Syslèiifte oolitique du terrain jarMSlqae. -— Le seoond
système des dépôts jurassiques présente une série de couches calcaires, souvent très-épaisses, qui offrent fréquemment le caractère oolitique, et qui sont entremêlées de couches de sable, d'argile et de marne plus ou moins considérables. Il peut se partager en plusieurs groupes qui se distinguent les uns des autres par leur position relative da;is l'échelle de hauteur, et bien plus encore par les fossiles divers qu'on y trouve : tous les débris caractéristiques des groupes précédents ont entièrement disparu.
«M GÊOLOC'E.
S 263. Groupedila grande ooUle. — Ce groupe, par lequel commence ia série des dépôts ooli tiques, présente d'sbord des couches i marneuses entremêlées de sable, puis des couches d'oolites fcrm- ' gineuses, et des bancs, souvent Irès-épais, de calcaires compactes empâtant des oolites très-fines, des a; Jles plus ou moins pures et plus ou moins susceptibles de servir de terre i foulon. Le premier de ces dépAts mameux se lie avec les marnes du lias; mais ii ren* ' ferme une nouvelle espèce de gryphée if\g. !n7) trùo-caractéristiqua
qui ne h trouve pas dam les couches précédentes. An-denus se trouvent des marnes fissiles, des calcaires pénétrés d'oolites ferrugineuses auxquels succèdent les dépôts de grosses oolites lisses {great oolU des Anglais], on des calcaires plus ou moins compactes, et m^me terreux et grossiers, quelquefois entièrement formés d« débris d'encrinites. Plus haut viennent encore des marnes, des sables, des ai^iles, des calcaires plus ou moins grossiers, quelqu»' fois remplis de coquilles, et formant des Inmachelles : c'est ce que les Anglais nomment Brod/'ord clay, forai marbUeicom-brash, •
Malgré les nombreux fossiles, mais souvent brisés et à l'état de moules que renferme ce groupe, il est difficile d'en citer de bien caractéristiques, et nous n'aurions pas osé établir, sonsce rapport, les différences que présentent, en général, les diverses couchesd» dépôts jurassiques, sans les bienveillaQles communications dé H. Leymerie, professeur de la Faculté des sciences de Toulouse, qui a tant étudié ces terrains
A la gryphKa cymbium (fig. 257), qui caracti>risc partaitemeat la [tremier dépôt du groupe qui nous occupe, et en forme en qnelqu
ÉTUDE DES TEr.RAINS JUIUSSIQUES.
aorte un nouvel horizoD {géologique, on peut ajouter enc«i'e l'otfrM 1 aettminata{Rg. 258), qui se trouve dans les ma ru es supérieures, on I les calcaires qui les remplacent, puis diverses térëbralules (fig. 359 f i 261), qui paraissent appartenir plus spécialement à l'oolite infé- < rienrc, ainsi que la petite espèce globuleuse i'ammotiites (&g. 362). Dans les couches calcaii'es proprement dites se trouvent diverses 1 espèces A'ammortiles (iig. 205); diverses espèces de pletirolomaira 1 qni paraissent assez caractéristiques (iig. 264), et un grand nombre
Fig. ÎS*. Osirai aeumnala. Fig S59. Ttrebralfia rfija
Flg. 3GU Terib. nMata. Fig. Ï61. Tere». tpiBtia. Fig. %1. .4is. firaifi
«s aBOLOGIE.
de coquilles de diverses soM«s. Les encrinites, souvent trt»-nombreuses, paraissent surtout se rapporter an: espèces piriforme* (apiocrinites), et semblent quelquefois se trouver dans la place mËme où elles ont vécu, attachées aux matières consolidées qui composaient le fond des mers, et recouvertes successivement par les dépôts terreux qui se formaient.
g S64. Les marnes et les calcaires fissiles qni commencent les couches oolitiques ont aussi présenté un fait important : c'est l'apparition des premiers mammifères fossiles, qn'on a découverts dam ce qu'on nomme les schistes de Stonesfield. Ces petits animaux, dont la fi^re 265 présente la mâchoire inférieure, appartiennent aux marsupiaux, c'est-â-dire à l'un des ordres les plus imparfaits de la classe. On a rencontré également, dans ces parties des te»rains oolitTques, des ossements de grands animaux, qu'on a considérés comme appartenant à des cétacés.