‹ Georges et Marie drame en cinq actesChapitre 46 sur 97 · ACTE III · texte numérisé non relu

ACTE III

MARIE

Monsieur le comte, mais il sera enchanté aussi, mou père.

VALLEDO.

Moi?...

MARIE

Certainement, vous voilà hors d’un grand embarras... vous regrettiez d'avoir à juger le colonel.

VALLEDO et CLÉMENTINE.

Eh bien?

MARIE

Eh bien ! le tribunal n'a plus besoin de s’assembler, puisque le prisonnier s’est échappé.

CLEMENTINE, avec joie.

Ah|... ah! mon Dieu. (Elle se jette au cou de Marie.)

LE BARON

Serez-vous donc aussi folle que cette enfant, Clémentine? Si c’est pour vous un si grand bonheur d’apprendre qu’un coupable a pu se soustraire à la justice, au moins soyez assez maîtresse de vousmême pour le cacher à ceux qui ont le droit de s’en offenser.

MARIE, pleurant de joie* . .

Nous ne sommes pas des hommes... nous n’avons de force que contre le malheur... Cacher des larmes de joie... c’est impossible... d’ailleurs, monsieur Dauberval est un de nos parents...

LE BARON, à Valledo.

Parent éloigné de madame la baronne... A ce titre, je ne puis pas absolument déplorer ce qui arrive... mais comme serviteur du loi, nous n’avons pas le droit de nous en féliciter.

MARIE

Bah I mon père, remercions toujours Dieu, le roi ne le saura pas.

VALLEDO.

Mais comment le prisonnier a-t-il pu s’échapper?

LE BARON

A la faveur d’une embuscade... d’une attaque à main année on l’à enlevé à son escorte... C’était un complot formé par je ne sais quelles mauvaises tètes... des jeunes gens, dit-on...

MARIE

Braves jeunes gens l

VALLEDO, à part.

J’en connais au moins un. (Haut.) Cet événement m’oblige à Vous

Î uitter plus tôt que je ne le désirais... il y a des mesures à prenre... des ordres à donner... je ne saurais arriver trop tôt à Lyon.

hh

LE BARON

La baronne et moi, monsieur le comte, nous vous accompagnerons jusqu’au bout de l'avenue.

VALLEDO.

C’est trop de bonté.

CLÉMENTINE, à part,

Au retour, je brûlerai ces lettres.

LE BARON

Vous nous reviendrez, j’espère, monsieur le comte.

VALLEDO, après avoir salué.

Oui... je vous en donne ma parole... je reviendrai. (Regardant encore Marie.) Oh ! oui, je reviendrai.

MARIE, à elle même, saluant.

Comme il m’a regardée ! (Le Baron, Valledo et Clémentine sortent.)

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