé de traces.

Après avoir montré les différences pétrographiques des couches siluriennes de la Scandinavie et do la Bohème, et surtout celles bien plus frappantes des épaisseurs relatives, telles que la totalité des strates de cette dernière région, y compris ceux du système cambrien, est de 10 à 12000 mètres, tandis que dans la première elle ne dépassait pas 600, il fait remarquer qu’en Bohème la série sédimentaire a été interrompue à deux reprises par l’arrivée des porphyres et destrapps, tandis qu’en Scandinavie elle a été parfaitement continue; d’où il résulte que les six divisions fossilifères de l’une ne correspondent pas aux sept de l’autre, dans lesquelles M. Angelin ne semble pas admettre qu'il y ait des espèces communes à deux d'entre elles.

Sur 2500 à 3000 espèces connues alors dans les deux pays, M. Barrande trouve qu’il y en a fort peu de communes.

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Ainsi les trilobites, qui ont présenté 350 espèces en Scandinavie et 275 en Bohème, ou 025 en tout, n’auraient offert que 6 espèces communes, oil et il en serait de thème pour les autres classes , sauf les brachiopodes, qui en ont Les six faunes partielles de là Bohème se groupent naturellement, par leurs affinités , dans trois faunes générales , et il en bst de même des sept de la Scandinavie. Or, ces fautles générales des deux contfées se correspondent exactement Une à une par leur composition zoologique comme par l'ordre de leuï succession.

En Bohème, la faune dite primordiale est brusquement interrompue par l'apparition des porphyres, et la faune suivante l'a été par l’arrivée des trâpps; en Scandinavie, les trois faunes qui se sont succédé sans interruption apparente sont tout aussi nettement distinctes et caractérisées, bien qu'en outre l'épaisseur totale du système soit, comme on vient de le voir, infiniment moindre.

« 11 faut donc, dit M. Barrande, qu’une loi générale de la ii nature ait réglé avec une certaine rigueur les époques fixées « pour l’apparition et l’extinction des faunes qui ont successit< vement animé les mers du globe. »

L’apparition de chacune des trois faunes générales de la Bohème coïncide avec un dépôt sédimentaire particulier ; l’élément argileux doniine pour la première, la silice et l’argile pour la seconde, le carbonate de chaux pour la troisième, de sorte qu’on serait en droit d'attribuer une certaine inlluence aux uns sur les autres: mais en Scandinavie le passage d'une faune à l'autre se fait dans des couches de même nature, de sorte que l'influence du milieu est nulle, ce qui confirme la loi précédente.

« Le parallèle entre les faunes siluriennes de la Bohème « et de la Scandinavie nous montre donc que le renouvelle- « ment général des êtres dans les mers a été généralement « indépendant, et des révolutions de la surface du globe, et * des variations dans la nature des dépôts sédirnentaires. »

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Les deux premières faunes sont plus riches en Scandinavie qu’en Bohême ; non-seulement les espèces et les genres sont plus nombreux, mais il ÿ a encore antériorité d’apparitiOn de diverses classes, familles ou genres en Scandinavie, et il en serait de même des fauhes siluriennes inférieures des lies Britanniques et de l’Amérique du Nord relativement à la Bohême. En faisant entrer ensuite la France et la pëtiinstile Ibérique dans la comparaison, M. Barrande croit apercevoir deux centres de création, les deux derniers pays sè rattachant à celui dont la Bohême fait partie.

Les êtres anciens ont été soumis à des lois de distribution, de cantonnement ou de localisation comme ceux dès mers actuelles, et cela pour toutes les classes. Les ttilobites, pendant les trois périodes siluriennes, étaient même plus restreints dans les limites de leur habitai que les crustacés de nos jours, et plus aussi que les mollusques leurs contemporains. Les bracliiopodeS faisaient exception, car il y avait 18 espèces communes à la Scandinavie et à la Bohème pendant la faune supérieure, et l'on vient de voir qu’il y eh avait *29 entre ce dernier pays èt l’Angleterre. On trouve ausëi dans l’Oural 13 espèces communes appartenant au même horizon. Cette diffusion géographique est d’ailleurs conforme à la répartition Verticale, ainsi que nous l’avons établi précédemment.

