COMPOSITION DES TERRAINS DE SÉDIMENT
stances particulières comme nous l'avons vu dans les atterrissements qui ont lieu dans nos rivières (8ii5).
Fig. 167. Fig. 168.
Exemplet ie Gratification douteuse.
.Les matières schisteuses peuvent à cet égard donner lieu à beaucoup d'incertitudes, parce qu'elles offrent des divisions dans tous les sens et que, quelquefois, la moins apparente est précisément celle de la stratification. Ainsi, en regardant les plusfines divisions de la masse schisteuse a (fig. iG8) comme annonçant la stratification, on considérerait le dépôt b comme concordant avec le premier, et dès lors le dépôt c comme discordant. Ce serait le contraire si Ton prenait les joints parallèles à ik pour ceux de la stratification ; le dépôt c serait alors concordant, et le dépôt b discordant Enfin, en prenant les autres joints de la masse schisteuse comme indice de la stratification, les autres dépôts seraient tous deux discordants. On conçoit qu'il puisse être souvent difficile de se prononcer; cependant, en général, la division schisteuse est fréquemment une structure, qui tient peut-être à une certaine cristallisation des matières terreuses dont la roche provient, et c'est en conséquence parmi les autres qu'il faut ordinairement choisir. Cries joints de dislocation,' car il faut bien que l'une ou l'autre division ait été produite ainsi, sont des fentes unies et bien déterminées, souvent légèrement ouvertes, qui se prolongent ordinairement dans plusieurs dépôts consécutifs, tandis que les joints de stratification sont plus ondulés, et offrent même plus d'adhérence.
11 est à remarquer que les ondulations les plus irrégulières des véritables strates sont souvent traversées toutes, comme on le voit dans les Ardennes, dans le Forez, dans les Gorhières, etc., par la structure schisteuse (fig. 169), qui n'en est nullement altérée.
Cette circonstance annonce évidemment que cette structure est un effet postérieur au conloamement des couches, et qu'on peut attribuer à un métamor-
Fig. 169.
phisme (g 311], plus moderne que leur dérangement. LerdiTuions extraordinaires dont on reconnatt ainsi l'existence prennent quel- , quefuis le nom de fausse stratiUcation.
g 235. C«nw(érea row«i« r>r Im reMM M-ckal^Be*. ^ Lm
restes organiques, très-nombreux dans la plupart des dépôts sû'di» mentaires, nous fournissent aussi les moyens de nous reconnattre .au milieu du dédale de couches successives- D'abord il ; en a çui sont particuliers à certains dépôts, qui ne se sont jamais montré* ailleurs.et qui par conséquent les font distinguer nettement corn me des horions géologiques. Ainsi, le calcaire de Bala, les terraina siluriens ou dévoniens inférieurs se reconnaissent par la prësesM des débris d'une certaine famille de crustacés, nommés trilobites, qui ne se trouvent nulle autre part ailleurs, on dont on voit tout aa plus quelques traces fort rares dans le calcaire carbonifère. Telles sont les diverses espèces du gaiiKÀsaphe (fig. ITOet 171), du genre Calymine {6g. il'2),(tXe.
A^aphus Btiekiit Calymenf Bli
D'autres caractèfes eKcellenla sont fournis par la présence de h gryphëe arquée (fig.nS), qui appartient au lias, et ne se trouve que là; par Vexogyra virgula (flg. 174) (genre de grTphées i crocbets rejetés sur le cAté), qui appartient an contraire à la partie supérieure des terrains jurassiques; par les baatlUes et les turriUtet (fig. 175 et176}. coquilles cloisonnées, droites ou tnrriculées, à bords dScoupés, qui commencent et finissent dans la période («étute.