‹ Georges et Marie drame en cinq actesChapitre 77 sur 97 · SCENE XV · texte numérisé non relu

SCENE XV

Les Mêmes, MAC-DOWEL, PAUL FRÉMONT.

d’aNGERVILLE, allant au (levant de ces messieurs.

Sir Mac-Dowel, je puis maintenant vous dire pourquoi, tantôt, je n’ai pas dû accueillir votre demande; j'avais, sauf le consentement de ma fille, donné ma parole à un autre.

PAUL, à part.

A un autre !

d’angerville.

Marie accepte l’époux que j’avais choisi pour elle, et je vous présente, messieurs, la comtesse de Valledo.

PAUL

Elle!

MAC-DOWEL, bas à Paul.

Que me disiez-vous donc? qu’elle aimait monsieur Georges.

Je crois rêver !

PAUL, bas.

MARIE, à part et chancelant.

Je me sens mourir.

CLÉMENTINE, effrayée,

Marie... ma fille... si on t’impose ce mariage, rassure-toi, il faut que je l’approuve aussi, et ni menaces ni violence ne pourront me contraiudre, moi!...

MARIE

Ma mère, c’est librement, c’est de mon plein gré que j’obéis à

monsieur d'Angerville... Ma mère, ma bonne mère... regarde... je n’ai pas de larmes dans les yeux... Je suis heureuse, bien heureuse... je t’aime tant, ma mère! Viens... nousavons des ordresà donner... puis, je n’ai pas encore songé à ma toilette et il ne faut

f ias nous faire attendre... Mais viens donc... viens donc, ma mère.

Elle l’entraîne à droite; la porte du loud t'outre; le domestique paraît et s'arrête sur le seuil.)

PAUL, à part.

Il se passe quelque chose d’étrange.

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