ACTE II
GEORGES
Tiens le voilà. (Lisant.) «Tu te rends à Lyon, arrête-toi à Limonest, chez ta sœur Mariette ; sa maisonnette est près de la gronde route de Ville-Franche à Lyon ; c'est justement à cet endroit que ta présence et tou concours peuvent être utile à une sainte cause. A cinq heures, sois donc à Limonesl... il s'agit d’acquitter une dette sacrée... Le billet n’était pas signé, mais j’ai retÿiuuu l’écriture... Voilà l’heure.
SCÈWE XX.
Les Memes, PAUL.
PAUL, entrant par le fond.
Et me voilà au rendez-vous!
GEORGES
Paul!
PAUL
Georges, j’étais sur que tu ne manquerais pas- à l’appel.
GEORGES
Mariette, voilà l'ami dévoué, le chirurgien habile à qui je dois la vie.
MARIETTE
Ah! monsieur!
PAUL
Ne me remerciez pas, Mariette... Cette existence que tu me dois, Georges, je viens te demander delà risquer avec la mienne et celle de dix autres officiers du régiment Dauberval,
GEORGES
Où lu médiras d’aller Paul, j’irai... Voyons, de quoi s’agit-il?.
RAUL.
Sommes-nous bien seuls ?
GEORGES
Oui, seuls!... car tu peux parler devant elle, (a Mariette.) Veille, petite Sœur. (Mariette remonte vêts le fond.)
PAUL
Tu sais quelles implacables vengeances le régime nouveau exerce contre les cœurs dévoués au gouvernement impérial?
GEORGES
Trente ans d’une vie pure et glorieuse n’ont pu mettre notre colonel à l’abri de la dénonciation... ou parlait à mou départ d’un arrêt d’exil.
PAUL
C est un arrêt de mort qu’ou veut obtenir contre monsieur Dauberval ; la cour prévôtaie le prononcera demain.
•GEORGES
Demain !
PAUL
C'est pour paraître devant ses juges que le colonel est conduit à Lyon; s’il entre dans la ville il est perdu ; il s’agit donc de l'enlever à l'escorte qui passera ce soir sur la roule; c’est à force ouverte, les armes à la main que nous tenterons l’entreprise.
MARIETTE. f
O ciel J
• GEORGES
Merci K Paul; plus elle était périlleuse, plus tu devais être certain que j’en voudrais avoir ma part, (ils se serreut la main.)