BAIE PONSONBY
on reconnaît que la roche est cristalline sans pouvoir déterminer aucun de ses éléments.
Le microscope montre que c'est une brèche composée principalement de fragments d'andésite à hornblende. Les fragments qui la composent sont extrêmement variés; quelques-uns sont constitués par une andésite microlithique contenant, à l'état de grands cristaux seulement, quelques échantillons de labrador et d'amphibole.
Les microlithes n'ont pas plus deo™™,o2 de long et de quelques millièmes de millimètre de large; ils sont disposés en traînées fluidales; ils ne sont pas maclés; leurs extinctions sont longitudinales. Ils sont en quantité innombrable dans un très petit espace. Dans certaines plages, on voit apparaître au milieu d'eux quelques granules arrondis de quartz; dans d'autres, leur nombre diminue encore et les granules de quartz deviennent prédominants. Enfin, dans certaines plages, ils sont remplacés par des microlithes de feldspath lamellaires, aplatis, offrant l'apparence habituelle des microlithes d'orthose.
Le ciment commun qui relie tous ces fragments semble constitué par une matière de même nature, mais bien plus fortement altérée. Cette matière se distingue surtout par le développement extraordinaire de la chlorite, ce qui la fait reconnaître immédiatement en lumière naturelle. Les microlithes filiformes d'oligoclase s'y voient encore dans les parties les moins altérées; mais, dans la plupart des points, ils sont complètement effacés ou masqués par les produits chloriteux secondaires. Les grands cristaux de labrador et d'amphibole y sont communs. Le labrador porte particulièrement les traces d'actions mécaniques énergiques. L'amphibole est brun clair ou vert-bouteille. Les échantillons bruns sont très dichroïques, bien caractérisés par leurs formes, leurs clivages, la macle suivant h\ fortement dichroïques du brun clair au vert foncé. L'angle maximum d'extinction, dans les sections longitudinales, * est i4",5. Les sections vertes sont moins nettement délimitées; les clivages y sont moins accusés, le dichroisme faible; dans les sections longitudinales, l'angle d'extinction maximum est très voisin de o^. On peut les considérer comme appartenant à des sections voisines de A*, et alors les rapporter à la même variété d'amphibole que les sections brunes. Cependant, il est plus probable que les deux sortes de sections
Mission du cap Horn, IV, 34
appartiennent â de% rariétés différentes, et qae Famphibole Terte ri^AoUe d'une tran.^formation de la bmne. En effet, dans one mênie section on obserre des parties qoi présentent les caractères de chacune des deux variétés.
MicrogranuUie à ompfdfMde. — Dans la même localité, M. le D' Hahn a recueilli des échantillons provenant d*an bloc isolé, non roolé, dont la cristallinité avait appelé son attention.
l/écliantillon, granitoîde, est composé de grains de feldspath dont les dimensions atteignent jusqu'à 5*" de long sur 3"* de lai^, et de cristaux de hornblende de 2"'* à 3*" de diamètre. On y voit aussi quelques cristaux de quartz bipyramidé offrant à peu près les mêmes dimensions.
Au microscope^ on reconnaît que la roche est une microgranulite à amphibole. La plupart des échantillons feldspathiques doivent être rapportés à Forthose; quelques-uns cependant offrent les caractères optiques de Toligoclase. Certains de ces échantillons sont fortement altérés et ont» en partie» perdu leur action sur la lumière polarisée: d'autres» au contraire» sont intacts. L'amphibole est d'un vert-bouteille» passablement dichrolque» maclée suivant h} ; les angles d'extinction dans les sections longitudinales vont jusqu'à i8^.
Le magma fondamental offre un mélange de cristaux d'orthose» de granules de quartz et de lamelles déchiquetées d'amphibole. Cette dernière parait appartenir à la même variété que l'amphibole en grands cristaux; le plus souvent elle est distribuée irrégulièrement» quelquefois cependant elle se dispose en groupes radiés.