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AVANT-PROPOS

La majeure partie des échantillons qui font l'objet de ce travail ont été recueillis par M. le D'" Hyades, membre de la Mission du cap Horn, et par M. leD''Hahn, médecin major de la /îo/nancA^ (i 882-1 883); les autres proviennent de la mission italo-argentine dirigée, en 1882, par M. le lieutenant de vaisseau de la marine italienne G. Bove, et ont été communiqués par M. Lovisato, professeur à l'Université de Cagliari, l'un des membres de cette mission. Les études pétrographiques ont été faites dans le laboratoire de Géologie du Collège de France par M. Hyades, sous la direction de M. Fouqué, professeur d'Histoire naturelle des corps inorganiques au Collège de France.

La collection de roches recueillies par M. Lovisato ne nous est parvenue qu'après l'achèvement de l'étude des roches de la mission française, lorsque les conclusions de ce travail étaient déjà livrées à l'impression. Par suite, nous avons dû publier à part, sous forme d'appendice, tout ce qui est relatif aux produits recueillis par M. Lovisato. Cette seconde partie de notre travail confirme et corrobore les principales déductions tirées de l'observation des roches rapportées par la mission française. Toutefois, en plusieurs points, nous avons cru devoir présenter au lecteur, au moyen de résumés succincts (p. 196, 198, 207, 21 1, 2i5 et 226), les faits les plus saillants qui ressortent de cette étude nouvelle.

Jusqu'au retour de la Mission française du cap Horn, on ne possédait que très peu de renseignements sur la géologie de l'archipel Magellanique. Il suffit, pour s'en convaincre, de se reporter aux instructions géologiques destinées aux mennbres de cette Mission, rédigées en 1882 par MM. Daubrée et Des Cloizeaux, et dont voici le texte :

« D'après Darwin (Geological Obsen^ations, etc.) et d'après King (Voyages o/the Adventure and Beagle, 1839), la Terre de Feu et le détroit de Magellan présentent des phyllades (clayslate) traversés par des dykes de roches éruptives (greenstone). De plus, en Patagonie, comme dans toute cette région du littoral de l'Amérique du Sud, il existe des formations tertiaires avec basaltes, et des plages soulevées.

» D'après ces rares données, l'une des principales recommandations serait de tâcher de trouver des débris fossiles dans ces roches anciennes ou dans d'autres qui leur sont associées. Même recommandation si l'on rencontre des couches de lignite, qui ont été signalées dans cette région.

y> En outre, il y aurait intérêt, si l'on en a la possibilité, à recueillir des observations précises, relatives aux plages soulevées qui dateraient de l'époque actuelle.

» Il serait également intéressant de rechercher s'il n'existe pas des météorites pierreuses ou des masses de fer natif. »

Comme on ne peut manquer d'être surpris d'une si grande pénurie

Mission du cap Horn, IV. I*

de renseignements géologiques sur une contrée explorée avant nous par des voyageurs tels que Bougainville, Cook, King, Fitz-Roy, Darwin, Wilkes, pour ne citer que les noms les plus connus, nous avons cru utile de reproduire intégralement tout ce qui a trait à la géologie de la Terre de Feu et du cap Horn, dans les œuvres de ces navigateurs célèbres. Nous ferons aussi un extrait des documents publiés sur l'archipel du cap Horn par le D*" Lovisato, géologue de l'Expédition italo-argentine qui a visité, en 1882, sous le commandement du lieutenant Giacomo Bove, une partie des Terres Magellaniques. Cette Introduction terminée, nous présenterons les considérations générales auxquelles on doit s'arrêter après un examen d'ensemble des roches rapportées par la Mission française du cap Horn; nous exposerons ensuite en détail la structure pétrographique de cette série.

IINTRODUCTION.

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