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Il est indubitable que des opérations géométriques dont ou se borne à suivre la description dans un livre et même sur une fijîurc, ne se gravent jamais d'une manière durable dans l'esprit. Pour parvenir h les relcnir, à les exécuter sûrement et avec l'aciiil('', il faut absolument eu l'aire soi-même tous les détails, et plusieurs l'ois plulùt qu'une seule. C'est d'ailleurs en répétapt souvent et manuelleuïent l'application d'un principe, qu'on se le rend propre et qu'on le met au nombre de ces idées familières qui se présentent en quelque sorte d'elles-mêmes, dès que l'esprit en a besoin.
Les élèves d'un cours de Géométrie doivent donc, pour étudier cette science fructueusement, opérer sans cesse, comme font en arithmétique ceux qui veulent devenir liabi'es calculateurs. Jamais ils ne sauraient prali(juer la Géomélrie ou en applicpior les principes, s'ils n"('xécuiaient pas eux-nu-mos, sur le tableau noir, et nneux encore sui- le papier, tous les tracés qui leur sont enseignés.
L'exécution des tracés constitue en grande partie ce qu'on peut appeler le Deasin linéaire exact. Ce genre de dessin est facile; il faudrait même être bien malheureusoment organisé, pour n'y pas réussir dès les premiers essais. Toutefois, une couitc insliuction, propre à guider les commenc^ants, ne peut que rendre leurs succès plus prou)pts et plus certains.
Le tableau noir doit être solidement fixé sur un mur et avoir 2 mèlres en longueur, l'",ijO en largeur; fait de peuplier, il coûte a Metz, tout posé, 16^
Pour dessiner sur ce tableau , il faut :
Une règle longue do 1"' et large de O^jOS; prix: i'.
Une équerre de O^^S sur (i",15; prix : l^.')0.
ô. • INSTRUCTIOîf
Un compas de noyer, long de 0"',G0, dont une branche soit terminée par une pointe de fer et l'autre par un porte-crayon du même métal ; prix : 6^
Il faut en outre des crayons de craie tendre, et une grosse éponge ou un linge pour effacer.
Les tracés faits sur le tableau sont d'autant moins inexacts, que les crayons sont plus fins 5 mais à raison de ce que la craie tendre ne peut former une pointe à la fois solide et fine , il y a impossibilité de mettre une grande précision dans de tels dessins. Aussi doivent-ils être considérés seulement comme des exercices propres h bien faire saisir les tracés et à donner le moyen de les exécuter aisément, avec exactitude, sur le papier.
Lorsqu'on veut unir à la craie, et en suivant la règle, deux points ou marques faites sur le tableau , on doit placer cette règle h la mémo distance de ces deux points et l'en tenir écartée autant que l'exige la grosseur du crayon.
Pour dessiner sur le papier, il faut :
Une règle de bois dur, de O'",^ ; prix : 50 centimes.
Une équerre de bois dur, de 0™,2l2 sur 0",! 1 ; prix : oO cent.
Un double décimètre de Kutsch ; prix : 70 cciilimes.
Un tire-ligne; prix: 2^ (Il peut être remplacé par une plume bien taillée en fin.)
Un compas à trois fins, de O",!! ; prix : 5^
Un crayon de mine de plomb; prix: 20 centimes.
Un morceau de gonnnn élastique; prix : 10 centimes.
Un morceau d'encre de Cliine; prix : 20 centimes.
Prenez une feuille de papier entière et ouvrez- la. Sur la page de gauche, vous écrirez les énoncés des tracés et vous les numéroterez; sur la page de droite, vous ferez ces tracés et vous leur donnerez les mêmes nunu'ros qu'aux énoncés correspondants. Pden autre chose que ces chiilVes ne sera écrit sur le dessin.
Les tracés doivent être faits d'uiije telle dimension , que six au plus remplissent la page. Vous les exécuterez d'abord au crayon e>l légèrement ; puis , vous mettrez à Vencrc en suivant exactement les liaits du crayon; enfin, vous ell'acerez, avec la gomme élastique, les parties de ces traits que vous n'aurez pas dû couvrir d'encre.
C'est aussi en frottant le papier avec la gomme, qu'on le nettoie, quand Li feuille de dessin est Icrniinc'e. Si eelte goninie