‹ Georges LouisChapitre 50 sur 145 · L'EU · texte numérisé non relu

L'EU

a commencé à se préoccuper de cette affaire, nous lui avons donné notre complet concours ;et que le Consortium n’a passé outre à aucune des objections que nous avons fait valoir à la demande du Gouvernement russe?

En se reportant à cette dépêche, M. Poincaré aurait dû être soulagé d'un grand poids, D'un laconisme mesuré, d'une objectivité absolue, n’impliquant aucune animosité, ne laissant transpirer aucune passion, elle était faite pour rétablir le calme troublé sans aucune cause. Comment eût-elle pu déterminer le chef du Gouvernement à se priver des services d’un ambassadeur émérite sans même le convoquer cinq minutes à son cabinet, sans l'écouter? À tous les points de vue, Georges Louis avait le droit d'en appeler. Sur l'ennui d'un déchiffrement scandaleux, il n avait pas moins le devoir de souligner les fautes commises. N'avait-1l pas écrit le 23 mars 1912, à propos d'une communication de Paris, capable, si elle était mal comprise, de blesser le Gouvernement russe :

Télégramme en chiffres confidentiel, n° 2.

Venant de recevoir en chiffres de pièces communiquées le té égramme 264, je supplie de nouveau le Département de ne pas m'envoyer de semblables pièces en chiffres si aisément déchiffrables.

C'est froisser bien inutilement le Gouvernement russe que de lur donner ce télégramme à lire en même temps qu’à moi, alors qu'il m'eût été si facile de parler dans le sens de la communication britannique, sans rien dire qui pût déplaire ici.

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