ACTE II
MARIETTE
Sans doute... Oh! si j’étais un homme. . j’irais avec toi et je n’aurais pas peur... .
MAC-DOWEL.
Voilà une brave petite femme...
MARIETTE
Mais Valentin t’accompaguera.
PAl’L, redescendant.
Alerte, mes amis! alerte I
MAC-DOWEL.
Qu’y a-t-il?
GEORGES
Serions-nous découverts?
PAUL
On à des soupçons, des craintes ; on a pressé la marche du co- . lonel, doublé toutes les étapes; l'escorte, beaucoup plus nombreuse qu’on ne le supposait, l’escorte que nous u’attendions que ce soir, est déjà au bas de la côte.
MAC-DOWEL.
Diable I en plein jour, l’affaire sera plus chaude. .
GEORGES
Tant mieux! la lutte sera plus loyale.
Nos camarades ne sont pas tous arrivés; il y a douze cavalier* à démonter, et nous ne sommes que six.
MAC-DOWEL.
Sept, avec moi.
TOUS
Avec vous?
MAC DOWEL.
Je n’ai la goutte qu’aux jambes, et il ne s’agit pas de courir. Vive Dieu! messieurs, trois Anglais oui sauvé monsieur de Lavalelte, et un Ecossais, même goutteux, vaut bien trois Anglais...
PAUL
Des armes!
MAC-DOWEL.
J’ai mes pistolets, et ils sont bous.
PAUL, à George»,
Et toi ?
Tiens , Ccorges , voici Partons!
MARIETTE
la carabine de Valentin. (Elle la lui donne.) GEORGES,
MARIETTE, se disposant.
Parlons !
GEORGES
Toi, Mariette?
MARIETTE
Je ne te quille pas; si tu étais blessé? *
GEORGES
Mariette, lu es mère; je te défends de nous suivre .. La prière protège aussi; prie, ma sœur... Prie, non pas pour moi, mais pour la noble victime que nous allons disputer aux juges du maréchal Ney et de Labédoyére..., En avant, mes amis!
TOUS
En avant! (Ils sortent en courant. Mac-Dowel les suit, et Mariette tombe b genoux.)
it-r-, oWI&l® i l ■ ■ ■ l m