ÉPOQUES REUTIVES DES SOULÈVEMENTS
festé par plusieurs crêtes parallèles. Remarquons aussi que la même ligne n'est pas toujours continue d'un bout à l'autre, qu'il s'y trouve çà et là dçs parties hautes et des parties basses > et que celles-ci sont souvent cachées par des dépôts postérieurs; c'est donc l'alignement des diverses crêtes élevées qu'on doit prendre pour direction.
L'ensemble des directions sur une même ligne, et des directions parallèles, forme ce qu'on nomme un système de soulèvement, expression synonyme de système de fractures, système de couches redressées, et même système de montagnes, mais dans un sens plus déterminé qu'en géographie. Pour désigner les différents systèmes, on a emprunté des dénominations aux lieux où chacun d'eux se trouve particulièrement développé : c'est ainsi qu'on dit système des Pyrénées, système des Alpes occidentales^ etc.
Les diverses catastrophes qui ont eu lieu à la surface du globe paraissent toujours avoir été brusques. En effet, loin des lieux où la discordance de stratification se manifeste, on trouve souvent les mêmes dépôts en stratification concordante, et même liés entre eux par des passages graduels ; d'où il suit que la sédimentation n'a pas été suspendue, que le mouvement du sol a été local, et que l'intervalle pendant lequel il s'est opéré a dû être extrêmement court. C'est ce qu'on voit clairement, par exemple, à l'époque du système du Rhin, où le grès vosgien s'est trouvé soulevé sur une certaine étendue sans que le grès bigarré ait participé à l'action; et cependant» à peu de distance, les deux dépôts arénacés, là où leur stratification est concordante, sont tellement liés entre eux, . que l'on ne sait où l'un commence et où l'autre finit. Il en est de même des terrains crétacés; si plusieurs de leurs dépôts sont discordants en quelques points, ils sont tout à fait concordants ailleurs, et ils offrent alors de tels passages de l'un à l'autre, qu'on les a longtemps confondus en une seule formation.
g 328. Terrains «ubmergés et découverts* — Les COUCheS
sédimentaires, appuyées horizontalement sur les flancs des montagnes, annoncent que les mers sont venues battre au pied des escarpements produits par les soulèvements antérieurs ; de là les expressions de mer de tel ou tel terrain, comme mer crétacée, mei jurassique, etc., qui indiquent les eaux sous lesquelles chacun d€ ces dépôts sédimentaires s'est formé. L'absence d'un dépôt, sur une étendue plus ou moins considérable, nous indique que le terrain précédent était alors an-dessus des mers, et y formait une île plus ou moins élevée. C'est ainsi que le plateau central de la France a dû être à sec dès les époques les plus récalées, et qu'au moment de la formation parisienne la plus grande partie de l'Europe même
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GBOLOGIE.
devait être découverte, puisque nous voyons à peine quelques traces de ces dépôts ailleurs qu'aux environs de Paris ou de Bordeaux. Mais il arrive aussi que les parties qui se trouvaient à seC en un certain moment ont été ensuite recouvertes par des sédiments plus modernes, d'où il faut conclure qu'elles se sont affaissées pour recevoir ces nouveaux dépôts : c'est par de tels affaissements que certaines catastrophes sont surtout caractérisées. •
g 529. nireetion de* divers systèmes. — Les soulèvements
jusqu'ici classés se distinguent éminemment par leurs directions, et c'est pour en donner une idée que nous les avons tracées (fig. 558), bien que pour cela il eût été convenable de rapporter toutes les dire<îtions au môme méridien, ce qui est impossible dans une seule figure.
Fig. 358. Direction des principaux soulèvements.