Ile Gordon : Baie des Cascades
La baie des Cascades, d'après les renseignements fournis par M. R. de Carfort, est plutôt un cirque formé par les montagnes de l'île Gordon, et dans lequel la fonte des neiges produit une grande quantité de cascades. Elle est située sur la côte Nord de l'ile Gordon, mais son nom a été omis sur la Carte de cette île.
Les roches rapportées de cette localité par M. le D^ Hahn proviennent, l'une d'un filon dirigé du Sud-Est au Nord-Ouest, vertical, épais de o"*,5o; l'autre, bien que son mode de gisement ne soit pas indiqué, provient sans doute d'un filon analogue. Les deux roches sont d'un bleu verdâtre foncé, très finement grenues, compactes; à la loupe, on y distingue un élément feldspathique blanc et un bisilicate magnésien de couleur foncée, sans qu'il soit possible de faire aucune déterminalion exacte.
Labradorile amphiholique . — Le premier échantillon, vu au micro-
scope, nous montre une roche très intacte, composée exclusivement d'amphibole et de labrador. Le labrador est en cristaux polysyn thétiques, maclés suivant la loi de Talbite, les plus grands à peu près d'égales dimensions dans tous les sens, les plus petits allongés suivant l'arête pg^ : la plus grande dimension des uns et des autres égale o™°*,i à o^"^^2. L'amphibole présente à peu près les mêmes particularités au point de vue des dimensions. Elle est d'un vert clair, polychroïque du vert au jaune brunâtre, souvent maclée, et offre des extinctions maxima d'environ i8°. Pour la hornblende comme pour le labrador, on peut distinguer deux catégories de cristaux : des grands cristaux et des microlithes; mais nous devons avouer que la distinction des deux temps de consolidation est difficile, qu'il y a tous les passages entre les deux catégories de cristaux, et surtout que la disposition des cristaux du second temps en traînées fluidales, disposition habituelle aux roches microlithiques, fait ici complètement défaut. Malgré cela, nous croyons devoir encore considérer la roche comme une labradorite amphibolique, tout en reconnaissant que la différence de son faciès avec celui des labradorites communes de la série moderne est des plus frappantes.
Labradorite ophitique amphibolique. — La roche du second type diffère très peu de la précédente. Elle s'en distingue cependant par son caractère ophitique extrêmement accentué.