‹ Georges LouisChapitre 62 sur 145 · ETES · texte numérisé non relu

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mes s1 peu respectables. Après ce premier télégramme si logique, un second suivit, expédié le même jour. Georges Louis-VOUAiE en fair (oi jamais avec la collusion Isvolsky-Maria Pavlovna. Il traça le tableau des faits et gestes d'une pérsonnalité qui conspirait bel et bien en marge de l'Etat russe. L'autre intrigant, affamé de puissance, à la tête d'un schisme dans la politique extérieure, entrainait dans une course folle sa Patrie et son Prince.

Saint-Pétersbourg, 4 juillet 1912

J'ai fait allusion au mécontentement que la Grande Duchesse Maria Pavlovna avait causé à l'Empereur Alexandre III par ses tentatives d ingérence dans les affaires de l'Etat.

On raconte en effet que deux fois Maria Pavlovna a essayé sous le dernier règne de faire choisir par des Gouvernements étrangers et accepter à Saint-Pétersbourg des ambassadeurs qui, lui devant leur nomination, seraient venus grossir ce qu’on appelle ici (la petite Cour», la sienne. Elle voulut d’abord faire un ambassadeur de son pays d'origine, l'Allemagne : elle écrivit à Guillaume IT pour le prier de nommer à Saint-Pétersbourg l'homme qu'elle avait distingué. C'était, je crois, un Comte Pax. Mais Guillaume IT connaît trop bien la Cour de Russie pour attribuer à Maria Pavlovna une influénce politique. l'enant avant tout à ne pas déplaire à l'Empereur, il envoya immédiatement le candidat de la Grande Duchesse dans l Amérique du Sud.

Maria Pavlovna réussit mieux tout d’abord avec l'Italie. Elle demanda au Roi de nommer ici le Marquis Guiccioli. Le Roi, môins avisé que Guillaume IT, s'empressa de demander à l'Empereur son agrément pour le nouveau candidat de la Grande Duchesse. Alexandre III refusa net.

Îl ne fallut pas beaucoup de fantaisies de ce genre pour qu Alexandre [IT prit en grippe sa belle-sœur. Celle-ci n’igno-

LA MACHINATION CONFONDUF 113

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rait pont l'antipathie qu'on avait pour elle à la grande Cour. et aujourd hui encore elle s'en venge quand elle peut. Il y a quelques jours, quelqu'un s’étonnait en sa présence qu’elle ne fût pas allée à Moscou, pendant les fêtes du mois de juin. | « Pourquoi, répondit-elle, aurais-je été assister à l'inaugura- 24 tion de la statue d'Alexandre III? Je ne pouvais pas le souffrir 14 quand il vivait. »

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