SELS d'alumine
L'alumine sulfatée ou alunogéne est un sulfate d'alumine hydraté qui se forme par efflorescence dans les schistes ou les argiles pyritifères où il est habituellement mélangé do sulfate de fer. D'une saveur acre comme celle de l'encre, et d'une teinte jaune plus ou moins prononcée. Dans les schistes alumineux, il est en petites masses mamelonnées et tuberculeuses, ou en veines fibreuses. On le trouve aussi dans quelques solfatares.
L'alumine sulfatée alcaline ou alun est un sel beaucoup plus rare que le précédent et qui existe tout formé dans certaines solfatares.
Vaîunite ou pierre d'alun est l'alumine sous-sulfatée alcaline. On y trouve réunis tous les matériaux de l'alun, et elle devient en partie solublc et réductible immédiatement en alun par une calcination ménagée. Dans les cellules qu'offre cette pierre, on trouve
souvent de petits rhomboèdres de 93° assez durs pour rayer le calcaire. (Voyez plus haut p. 217 pour la fabrication de l'alun.)
Sous le nom de sels métalliques, nous comprenons les substances telles que les sulfates de fer, de cuivre et de zinc, connus vulgairement sous les noms de couperoses ou de vitriols. Ils ne se montrent à l'état natif que d'une manière tout à fait exceptionnelle ; mais l'industrie les prépare en abondance. Leurs applications sont très-nombreuses et très-variées.
Le sulfate de fer {apatélite) est ordinairement produit par la décomposition de la pyrite sous des influences oxydantes, et on le rencontre, par conséquent, dans les schistes et les argiles pyriteuses.
L'argile plastique de Vaugirard, les couches ligniteuses du Soissonnais, par exemple, en renferment.
Le sulfate de cuivre [cyanosite) ne se montre guère que dans les galeries des mines de cuivre où les minerais sulfatés sont exposés à l'action des agents atmosphériques ; il est très-rare.
Enfin le sulfate de zinc [qoslarité) se montre de môme dans les déblais provenant d'anciennes exploitations de blende.
BAEYTE ET STBONTIANE. 237