‹ George-Etienne CartierChapitre 1 sur 35 · RUE SAINT-JACQUES · texte numérisé non relu

RUE SAINT-JACQUES

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CARTIEH !

Fragments

Cartier ! tu combattis toujours franc et sans dol La Majesté des temps sur ton rêve test passée ; L'avenir connaîtra ta profonde pensée ; Car dans l'azur des eieux ta gloire a pris son vol.

Maintenant que l'Histoire a flagellé l'Envite Dont la lèvre hideuse aîiMgea ta fierté. Elève sur l'autel de la Postérité, En leçon pour nos fils, l'exemple de ta vie.

Grand cœur que l'Idéal a fait seul palpiter Plus haut que l'intérêt matériel de l'heure. Dans le temps écoulé, ton œuvre qui demeure Nargue les fronts étroits qu'il te fallut dompter»

Prophète dévoilant l'avenir incertain.

Ton regard pénétra dans notre destinée.

Quand notre voile errait au vent, abandonnée. Tu devinas l'écueil de l'horizon lointain.

Les générations ceignent du noble emblème. Dans la lumière d'or, ta tempe aux cheveux gris. Enfin, penseur altier, le siècle t'a compris : Ce n'est plus un parti, c'est un peuple qui t'aime !

Sous tes traits, ô grand homme, â la face du ciel. C'est l'antique droiture et la chevalerie, L'honneur, le dévouement : c'est toute la Patrie Qu'un sculpteur fixera dans le bronze éternel . . .

Muse, clame son nom dans tes apothéoses ! Que tes rayons soient doux a sa pierre, ô Soleil ! Enfants, par vos chansons, allégez son sommeil ! Hommes, brûlez l'encens ! Femmes, jetez des roses !

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