ttusii?. — lA superposition des dépôts de transition aux roches primaires ne se voit point dans les provinces baltiques dé la Russie, dit M. Murchison1; celles de la Finlande sont ici aü-dessous du niveau de la mer, et les plus basses que l’on puisse apercevoir le long de la côte, sur les bords de la Néva,

I. Nous citons ici M. Murchison, parce que nous empruntons ce passage h son ouvrage intitulé Siluria , mais on sait que ses belles recherches en Russie, qui ont porté dans ce vaste empire le flambeau de la géologie moderne, ont été faites éfi commun avec. MM. de Verneuil et de Kcyserling, qui se sont |>lus particulièrement occupés de la partie paléontologique du magnifique ouvrage que la science doit à leurs communs efforts. The geology of Russia m Europe and the Vrai mounlains , avec cartes, coupes et atlas de fossiles, 2 vol. in-4°, 1845.

sont des argiles bleuâtres ou verdâtres, molles comme des • argiles tertiaires, et assez plastiques pour être employées au moulage. .Malgré leur haute ancienneté, elles ont échappé à toute espèce de changement d'état depuis leur dépôt. Du même âge que les phyllades siluriens les plus inférieurs du pays de Galles , elles n’ont encore présenté que des traces de végétaux.

Au-dessus vient un grès ferrugineux, calcarilère, qui porte le château de Narva. Des lits subordonnés, argileux et sableux, à grains verts, renferment des brachiopodes particuliers (Obvias Apollinis ( Unguliles, band.), Orbiculu liurhit.

O. rerer.su. des Siphonolrcta et Arrolrela, plus rares). C'est le grès à Unguliles de M. bander. Des schistes foncés à (îraptolites, souvent bitumineux, se montrent ensuite, et l'on atteint le niveau d'un lit mince de sable vert caractérisé par l'abondance de petits corps regardés par M. bander comme des dents de poissons cycloïdes ou squalides , et appelés par lui Conodontes , mais que beaucoup de zoologistes attribuent à des mollusques.

Le calcaire à Orthocératites qui lui succède, et que nous avons déjà vu désigné sous le nom local de pelta , présente d’abord un banc calcaréo-sableux, glauconieux, recouvert de calcaire en lits minces, gris, terreux, occupant les collines de Czarskoe-Celo et de Duderhof, au sud de Saint- bétersbourg, pour s'étendre à l’ouest dans l'Ksthonie. C’est le gisement particulier des fossiles siluriens inférieurs de ce pays, surtout des trilobites , des Orthis , des grandes Orthocératites et des cystidées [Amphion Fischeri, Illec nus crassicuuda , Ampyx ■ nasutus. C'y baie rerrurosa, Orlhis rail igr anima , O. bi forain . Orthoceruliles duplex , l'un des fossiles les plus caractéristiques de cet horizon en Scandinavie, Ecliinosphirrites auranliuni. etc.). C'est probablement de cet étage (pie proviennent le.-- moules siliceux de rhizopodes signalés par M. Khrenherg.

Plus à l’ouest, des argiles très-hitumineuses, avec de nom-

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breux trilobites ( Ampyx , Trinucleus), Leptœna se ri cm , etc., puis un calcaire à grain fin , constituant la moitié nord-ouest de l’ile de Dagden, formeraient la limite de la division .silurienne inférieure. Tous les fossiles seraient de l'horizon du grès de Garadoc.

La présence du Penlamerus oblongut dans des calcaires supérieurs aux couches précédentes des falaises de l’Esthonie devait les faire rapporter à la seconde division , comme dans les lies de Gothland, d’OEsel et de Dago. Mais ici, de même qu’en Scandinavie, l’épaisseur de toute la série n'atteint pas le quart de celle de l'Angleterre, et l’on ne peut établir de division, dans cette hauteur d'environ A50 mètres, que par un examen comparé très-attentif des fossiles.

Des roches analogues avec les mêmes corps organisés ont été observées par M. le comte de Kevserling le long de monts Timans , non loin de la mer Glaciale. Entre ces points , éloignés de 600 lieues, il n’y a pas la plus légère discordance dans la stratification des deux parties du système.

