VALENTIN, MARIETTE, GEORGES
MARIETTE
C’esl-y Dieu possible!... toi... chez nous... toi... Georges!
GEORGES
Tu ne m’attendais donc pas, petite sœur ! j'avais pourtant écrit à Valentin pour lui annoncer mon arrivée.
C’est vrai, mais je n’avais rien dit de la lettre d'hier, pour ménager à Mariette le plaisir de la surprise.
MARIETTE
Au risque de me suffoquer.
VALENTIN
Vrai!
MARIETTE
Ohl rassure-loi... je regarde Georges et ça me fait du bien... Mais embrasse-moi donc encore. (Elle l’embrasse.)
VALENTIN, riant.
Me diras-tu encore de m’en aller?
MARIETTE
Non, non, reste au contraire, afin que j’aie autour de moi tout ce que j’aime.
GEORGES
Alors, mon pauvre Valentin, ce sera moi qui l’enverrai à Lyon. J’avais écrit à mon père, en même temps qu’il toi. Je ne devais rester ici qu’une heure et continuer ma roule, mais je ne veux, je ne puis quitter Mariette que demain. Il faut donc faire prévenir IROIl pere. (Il s’assied devant le petit bureau et se met à écrire.)
MARIETTE
C’est juste! peut-èlre que monsieur Thévenin pour t’embrasser plus tôt reviendra avec Valentin, alors la fête sera complète...
VALENTIN
Oh! monsieur Thévcnin ne peut pas quitter ses bureaux aujourd’hui, v eille d’échéance... Dans le temps où nous vivons, c’est quelquefois un rude moment à passer.
GEORGES
Mon père est prudent, et je sais d’ailleurs qu'une somme importante déposée par lui à la maison de banque Gérard et compagnie, le mettrait à même de faire face à toutes les éventualités...
(il cacbéte sa lettre. )
VALENTIN
Et la inaiSOtl Gérard est solide, (a Georges qui lui donne sa lettre.) Je n’ai pas encore oublié la discipline, mon lieutenant, et je pars. Au revoir, ma petite femme, embrasse bien le frérot... j’aurai mon tour ce soir,., (il sort.)
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