‹ Gérard de NervalChapitre 53 sur 77 · LETTRE III · texte numérisé non relu

LETTRE III

Me voilà encore à vous écrire, puisque je ne puis faire autre chose que de penser à vous et de m'occuper de vous; de vous si occupée, si distraite, si affairée; non pas tout à fait indifférente peut-être, mais bien cruellement raisonnable, et raisonnant si bien ! O femme! femme! L'artiste sera toujours en vous plus forte que l'amante. Mais je vous aime aussi comme artiste. Il y a dans votre talent une partie de la magie qui m'a charmé. Marchez donc d'un pas ferme vers cette gloire que j'oublie ; et s'il faut une voix pour vous crier courage, s'il faut un bras pour vous soutenir, s'il faut un corps où votre pied s'appuie 'pour monter plus haut, vous savez

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