Les recherches subséquentes de MM. Ozersky, Kutorga et Schmidt ont fait voir en outre que ces assises supérieures étaient partout caractérisées par les Penlamerus lingui férus et borealis , le Strophnmena perlen , le Calymene Rlumenbachii , aussi persistant ici que dans l’ouest de l’Europe, YEncrinurus p une ta tus, le Leptœna depressa. YAtrypa retieularis, et de nombreux polypiers. A ces roches succèdent des calcaires marneux, une marne grisâtre et une dolomie dure, sub-cristalline , avec des fossiles du groupe de Wenloek ( lâchas gothlandieus , Orthoceratiles annulatum , Orthis élégant ula, Leptœna transver salis). •

Dans les îles d’OEsel, de Dago et de Moen, la roche la plus élevée, qui est un calcaire cristallin, alternant avec des argiles marneuses, renferme des fossiles du groupe de Ludlow, parmi lesquels nous remarquons le Cephalaspis verrucosus, poisson dont le genre apparaît au même niveau en Angleterre, et qu’accompagne àOEsel comme à Ludiow YOti-

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chus Murchisoni. A ces genres déjà copnqs , les rechercha récentes de M. Pander (1850) en ont ajouté 18 dans ces mêmes assises supérieures, la plupart du groupe des ganojdes, puis des Jchthyodorulites, et des dents de plusieurs autres genres, qui contribuent singulièrement à faire connaître la faune ichthyologique de cette période si faiblement représentée , ou nulle partout ailleurs.

M. Schmidt a constaté aussi, à l’extrémité sud de l’île de Gothland , des couches supérieures de Ludlow avec XEurypterus remipes, semblables à celles d’OEsel, avec ses nombreux fossiles du même âge. Mais ces dernières assises siluriennes n' offrent point, comme en Angleterre, de couches de passage aux premières assises dévoniennes, couches que caractérisent le CepluUaspis Lyclli, les Plrmspis, les Ptcrygotus, inconnus en Russie. H y a dans ce dernier pays une lacune, par suite de laquelle les groupes dévoniens moyen et supérieur recouvrent transgressivement les couches siluriennes de la Livonie, de l’Esthonie et de l'ingrie.

Suivant M. Schmidt, la faune silurienne de la Russie comprendrait aujourd'hui 425 espèces, dont 80 polypiers et Graptolites, 13 crinoïdes et cystidées, 5 annélides et Tentaculites, 16 bryozoaires, 100 brachiopodes, 69 mollusques acéphales, ptéropodes, hétéropodes et gastéropodes, 39 céphalopodes, 67 crustacés et 40 poissons.

MM. Murcbison, de Verneuil et de Keyserling paraissent n’avoir reconnu dans l'Oural que la division silurienne inférieure , qu’ils indiquent sur leur carte comme formant une zone étroite continue sur son versant occidental , depuis l’ île Vaigatz, sur la mer Glaciale, jusqu’au parallèle d’Orenbourg, comprise entre les roches métamorphiques de l’axe de la chaîne, et les dépôts dévoniens ou carbonifères à l'ouest.

A»îe. — Himalaya. — On doit à M. R. Strachey la connaissance de roches siluriennes au centre même de l’ Himalaya. 11 a étudié la portion de la chaîne comprise entre le cours du Setledge an nord-ouest, celui du Serda ou Rali et le lac

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Manassa, au sud-est. Ses coupes, faites perpendiculairement à la direction de la chaîne, donnent une idée de sa composition en ces points. Les couches courent ici O.-N.-O., E.-S.-E. , à peu près comme la chaîne elle-même. Suivant M. Strachey, les grands pics sont formés pour la plupart de roches schisteuses, pénétrées de veines de quartz et de granité. Le Kamet, qui fait exception, est entièrement granitique et atteint 7752 mètres. Les cimes les plus élevées de toute la chaîne sont situées au sud-est et appartiennent à cette zone cristalline. C'est d’abord le Djawahir (7847 mètres), puis le Dhawalagiri (8556 mètres), détrôné par le Kinchinjingua (8587 mètres), qui vient de l’être à son tour par le Gaourichanka ou mont Everest, dans la partie orientale du Népaul (8836 mètres).

Aux schistes cristallins pénétrés par les granités succèdent des schistes vers la base desquels, dans le voisinage du gneiss et du micaschite, se montrent des veines de granité différentes des précédentes. Ces schistes , dont l’épaisseur n’est pas moindre de 2700 mètres, sont grossiers, et comprennent, comme couches subordonnées, des grès, des calcaires offrant divers plans de clivage, mais point encore de traces de débris organiques; ils pourraient donc représenter ici le système cambrien. C'est seulement lorsqu’on a dépassé le sommet de ces grandes assises, dont la puissance totale est d’environ 4200 mètres, que l’on pénètre dans la zone des roches fossilifères.

