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Lever un terrain à la planchette

La planchette est une petite planche carrée, portée par un trépied, au moyen d'une douille qu'elle a en dessous; cette douille est d'ailleurs articulée, pour que la planche puisse être mise de niveau, quand les extrémités inférieures des trois pieds ne le sont pas.

La planchette doit être couverte d'une feuille de papier adhérente et bien tendue. Pour appliquer ainsi cette feuille, mouillezla partout, les quatre bords exceptés, avec une éponge imbibée d'eau; collez les bords sur le bois, avec de la colle à bouche, sans étirer le papier , et laissez sécher.

Le lever à la planchette n'a pas besoin de croquis. H n'exige même qu'un seul mesurage, celui de la base AB (P. IV, F. 2).

L'orientation et le nivellement se font comme dans le n° 554, mais seulement après la rédaction de \ii minute, nom donné au dessin qui s'exécute sur la planchette même.

Rédaction. Marquez, sur le papier de la planchette, deux points a, b qui soient placés, par rapport aux bords, à peu près comme le sont A, B, par rapport au cadre du terrain, et dont l'écartement ab contienne autant de fois un millimètre, ou une certaine fraction du millimètre, qu'il y a de mètres dans AB. Placez le pied de la planchette de manière que le fd-h-plomb vous montre a, A dans la même verticale, et que le niveau h bulle d'air indique l'horizontalité du papier (64). A défaut de ce niveau, on peut laisser tomber une bille sur la planchette; si elle ne roule pas, le plan est horizontal, car il n'a point de lignes de plus grande pente (185). Plantez une aiguille en a; appliquez, sur ab et contre l'aiguille, une alidade, règle garnie de doux pinnules (.'i8) ; faites pivoter la planchette jusqu'h ce que vous voyez le jalon B, en regardant par les pinnules, et vérifie/, si l'horizontalité du plan n'a pas été troublée, s'il en esl de même pour la verticalité de Aa.

LEVER DBS PLANS. 124

On est en station, quand a6 se dirigt' selon AB, (|uc A est dans l'aplomb de a vi (jue le papier se trouve lioiizont;»!. Dirigez alors la ligne de mire de l'alidade sur tous les points C, I), etc., du terrain, en ap|)li(piaiit la rèjçle contre l'aiguille, et tracez, au crayon, pour cliatpie point, une droite le long de celte règle, h partir de a , ayant soin d'inscrire auprès la désignation du point visé. Knsuite, mettez-vous en station au point B, et opérez là, absolument comme au point A. Vous obliendrez des droites bc, bd y etc., <pii croiseront chacune celle que vous avez tiré de a, vers l<' même point du terrain, et les intersections c, d, etc., représenteront sur le plan les sommets correspondants du polygone levé. Il est clair d'ailleurs que le polygone du papier sera semblable à ce dernier, car les triangles cJjc, abd , etc. du premier seront send^Ialdes aux triangles AI>(^, ABI), etc., du second (229), en même mnnbrc et pareillement placés (522).

On lève les points remarquables des courbes, comme si c'était des sommets du polygone , et l'on achève à vue le tracé de ces courbes. Les détails peu importants se font aussi à vue.

Si certains points n'étaient pas visibles de A, B, il faudrait lever les extrémités d'une dioiie XY, d'où l'on pût les voir, et aller se mettre en station d'abord à l'uiie de ces extrémités, puis à l'autre, afin d'y opérer, pour les nouveaux points ii lever, comme on a opéré en A , B, pour les points C , D, etc.

ICnlin, après l'achèvement de la minute sur le terrain, on en fait une copie au net, en se servant d'une échelle dont le mètre liciif égale soit celui de la base ab du plan , soit une longueur moindre ou plus grande.

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