‹ George-Étienne Cartier [microforme]Chapitre 3 sur 44 · LA · texte numérisé non relu

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En 1801, en reconnaissance des services extraordinaires qu’il avait rendus au parti conservateur, M. Dan; sereau fut nommé maître des es pour la cité de Montréal, et il oceupa cette charge importante durant huit années, Eu 1809, u démissionna pour reprendre sa carrière professionnelle, le journalisme, II redevint alors direeteur de la “ Presse”, On ne tarda pas à constater qu'il n'avait pas laissé roulller sa plume pendant son passage dans le service civil, II n'avait cessé, d'ailleurs, de collaborer à d'importantes publications, On le retrouva, à la Presse“, en possession de toutes ses premières ressources d'écrivain érudit et habile,

Oest en 1865 que, guidé par Oartier, M. Dansereau écrivit dans la Minerve” son premier article de tête important. Ce premier-Montréal expliquait aux Canadiens-français ce que devait être la Confédération des provinces du Canada. Selon l’idée de Cartier, la provinces de Québec ne devait pas s'isoler et elle devait éviter d’être un obstacle au progrès du reste de la colonie, Bref Cartier voulait que le Canada-français ne füt pas un boulet À trainer par les autres provinces britanniques, Le fidète disciple écrivit un article en tous points digne du maître qui le lui avait inspiré. II n’en fallut pas davantage pour induire plusieurs signataires du manifeste lands contre le projet de Confédération, à modifier leurs vues.

M. Dansereau fut le journaliste canadien N prit la plus large part aux combats de la plume livrés pour assurer la construction du Pacifique Canadien, notre premier chemin de fer transcontinental. Il fut aussi le plus vigoureux champion du Grand Tronc Pacifique, qu'il fit agréer auprès du gouvernement canadien, comme une entreprise d'intérêt national.

M. Dansereau épousa, en premières noces, Marie-Cor. delle, fille de feu J. Hurteau, qui mourut en août 1879. II contracta un second mariage, en 1880, avec la fille de M. Stephen McKay, de Saint-Eustache, qui est décédée en 1897. De ces unions sont issus plusieurs enfants,

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M. Arthur Dansereau reste une unique journalisme canadieu, ati en at „ il en impose quiconque l'approche, tant naissances que la pre hommes et les e

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bable, II est cependant très sensible, et Il est le foyer ar. dent des impressions les plus subtiles, Sa mémoire U gieuse est un arsenal où Ii trouve toujours arme dont |! a besoin pour terrasser l'adversaire, II dédaigne, 366. ralement, l'attaque personn-lle, mais malheur à quiconque le défie, car la plume du polémiste se transforme alors en une 2 à laquelle personne ne peut résister, La lutte pour grandes idées est son domaine favori : l'étude des problèmes nationaux les plus complexes oc. cupe ses méditations. Sa perspicacité pénétrante et l’ampleur de ses conceptions en font un conseiller aussi sage que sûr. Longtemps Il fut la cheville ouvrière du parti conservateur de la province de Québec, et, plus tard, le parti libéral lui-même eut l'avantage de bénéficier, main.

tes fois, de sa consciencieuse direction, Meneur d’hommes, par instinct, Il a exercé une influence immense dans la politique canadienne, et l’on salue encore en lui le roi du journalisme militant dans notre pays,

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