Les premières que l'on atteint sont de la période silurienne. Ôn y trouve de nombreux trilobites ( Chc intrus , Lichtw, Asaphus, Ci/bele, lUœnus ), des céphalopodes ( Oriho ceralites , Cyrthoceruiites , Liluites), des brachiopodee, des cystidées, des polypiers et des l'ucoïdes. Les calcaires foncés en bancs épais de la base sont suivis de calcaires alternant avec des schistes, de calcaires en dalles, de bancs plus argileux , d'argiles schisteuses, de schistes avec des calcaires impurs subordonnés, de grès rouge foncé, quelquefois marneux, surmontés de quarztite rose pâle et de quarztite blanc

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sans fossiles, constituant les cimes les plus élevées de la série. La ressemblance de toutes ces roches anciennes des hautes régions de l’ Himalaya, à 5000 et 5500 métrés au-dessus de l'Océan indien, avec celles du même âge dans l'ouest de l’Angleterre, est telle que les échantillons des unes et des autres, mélangés dans une collection, seraient très-difficiles à distinguer. Klles forment, en général, les cols les plus élevés par lesquels on communique des provinces anglaises de Keinaon et de Gahrwal avec le Tibet, et qui sont à 5500 mètres d’altitude. Entre ces passages, les plus hautes cimes atteignent 0000 mètres.

Amérique du Nord. — Le terrain de transition, plus développé, plus varié et plus complet dans l’Amérique du Nord qu’en aucune autre région de la terre, y avait été l’objet de nombreux travaux depuis les mémoires de W. Maclure jusque vers 1835. Ses successeurs plus ou moins immédiats , MM. Eaton, Hitchcock, Troost, Emmons, Percival, Yanuxem, Conrad, Jackson, avaient marché sur ses traces, mais avec toute 1 incertitude qui régnait encore ailleurs. Des études plus générales et plus suivies, faites d’abord dans les Etats de l’est, de New-York et de Pensylvanic par MM. H. I)., W. 1). Rogers, Mather, J. Hall, etc.., ne contribuèrent pas peu à éclaircir ce vaste sujet ; mais ce ne fut réellement que lorsque les idées de M. Murchison eurent pénétré dans ce pays que les tâtonnements cessèrent, et que les observateurs, tout en établissant des sous-divisions locales exigées par des différences dans les détails, vinrent rattacher leurs observations à la nouvelle classification. Bientôt aussi des géologues d’Europe, familiarisés avec les caractères des roches et des faunes de ce côté de l’Atlantique, passèrent en Amérique pour comparer les dépôts anciens des deux régions , et jamais principes ne se trouvèrent mieux justifiés que ceux qui avaient été découverts dans les petits comtés du centre et de l'ouest de l’Angleterre. M. Ed. de Yerneuil , lors de son voyage en 18A7, est le premier qui traita à fond de la géologie comparée des États-Unis

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et de l'Europe, en ce qui regarde les divers groupes du terrain de transition, et son travail est resté dans la science. Il avait été précédé dans cette voie par M. Featherstonhaugh , par sir Ch. Lyell et par M. de Castelnau, et il fut suivi par MM. Ferd. Roemer, Jules Marcou, Ramsay et Bigsby, pendant que d’autres géologues du Canada ou des États-Unis, MM. W. Logan, Murray, Salter, Sterry-Hunt. Dawson, Foster, J. Hall, Nevvberry, 1). Owen, Tuomey, Whitney, Billing, Shumard, V. Hayden, Swallow et beaucoup d'autres poursuivaient avec, une vive ardeur les travaux de leurs devanciers.

Ne pouvant exposer ici l'ensemble du mouvement si remarquable imprimé à la géologie de l'Amérique du Nord dans ces trente dernières années , nous nous bornerons à reproduire le tableau des divisions du terrain de transition tel que le donne M. J. Dana ‘, dans le remarquable ouvrage auquel nous emprunterons également des aperçus généraux et des réllexions fort justes sur tout ce qui se rattache à notre sujet.

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